Car il est question dans ce spectacle de se pencher sur les structures qui suivent et aident les personnes en addiction aux substances psychoactives, mais sans oublier également les autres addictions, les légales, qu'elles soient alcooliques ou médicamenteuses. Ainsi Marie-Fleur va tour à tour être confrontée à une juge d'application des peines, à la directrice d'un Centre d'accueil et d'accompagnement à la réduction des risques pour usagers(ères) de drogue (CAARUD) et aux embûches que la vie et la société sèment sur les existences des marginalisés.
Maurin Ollès, auteur et metteur en scène, s'interroge sur l'application effective de la Politique de Réduction des Risques décidée en France dans les années quatre-vingt pour lutter contre l'épidémie de sida. L'un de ces volets sera de lutter contre la propagation du virus en distribuant des seringues neuves aux droguées et drogués. L'autre volet : ouvrir dans les grandes villes des salles où les drogués à la rue pourront s'injecter le poison en toute sécurité.
Maurin Ollès, auteur et metteur en scène, s'interroge sur l'application effective de la Politique de Réduction des Risques décidée en France dans les années quatre-vingt pour lutter contre l'épidémie de sida. L'un de ces volets sera de lutter contre la propagation du virus en distribuant des seringues neuves aux droguées et drogués. L'autre volet : ouvrir dans les grandes villes des salles où les drogués à la rue pourront s'injecter le poison en toute sécurité.
Sans jamais être moralisateur, le texte de Maurin Ollès parvient à révéler les atermoiements des politiques de la ville en mettant en avant le travail de l'association qui gère la CAARUD et en particulier sa directrice incarnée. Le choix politique entre pénalisation et accompagnement des consommateurs de drogue est clairement mis en question, avec cœur et distance. Le spectacle résonne d'humour et de musique, plutôt que de condamnation. Il ondule entre comédie musicale assumée (sans chorégraphie, mais avec une présence musicale intense et performante) et théâtre, avec une fin qui resplendit d'espoir – même si cette fin est totalement fictive, hélas, avec une vraie mise en œuvre d'aide aux plus défavorisés.
Une énergie farouche, volontaire, ancrée anime tous les personnages, malgré leurs faiblesses, leurs manques affichés. Tout prend ici une allure de résistance engagée : résistance aux drogues, résistance aux dénigrements du voisinage et d'une certaine presse, résistance aux violences dues à la consommation de drogues, d'alcool ou autre, résistance surtout à l'indifférence et à l'absence de sentiments, car les quatre personnages principaux (quatre femmes) sont autant de combattantes pour la vie.
Une énergie farouche, volontaire, ancrée anime tous les personnages, malgré leurs faiblesses, leurs manques affichés. Tout prend ici une allure de résistance engagée : résistance aux drogues, résistance aux dénigrements du voisinage et d'une certaine presse, résistance aux violences dues à la consommation de drogues, d'alcool ou autre, résistance surtout à l'indifférence et à l'absence de sentiments, car les quatre personnages principaux (quatre femmes) sont autant de combattantes pour la vie.
Grâce à un dispositif scénique mobile, la pièce se déroule dans les locaux de l'association, soit dans le bureau de la juge, soit dans la rue. Sur la droite de la scène, l'orchestre intervient régulièrement, pour soutenir les scènes ou pour accompagner les chansons. Des chansons pour la plupart tirées du répertoire d'Aznavour, d'Alicia Keys, de Lucio Battisti, de Nicoletta, mais totalement réorchestrées pour la batterie, le clavier et la basse du groupe formé de Bedis Tir, d'Arnold Zeilig et de Simon Avérous qui pulse jazz et insuffle à la pièce une distance musicale puissante. Trois musiciens qui endossent également les rôles de personnages masculins, tandis que les comédiennes deviennent toutes à tour de rôle chanteuses ou choristes.
La distribution, originale, investie et talentueuse, contamine allègrement toute la salle de sa belle énergie. Des interprètes de talent aussi bien dans le jeu, le chant et la musique qui portent haut cette volonté de résistance à l'inertie administrative. Une belle façon de jeter un coup de pied dans la fourmilière.
◙ Bruno Fougniès
Vu à La Criée, CDN de Marseille, le 12 mars 2026.
La distribution, originale, investie et talentueuse, contamine allègrement toute la salle de sa belle énergie. Des interprètes de talent aussi bien dans le jeu, le chant et la musique qui portent haut cette volonté de résistance à l'inertie administrative. Une belle façon de jeter un coup de pied dans la fourmilière.
◙ Bruno Fougniès
Vu à La Criée, CDN de Marseille, le 12 mars 2026.
"Hautes Perchées"
Texte : Maurin Ollès, avec l'ensemble de l'équipe artistique.
Collaboration artistique : Clara Bonnet.
Mise en scène : Maurin Ollès.
Assistant mise en scène et dramaturgie : Hugo Titem-Delaveau.
Avec : Simon Avérous, Clara Bonnet, Émilie Incerti Formentini, Mathilde-Édith Mennetrier, Bedis Tir, Arnold Zeilig, Mélissa Zehner.
Dramaturgie : Simon Avérous, Clara Bonnet et Maurin Ollès.
Composition musicale : Bedis Tir, Arnold Zeilig, Simon Avérous.
Son : Mathieu Plantevin.
Scénographie : Zoé Pautet.
Lumière : Bruno Marsol.
Costumes : Marnie Langlois.
Régie générale : Clémentine Pradier, Maureen Cleret.
Regard scientifique : Marie Dos Santos.
Par la Compagnie La Crapule.
Tout public à partir de 13 ans.
Durée : 2 h 40.
Du 2 au 5 juin 2026.
Mardi au vendredi à 20 h.
La Comédie - CDN, L'Atelier, 13, rue du Moulin Brûlé, Reims (51).
Infos/billetterie : 03 26 48 49 10.
>> Billetterie en ligne
>> lacomediedereims.fr
Tournée
En cours de construction :
MC2 - Scène Nationale de Grenoble, Les Célestins à Lyon, Théâtre National de Nice, CDN de Colmar, etc.
Collaboration artistique : Clara Bonnet.
Mise en scène : Maurin Ollès.
Assistant mise en scène et dramaturgie : Hugo Titem-Delaveau.
Avec : Simon Avérous, Clara Bonnet, Émilie Incerti Formentini, Mathilde-Édith Mennetrier, Bedis Tir, Arnold Zeilig, Mélissa Zehner.
Dramaturgie : Simon Avérous, Clara Bonnet et Maurin Ollès.
Composition musicale : Bedis Tir, Arnold Zeilig, Simon Avérous.
Son : Mathieu Plantevin.
Scénographie : Zoé Pautet.
Lumière : Bruno Marsol.
Costumes : Marnie Langlois.
Régie générale : Clémentine Pradier, Maureen Cleret.
Regard scientifique : Marie Dos Santos.
Par la Compagnie La Crapule.
Tout public à partir de 13 ans.
Durée : 2 h 40.
Du 2 au 5 juin 2026.
Mardi au vendredi à 20 h.
La Comédie - CDN, L'Atelier, 13, rue du Moulin Brûlé, Reims (51).
Infos/billetterie : 03 26 48 49 10.
>> Billetterie en ligne
>> lacomediedereims.fr
Tournée
En cours de construction :
MC2 - Scène Nationale de Grenoble, Les Célestins à Lyon, Théâtre National de Nice, CDN de Colmar, etc.
























