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Lyrique

"Siegfried et l'Anneau maudit", c'est reparti !

À l'Amphithéâtre Bastille, c'est la reprise d'une excellente production à partir du 24 mars 2015. Il s'agit de la version miniature (mais pas mineure) de la tétralogie de Richard Wagner conçue par Charlotte Nessi et son ensemble Justiniana à destination d'un large public. Une occasion unique de faire connaissance avec son univers riche et poétique en moins de deux heures.



© Elisa Haberer/Opéra national de Paris.
© Elisa Haberer/Opéra national de Paris.
Un héros, une quête, un dragon, un anneau magique, l'éternel combat des forces du Bien et du Mal : voilà qui relève d'un monde familier grâce aux films et aux jeux préférés des jeunes. Il paraît donc évident que l'univers du Ring, comme l'appellent les inconditionnels du compositeur allemand, ne peut que les intéresser. Mais on ne pénètre pas facilement dans une œuvre si imposante qu'elle fait peur - y compris à un public d'amateurs qui ne serait pas prêt à passer une vingtaine d'heures à l'opéra - sans une initiation préalable.

C'est justement ce qui nous est présenté à nouveau à l'Amphithéâtre de l'Opéra Bastille "Siegfried et l'Anneau maudit". Un spectacle tout public pour une nouvelle adaptation respectueuse de la dramaturgie wagnérienne : pas un mot, pas une note qui ne soient issus de l'œuvre de référence. Il s'agit d'un arrangement orchestral pour seize instruments, aux couleurs variées, de la partition initiale sur un nouveau livret composé à partir des originales. Un authentique opéra en langue allemande surtitré en français pour une durée et un prix abordables, dont l'histoire a été recentrée autour du héros Siegfried - comme elle avait été d'abord conçue par Richard Wagner.

© Elisa Haberer/Opéra national de Paris.
© Elisa Haberer/Opéra national de Paris.
Quand l'histoire commence, nous sommes invités à plonger dans un univers légendaire fascinant : alors que Siegfried dort sur une plage non loin des eaux habitées par les Filles du Rhin, gardiennes d'un anneau aux pouvoirs magiques, le nain Alberich fomente un mauvais coup. S'ensuivront des aventures incroyables pleines de péripéties drôles ou tragiques où se croisent géants, nains, dragon et autres créatures fabuleuses. De la jeunesse de Siegfried au complot final où il succombe, c'est un monde plein de fantaisie et de magie qui se rappelle à notre mémoire commune dans un opéra qui ne sacrifie en rien l'exigence artistique de son créateur.

La musique sublime est servie par une équipe artistique de très grande qualité. Cette fois, ce sera le chef Vincent Praxmarer et le Concert de La Loge Olympique qui rejoindront l'Ensemble Initium et une distribution presque identique. La mise en scène de Charlotte Nessi constamment créative et passionnante utilise de nombreuses ressources dont la vidéo, puisant aux sources de l'esthétique expressionniste d'un Murnau ou d'un Fritz Lang. Je recommande vivement ce spectacle pour tous ceux qui veulent (s')initier au monde magique de l'opéra !

"Siegfried et l'Anneau maudit".

© Elisa Haberer/Opéra national de Paris.
© Elisa Haberer/Opéra national de Paris.
À partir de 8 ans.
Musique : Richard Wagner.
Livret d'après "L'Anneau du Nibelung" de Richard Wagner.
En allemand surtitré.
Durée : 1 h 50.

Vincent Praxmarer, direction musicale.
Charlotte Nessi, mise en scène.
Gérard Champlon, scénographie et lumières.
Mike Guermyet, images.
Jérôme Kaplan, costumes.

Jàn Rusko, Siegfried.
Michel Fockenoy, Mime.
Florian Westphal, Fasolt, Wotan.
Jacques Calatayud, Alberich.
Jérémie Brocard, Fafner, Hagen.
Catherine Hunold, Wellgunde, Brünnhilde.
Anaïs Mahikian, Woglinde, Waldvogel, Gutrune.
Aliénor Feix, Flosshilde.
Yvon Bernard, comédien.
Jean-Yves Tual, comédien.

Les Solistes du Concert de La Loge Olympique (musiciens issus du Cercle de l'Harmonie, violon : Julien Chauvin) et l'Ensemble Initium.
Ensemble Justiniana.

Tout Public les 24, 27, 28 mars et 2 avril 2015 à 20 h. Mercredi 1er avril 2015 à 15 h.
Scolaires les 23, 26 et 30 mars 2015 à 14 h.


Amphithéâtre de l'Opéra Bastille, 08 92 89 90 90.
120, rue de Lyon 75012 Paris.
>> operadeparis.fr

Christine Ducq
Mardi 17 Mars 2015

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© DR.
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