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Cirque & Rue

Les arts du cirque à l'honneur pour la 43e édition du Festival international du cirque de Monte-Carlo

43e Festival international du cirque de Monte-Carlo, Chapiteau de l'espace Fontvieille, Monaco

Cocktail réussi de la grande tradition et des meilleures créations actuelles, tout en respectant la riche variété des arts du cirque, le festival international de Monte-Carlo, même s'il participe de fait à la controverse animalière circassienne avec le maintien de quelques numéros de dressage*, est une référence mondiale de par la très grande diversité de numéros présentés et des artistes de toutes nationalités invités.



The Owl and The Pussycat, duo au trapèze © DR.
The Owl and The Pussycat, duo au trapèze © DR.
Depuis sa création en 1974, le festival international de Monte-Carlo s'est inscrit parmi les plus prestigieuses manifestations mondiales et, aujourd'hui, le "Clown d’Or" est devenu la récompense de référence dans le milieu du cirque (aussi important que les "Oscars" au cinéma). La qualité des numéros présentés chaque année est indiscutable et les artistes de très haut niveau n'hésitent pas à concourir sur la piste monégasque pour décrocher le célèbre trophée.

Cette année, plus de cent cinquante artistes, originaires de quinze pays, se produiront sur la célèbre piste du chapiteau de Fontvieille pour gagner les récompenses suprêmes (or, argent et bronze) qui consacreront leur carrière. Pour cette nouvelle édition, sera notamment présent le Royal Circus (Russie) sous la direction de Gia Eradze. Un style incomparable, subtil mélange de luxe et de modernité comprenant soixante-huit artistes et danseuses extraordinaires, et des costumes "haute couture".

Pas de grand festival sans la participation d’un pays berceau des arts du cirque, la Chine. Le public pourra cette année s’émerveiller devant les acrobaties sur cannes flexibles de Xing Yunwei. L’artiste empile des cannes qui lui permettent de construire deux colonnes au sommet desquelles il parvient à réaliser un grand écart et des exercices uniques. La troupe acrobatique de Pékin utilise, elle, trois mâts placés en équerre et en mouvement sur lesquels les artistes, avec une agilité déconcertante, réalisent un véritable récital acrobatique.

Le Royal Circus de Russie, dirigé par Gia Eradze © DR.
Le Royal Circus de Russie, dirigé par Gia Eradze © DR.
Enfin, comme chaque année depuis 2012, les 2 et 3 février aura lieu le festival "New génération" dédié aux jeunes artistes. Il s'agit à ce jour de la seule compétition pour jeunes Circassiens sur une vraie piste de cirque. Une quinzaine de numéros internationaux pourront être découverts et seront en compétition devant un jury international présidé par Pauline, fille ainée de la Princesse Stéphanie, pour gagner le Junior d’or, d’argent ou de bronze.

* À ce sujet, la princesse Stéphanie de Monaco, présidente du festival, prend position mais reste ouverte au débat. L'un de ses soutiens, Florence Ollivet Courtois, docteur vétérinaire, spécialiste de la faune sauvage, s'explique longuement, de manière détaillée et argumentée. Les positions de ceux qui souhaitent qu'il n'y ait plus d'animaux sauvages dans les cirques sont plus que respectables et justifiées mais il est intéressant de lire l'explication et les informations données par >> Florence Ollivet Courtois.

Quatuor Prilepin, acrobates voltigeurs © DR.
Quatuor Prilepin, acrobates voltigeurs © DR.
Programme de la 43e édition :
- Le Ballet du Royal Circus.
- Hommage à Fabergé. Numéro de Quick-Change.
- Fantaisies en blanc, équilibrisme. Numéro aérien et danse.
- Yuri Volodchenkov, l'écuyer gipsy.
- Les Femmes Djiguites.
- Troupe Filinov. Double balançoire.
- Duo acrobatique sur hoverboard (Segway).
- Quatuor Prilepin. Acrobates voltigeurs.
- Duo Just Two Men. Sangles aériennes.
- Les éléphants de la famille de Joy Gärtner.
- Cesar Dias. Comique.
- Fips & Beau. Entrée clownesque.
- Marcel Krämer. Présentation d'ânes et de bisons.
- 3 J Jugglling.
- Without Socks. Trio clownesque.
- Charlotte et Nicolas. Danse acrobatique.
- Artem Lyubanevych. Pôle aérien.
- The Owl and The Pussycat. Duo au trapèze.
- Les deux frères Dias, Icariens.
- Xing Yunwei Acrobaties sur cannes flexibles, Troupe acrobatique nationale de Chine.

3 J Juggling © DR.
3 J Juggling © DR.
- Voltigeurs sur triple mâts, Troupe acrobatique nationale de Chine.
- Troupe Aliev. Trapèze volant avec barres russes.
- Grand groupe de fauves présenté par Martin Lacey Junior.
- Alan Sulc. Jongleur.

Festival International du Cirque de Monte-Carlo.
Du 17 au 27 janvier 2019.
Jeudi 17 et samedi 19 à 20 h : Spectacle de sélection, 1er programme.
Vendredi 18 à 20 h et dimanche 20 à 15 h : Spectacle de sélection, 2e programme.
Mardi 22 à 20 h : Soirée de Gala avec Remise des prix.
Mercredi 23 à 14 h 30 et 20 h, jeudi 24, vendredi 25 à 20 h, samedi 26 à 14 h 30 et 20 h, dimanche 27 à 14 h 30 et 19 h : Show des vainqueurs.
Dimanches 20 et 27 Janvier à 10 h 30 : Spectacle de deux heures.

Chapiteau de Fontvieille, 00 377 92 05 23 45.
>> montecarlofestival.mc

Gil Chauveau
Mercredi 16 Janvier 2019

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© Alexandre Pupkins.
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Je suis intermittente du spectacle. Ce n'est pas mon métier, mon métier, c'est comédienne. Intermittente, c'est juste mon régime d'indemnisation du chômage. C'est aussi une pratique d'emploi : je travaille à la mission, souvent avec des contrats très courts, pour différents employeurs. D'où un régime d'indemnisation adapté.

© DR.
J'exerce bien évidemment au théâtre, parfois au cinéma, à la TV ou pour la pub, souvent dans l'événementiel. Je travaille aussi régulièrement dans un lieu culturel important qui n'est pas un lieu de spectacle. Pas mal de mes collègues artistes travaillent aussi dans les parcs d'attractions et de loisir.

Pourquoi ce constat ? Parce que quel que soit le secteur où j'exerce, je travaille régulièrement avec des collègues "extras" de la restauration et de l'événementiel, des professionnels du "catering", des agents d'accueil, de sécurité, et des salariés du tourisme, embauchés à la mission, en CDDU, exactement comme moi. Comme pour moi, leurs secteurs d'activité sont à l'arrêt total. Or, eux, n'ont pas de régime spécifique. Ou plutôt, n'en ont plus (1).

Avec la crise que nous vivons, j'ai bénéficié d'une mesure de maintien de mes droits. Elle est ce qu'elle est, elle est imparfaite, mais l'"année blanche" me garde la tête hors de l'eau jusqu'en août 2021.

Eux, comptent les jours sans travail, pas simplement pour "refaire leurs heures", mais parce que chaque jour qui passe est un capital (2) qui s'effrite - quand ils n'ont pas déjà eu la malchance de perdre leurs indemnités avant la crise, suite à la réforme monstrueuse de 2019 (3). Leur indemnité chômage s'épuise sans se recharger depuis 10 mois. Pour beaucoup d'entre eux, c'est déjà le RSA.

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