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Paroles & Musique

Yanowski "La Passe Interdite" : une ode moderne rare et précieuse... Tango !

Le phénomène est connu. À Buenos Aires comme ailleurs. Les ports reçoivent les récits du monde, les voyages fantastiques, les chimères, leurs métamorphoses. Yanowski fin lecteur des écritures de Poe à Gogol, de Conrad à Jack London, personnage fantastique lui-même conduit, en fier marin de l’imaginaire, son propre récit, étonnant, faustien porté par les réminiscences musicales des Carpates de Prague et de l’Argentine comme autant de houles et de vents porteurs.



© Victor Quezada Perez.
© Victor Quezada Perez.
Yanowski incarne ces marins arrivant au port, hauts en verbe et en couleurs, ivres du grand large. Alors que les premiers pas sur la terre ferme, chaloupés par la fatigue et le rythme de la houle, qui les conduit du pont au rade le plus proche, les font hésiter. Alors qu’il y a les filles et l’alcool et la danse, alors que les délires et les récits s’accumulent comme autant de récifs... Et qu’il faut faire en sorte que cela ne tangue pas. Tango. Éviter les écueils. Noli me tangere.

Réussir la passe interdite, la passe du diable. Yanowski est au gouvernail comme un torero maniant la muleta.

Et le public est médusé, subjugué et conquis. Il s’envole avec lui au-dessus du vide, dans ce vertigineux exercice de mise en danger où les mots, les textes, la parole, la musique, le chant composent un corps inspiré.

La "Passe Interdite" est un poème en douze chants, porté par la voix de ténor basse de Yanowski et la musique de Gustavo Beytelmann. Plus qu’un récital : c’est une ode moderne rare et précieuse. Yanowski est un poète. Tango !

Yanowski en concert

© Victor Quezada Perez.
© Victor Quezada Perez.
"La Passe Interdite"
Chansons écrites, composées (sauf "Ausencia" G. Beytelmann et "La passe interdite" Yanowski/G. Beytelmann) et interprétées par Yanowski.
Arrangements pour piano et violon : Gustavo Beytelmann.
Piano : Samuel Parent.
Violon : Cyril Garac.
Lumières et Scénographie : Fred Brémond.
Costumes : Emilie Bonheure.
Sous le regard de Sarkis Tcheumlekdjian.

En tournée
21 février 2014 : Espace Culturel, Vendenheim (67).
7 mars 2014 : Scène Jean-Roger Caussimon, Tremblay-en-France (93).
18 mars 2014 : Domaine d’O, Montpellier (34).
3 mai 2014 : La Menuiserie, Pantin (93).
>> lamenuiserie.org

Jean Grapin
Mardi 18 Février 2014


1.Posté par La Menuiserie le 18/04/2014 17:04
Yanowski en concert à La Menuiserie le 3 mai 2014

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Oui, nous pouvons permettre aux musiciens de pratiquer sans risque et sans mise en danger du public !

L'Institut Technologique Européen des Métiers de la Musique, le syndicat CSFI (Chambre Syndicale de la Facture Instrumentale), le syndicat Les Forces Musicales, c'est-à-dire les professionnels des instruments de musique, des orchestres et opéras français sont parvenus à établir un socle de connaissances solides scientifiquement prouvées sur les enjeux et les risques sanitaires liées à la pratique musicale et vocale. Il sont désormais en état de délivrer des préconisations et de nouveaux protocoles pour permettre aux musiciens de pratiquer sans risque et sans mise en danger du public. Fanny Reyre Ménard, à la tête du pilotage du Projet PIC VIC (Protocole pour les instruments de musique face au coronavirus, Pratique instrumentale et vocale) nous en a dit plus.

Bois & cuivres © Buffet Crampon.
Fanny Reyre Ménard est Maître Artisan luthière à Nantes depuis 1988 et vice-présidente du CSFI. Elle peut, au nom de ses collègues et camarades engagés dans ce groupe interdisciplinaire de travail (depuis avril 2020), affirmer aujourd'hui qu'une pratique musicale en ces temps de coronavirus n'est pas plus dangereuse que les principaux gestes et actes de notre vie quotidienne.

Un enjeu important puisqu'on parle ni plus ni moins que de rouvrir les salles de concert et les Opéras. Il s'agit également d'encourager la reprise normale d'une pratique musicale, instrumentale et vocale grâce aux outils et connaissances obtenus après quasiment une année de recherches.

Une recherche menée et des résultats obtenus grâce à une synergie de forces tout à fait exceptionnelle ; outre les professionnels des instruments de musique, des orchestres et autres opéras, les ingénieurs Recherche et Développement de structures importantes en facture instrumentale telles que Buffet Crampon, associés à des laboratoires de recherches en biologie, des spécialistes en aérosols ou en dynamique des fluides ont rejoint dans ce but commun (en savoir plus et agir en conséquence) l'Unité des Virus Émergents de l'Institut universitaire hospitalier de Marseille. Le milieu musical à l'arrêt en mars 2020 souhaitait reprendre l'avantage, la crise sanitaire ayant laissé tout le monde provisoirement sans réponse. Ce n'est plus le cas aujourd'hui.

Christine Ducq
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"Respire" Un conte moderne qui traverse les airs comme un souffle magique

Johanne Humblet est funambule. Avec la Compagnie Les filles du renard pâle, elle parcourt le monde pour tendre ses câbles entre les immeubles, les monuments, les grues, elle les fait grimper, se courber en spirale, plonger dans des lacs, traverser des places, des rivières. "Le fil est le lien qui relie un point à un autre, au-dessus des frontières, des barrières, il rassemble. Un lien autant symbolique que concret", explique-t-elle. Elle tisse ainsi son parcours d'équilibriste : quelques dizaines ou quelques centaines de mètres de long et seulement 12 millimètres de diamètre.

© Les filles du renard pâle.
Mais la conception que cette funambule pleine de rêve fait de ses spectacles ne s'arrête pas à l'exploit. Et même si elle évolue sans sécurité aucune, elle ne cherche pas à provoquer chez celui qui regarde le nœud qui noue le ventre à l'idée de la chute dans le vide. Cette réaction est là, quoi qu'il en soit, mais Johanne Humblet ne s'en contente pas. Elle raconte des histoires. Et elle ne les raconte pas seule.

Avec elle, mais au sol, un groupe de trois musiciens rocks va l'accompagner tout au long de sa traversée. La partie musicale du spectacle est très importante. Un rock très teinté métal, trois musiciens aux looks punky qui suivent de leurs compositions l'évolution de la funambule là-haut. Ce sont des échanges, rythmes et regards, qui orchestrent l'évolution du chaperon rouge des airs tandis qu'au sol le loup surveille. Une autre partie importante du spectacle, qui a pour objectif de se jouer la nuit, est dirigée par l'équipe lumière, des lumières élaborées qui font le lien en collant à la musique et en découpant la funambule dans le ciel.

Bruno Fougniès
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© Jonathan Michel.
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