Bientôt la 500ᵉ représentation de "Los Guardiola", comme on nous l'annonce avant que le spectacle ne débute… Cinq cents représentations ! Pour qui côtoie les planches et, surtout, pratique la difficile discipline qu'est la danse, cela interpelle…
Gageons que nous ne devons pas être la seule si l'on en juge par le nombre de pays où nos deux artistes hors pair se sont déjà produits : Argentine, bien sûr (pays où ce spectacle a vu le jour), Brésil, Allemagne, Angleterre, Canada, Danemark (avec lequel ils entretiennent des relations toutes particulières), Écosse, Italie, Chili, Oman, Qatar, Russie, Slovénie, Suisse et la France où le spectacle est programmé depuis huit ans déjà.
Alors, comment expliquer un tel succès et un tel engouement ? Les raisons sont probablement multiples, s'il en est, mais, à nos yeux, la principale doit être celle de la place accordée dans cette création à la beauté pure. Juste "la Beauté". Concept hautement philosophique, certes, mais il est probable que les études de Giorgia Marchiori dans ce domaine, à l'université La Sapienza de Rome, aient permis qu'elle s'en approche ici.
Gageons que nous ne devons pas être la seule si l'on en juge par le nombre de pays où nos deux artistes hors pair se sont déjà produits : Argentine, bien sûr (pays où ce spectacle a vu le jour), Brésil, Allemagne, Angleterre, Canada, Danemark (avec lequel ils entretiennent des relations toutes particulières), Écosse, Italie, Chili, Oman, Qatar, Russie, Slovénie, Suisse et la France où le spectacle est programmé depuis huit ans déjà.
Alors, comment expliquer un tel succès et un tel engouement ? Les raisons sont probablement multiples, s'il en est, mais, à nos yeux, la principale doit être celle de la place accordée dans cette création à la beauté pure. Juste "la Beauté". Concept hautement philosophique, certes, mais il est probable que les études de Giorgia Marchiori dans ce domaine, à l'université La Sapienza de Rome, aient permis qu'elle s'en approche ici.
Au sortir de ce spectacle inclassable, une pensée subliminale nous a traversé l'esprit et nous nous sommes dits qu'il était fort curieux de constater combien certaines choses tapies dans l'ombre de notre conscience, ou les coulisses de notre regard, peuvent échapper à l'esprit, même le plus vigilant, comme si la clarté se dérobait bien souvent à notre intention.
"Los Guardiola" en est l'exemple le plus frappant qui éveille et décloisonne la pensée. Car mêler ainsi différentes disciplines artistiques du corps et les sublimer sans qu'aucune ne prenne le dessus, mais porte l'autre à son paroxysme, est un concept flamboyant.
Encore une fois, il fallait y penser, il fallait surtout pouvoir le faire. Il fallait oser. Oser ce que les méandres de la vie ne nous permettent pas toujours de faire et foncer. Marcelo Guardiola et Giorgia Marchiori y sont parvenus(es), et ce, sans commune mesure.
Dans cet exceptionnel spectacle où les deux seuls corps des deux artistes entremêlés virevoltent avec une grâce indéfinissable et une élégance "martienne", le spectateur est littéralement sous le charme, emporté, subjugué, et loin d'être un simple observateur passif, il en devient cocréateur, littéralement actif de sens.
Face à cette œuvre muette et polysensorielle – qui, d'une certaine manière, remet à l'honneur le cinéma muet à l'heure où bon nombre de logorrhées cinématographiques ou théâtrales insipides font pléthore –, nous redécouvrons la "simple" magie du geste et toute la portée que ce dernier peut revêtir. Le geste corporel. La geste artistique sublimée, véritable complétion créative entre dramaturgie intérieure et silence scénique.
"Los Guardiola" en est l'exemple le plus frappant qui éveille et décloisonne la pensée. Car mêler ainsi différentes disciplines artistiques du corps et les sublimer sans qu'aucune ne prenne le dessus, mais porte l'autre à son paroxysme, est un concept flamboyant.
Encore une fois, il fallait y penser, il fallait surtout pouvoir le faire. Il fallait oser. Oser ce que les méandres de la vie ne nous permettent pas toujours de faire et foncer. Marcelo Guardiola et Giorgia Marchiori y sont parvenus(es), et ce, sans commune mesure.
Dans cet exceptionnel spectacle où les deux seuls corps des deux artistes entremêlés virevoltent avec une grâce indéfinissable et une élégance "martienne", le spectateur est littéralement sous le charme, emporté, subjugué, et loin d'être un simple observateur passif, il en devient cocréateur, littéralement actif de sens.
Face à cette œuvre muette et polysensorielle – qui, d'une certaine manière, remet à l'honneur le cinéma muet à l'heure où bon nombre de logorrhées cinématographiques ou théâtrales insipides font pléthore –, nous redécouvrons la "simple" magie du geste et toute la portée que ce dernier peut revêtir. Le geste corporel. La geste artistique sublimée, véritable complétion créative entre dramaturgie intérieure et silence scénique.
"Los Guardiola Fantaisie en 7 rêves et demi" est un bijou, comme celui dont on rêve derrière la vitrine des joailliers place Vendôme ou à Rome, et dont la simple pensée d'appropriation nous transporte. Sauf qu'ici, on le touche du bout des doigts, ce bijou, et qu'il nous est presque accessible à travers nos yeux ébahis. Le diamant brut est sur scène, éblouissant, unique, flamboyant.
Soulignons le travail d'orfèvre à couper le souffle dans la précision de l'intégralité de leur prestation : précision gestuelle hors norme, notamment dans les mimes et pantomimes des deux partenaires en totale symbiose, mais aussi dans l'exercice de la danse classique de Giorgia Marchiori relevant d'une mécanique troublante pour qui s'y connaît en la matière, sans oublier la justesse taillée au cordeau de la scénographie.
Les images projetées, appuyées par les lumières remarquables de Gabriele Smiriglia, confèrent à ce spectacle un langage à part entière et font naître chez le spectateur des états émotionnels sans commune mesure.
Quant à la musique, elle est loin d'être un simple accompagnement, elle aussi. À dominante très large de tangos classiques, elle oscille également entre Nino Rota, Camille Saint-Saëns ou encore bandes sons de films et pièces plus lyriques.
Les sept rêveries proposées tout au long de la représentation osent parfois des moments d'humour tendre et tirent sur un fil narratif émouvant, dans lequel on suit avec attente et attention le chemin des deux amoureux.
À partir d'un "Aller simple", en passant par "La Garçonnière", "Nuit d'Opéra", "Fortune me fut telle un rêve", "Trahison", "Chacun son tango" et "Traîtrise", "Los Guardiola Fantaisie en 7 rêves", nous invite à penser que, si le monde pouvait être dépourvu de paroles, peut-être serait-il plus transparent et plus fluide…
Chacun des sept tableaux nous submerge et l'harmonie totale entre Marcelo Guardiola et Giorgia Marchiori nous bouleverse littéralement. À nos yeux, un des tableaux en particulier excelle en tous points quant à la maîtrise du geste, à l'intention, au message intrinsèque et à la plasticité sans failles : celui du sculpteur dépassé par son modèle et qui se libère de son emprise. C'est juste transcendant, et sans doute le moins éthéré et onirique de tous, tout émaillé, peut-être, d'un message intemporel que chaque spectateur percevra.
Si, dans le titre, il est fait mention de "demi-rêve" (précision que nous tenterons de comprendre), autorisons-nous de revendiquer, en ce qui nous concerne, que "Los Guardiola Fantaisies en 7 rêves et demi" n'a rien d'une moitié. Bien au contraire. C'est une entièreté magique et unique à ne rater sous aucun prétexte.
◙ Brigitte Corrigou
Soulignons le travail d'orfèvre à couper le souffle dans la précision de l'intégralité de leur prestation : précision gestuelle hors norme, notamment dans les mimes et pantomimes des deux partenaires en totale symbiose, mais aussi dans l'exercice de la danse classique de Giorgia Marchiori relevant d'une mécanique troublante pour qui s'y connaît en la matière, sans oublier la justesse taillée au cordeau de la scénographie.
Les images projetées, appuyées par les lumières remarquables de Gabriele Smiriglia, confèrent à ce spectacle un langage à part entière et font naître chez le spectateur des états émotionnels sans commune mesure.
Quant à la musique, elle est loin d'être un simple accompagnement, elle aussi. À dominante très large de tangos classiques, elle oscille également entre Nino Rota, Camille Saint-Saëns ou encore bandes sons de films et pièces plus lyriques.
Les sept rêveries proposées tout au long de la représentation osent parfois des moments d'humour tendre et tirent sur un fil narratif émouvant, dans lequel on suit avec attente et attention le chemin des deux amoureux.
À partir d'un "Aller simple", en passant par "La Garçonnière", "Nuit d'Opéra", "Fortune me fut telle un rêve", "Trahison", "Chacun son tango" et "Traîtrise", "Los Guardiola Fantaisie en 7 rêves", nous invite à penser que, si le monde pouvait être dépourvu de paroles, peut-être serait-il plus transparent et plus fluide…
Chacun des sept tableaux nous submerge et l'harmonie totale entre Marcelo Guardiola et Giorgia Marchiori nous bouleverse littéralement. À nos yeux, un des tableaux en particulier excelle en tous points quant à la maîtrise du geste, à l'intention, au message intrinsèque et à la plasticité sans failles : celui du sculpteur dépassé par son modèle et qui se libère de son emprise. C'est juste transcendant, et sans doute le moins éthéré et onirique de tous, tout émaillé, peut-être, d'un message intemporel que chaque spectateur percevra.
Si, dans le titre, il est fait mention de "demi-rêve" (précision que nous tenterons de comprendre), autorisons-nous de revendiquer, en ce qui nous concerne, que "Los Guardiola Fantaisies en 7 rêves et demi" n'a rien d'une moitié. Bien au contraire. C'est une entièreté magique et unique à ne rater sous aucun prétexte.
◙ Brigitte Corrigou
"Los Guardiola Fantaisie en 7 rêves et demi"
De : Giorgia Marchiori et Marcelo Guardiola.
Mise en scène : Marcelo Guardiola.
Chorégraphie : Giorgia Marchiori.
Avec : Giorgia Marchiori et Marcelo Guardiola.
Création lumières et vidéos : Gabriele Smirigli.
À partir de 8 ans.
Durée : 1 h 10.
Du 3 janvier au 25 avril 2026.
Samedi à 17 h.
Théâtre des Gémeaux Parisiens, 15, rue du Retrait, Paris 20ᵉ.
Réservations : 01 87 44 61 11.
>> Billetterie en ligne
>> theatredesgemeauxparisiens.com
Mise en scène : Marcelo Guardiola.
Chorégraphie : Giorgia Marchiori.
Avec : Giorgia Marchiori et Marcelo Guardiola.
Création lumières et vidéos : Gabriele Smirigli.
À partir de 8 ans.
Durée : 1 h 10.
Du 3 janvier au 25 avril 2026.
Samedi à 17 h.
Théâtre des Gémeaux Parisiens, 15, rue du Retrait, Paris 20ᵉ.
Réservations : 01 87 44 61 11.
>> Billetterie en ligne
>> theatredesgemeauxparisiens.com
























