La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.
Pièce du boucher

Dites, c’est grave docteur ? - 06/05/2015

Ce matin, je me suis réveillée avec la gueule enfarinée, le ventre bourdonnant et surtout la mâchoire décrochée. J’ai donc appelé mon médecin pour qu’il vienne me la remettre en place. Il m’a demandé ce que j’avais mangé la veille… Je lui dis une pièce montée par Benjamin Guillard au Théâtre de l’Atelier. Ah ? répondit-il, et le morceau était-il trop dur ? Pensez-vous ! Avec Pennac et Saladin en...  

Billet n° 13 : Non aux spectacles de rue catholiques ! - 24/10/2011

À l’heure où, une fois encore, des fanatiques religieux s’attaquent à la création artistique, petite mise au point sur l’idée de blasphème et d’obscénité. Il paraît que la foi déplace des montagnes. Ce qui est certain, c’est qu’elle fait se déplacer les crétins. Car il faut être sacrément abruti pour aller voir un spectacle - payant, qui plus est - dont on sait à l’avance qu’il nous déplaira....  

Billet n° 12 : L’irrésistible dégringolade de Silvio B.* - 05/10/2011

Le temps d’une fantaisie politico-théâtrale, "la pièce du boucher" se transforme en étal du poissonnier, mettant requins, maquereaux et sirènes à l’honneur. Si Brecht vivait aujourd’hui, quelles pièces écrirait-il ? Têtes rondes et têtes pointues, sans doute, sur fond de crise politico-financière, de paupérisation galopante et de chasse aux immigrés. Arturo Ui, assurément, l’Europe contemporaine...  

Billet n°11 : "11 septembre 2001", yo man ou la belle entreprise ! - 23/09/2011

Ces derniers jours, les événements du 11 septembre 2001 ont défrayé la chronique. Normal, dix années que les Twin Towers se sont effondrées. L’événement était de taille, la tristesse aussi et le travail de mémoire une évidence. Le Théâtre de la Ville aussi a voulu participer à cette commémoration. La démarche est louable, le résultat l’est un peu moins. Alors que tout le monde crie bravo et...  

Billet n°10 : Welcome to the Village - 20/07/2011

Je n’ai rien vu venir. C’est arrivé alors que j’étais encore sous le choc des émotions ressenties au château de Grignan. Comment s’y attendre d’ailleurs ? Alors que j’étais en mission pour le compte de la Revue du Spectacle… J’en suis presque certaine à présent, j’ai été chloroformée. Ou quelque chose dans le genre. Du moins, c’est ce que je crois. Une chose de sûre, j’ai été démasquée ! Quand...  

Billet n°9 : Il était une fois, Princess Charlene… Un événement interplanétaire ! - 03/07/2011

Pour tous ceux qui n’avaient pas les moyens de se payer un hélicoptère pour se rendre au Théâtre du "Petit Rocher Monégasque" samedi 2 juillet, était retransmis, sur les deux premières chaînes de télévision, une pièce qui a duré tout l’après-midi. Vraiment incroyable, me suis-je dit, je ne pensais pas que le petit écran accorderait autant de place au spectacle vivant ! Surtout pour du théâtre,...  

Billet n°8 : Parce qu’il y a des personnalités qu'on ne veut pas oublier… - 30/06/2011

Il s’appelait Juliano Mer-Khamis. De mère israélienne et de père palestinien, il avait 53 ans. Comédien, réalisateur, professeur, militant, activiste. Il dirigeait le "Freedom Theater" de Jenin, Palestine. Il avait repris le théâtre que sa mère Arna avait ouvert dans le camp de réfugiés de Jenin en pleine Intifada. Il a réalisé sur ce sujet un documentaire qui s’appelle "Les enfants...  

Billet n°7 : Un apéritif de la colère… - 23/06/2011

Je vous appelle à un Apéro Festif, pour fêter notre colère, à 18 h le Samedi 25 Juin, Place de l'Odéon. Soyons 20, 20 Milles, ou 2 Millions : nous nous battrons pour que des milliers de troupes et des dizaines de milliers de professionnels puissent vivre de leur travail et avoir une reconnaissance sociale. Je vous appelle à un Apéro Festif, pour fêter notre colère, à 18 h le Samedi 25 Juin,...  

Billet n°6 : Le Festival Off d’Avignon, une "usine à gaz" ? - 13/06/2011

En 2011, avec les 1126 spectacles présentés cette année, on est bien loin de Vilar à la création du Festival qui n’en présentait qu’un seul. Le Festival d’Avignon est-il devenu une "usine à gaz" du spectacle vivant ? En tout cas, difficile de faire un choix au milieu des 970 compagnies attendues, 1126 spectacles et près de 70 événements tous genres confondus dans 116 lieux différents… Le Off...  

Billet n°5 : Critique or not Critique... That is the question ! - 07/06/2011

Romain Rolland, extrait de La Revue d'art dramatique, 1899. "Point de critique. La critique est également nuisible à l'art et à l'esprit public. Elle n'aurait de sens qu'à condition d'être remise à sa place d'humble servante de l'art : elle devrait frayer la voie à la pensée nouvelle. Elle ne le peut point. Pour être apte à ce combat, il faudrait qu'elle eût la vue claire de l'idéal nouveau, et...  
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À découvrir

Le festival Nice Classic Live poursuit sa mue

Un nouveau festival à Nice ? Depuis 2018, le Nice Classic Live a repris l'héritage des Concerts du Cloître et le fait fructifier. Pour l'édition 2019, le festival s'étoffe en offrant une belle programmation estivale dans divers lieux patrimoniaux de la ville et en créant une Session d'Automne pour les cent ans des Studios de la Victorine.

Le festival Nice Classic Live poursuit sa mue
Depuis 1958, les Concerts du Cloître embellissaient les étés des adeptes de la perle de la Méditerranée (habitants et touristes). Désormais sous la direction artistique et la présidence de l'enfant du pays, la pianiste Marie-Josèphe Jude, le festival devient un rendez-vous classique majeur des Niçois et plus largement de la Région Provence-Côte d'Azur. Le festival investit ainsi de nouveaux lieux tels que le Musée Matisse ou le Palais Lascaris, un chef-d'œuvre baroque en plus du superbe Cloître du XVIe siècle - jouxtant avec son jardin et sa roseraie le Monastère de Cimiez fondé au IXe siècle par des Bénédictins.

Pour cette deuxième édition sous le nouvel intitulé de Nice Classic Live, Marie-Josèphe Jude a imaginé une programmation placée sous le signe de la filiation entre les compositeurs, les artistes invités (la crème des interprètes français) ; réunissant également une famille d'artistes dans le cadre de l'Académie internationale d'Été qui donne sa chance aux jeunes talents depuis soixante ans. Petite sélection des concerts à ne pas rater si vous avez la chance de passer quelques jours le long de la Baie des Anges.

Christine Ducq
28/06/2019
Spectacle à la Une

39e édition du Festival de la Vézère

Du 9 juillet au 22 août 2019, la 39e édition du Festival de la Vézère propose une vingtaine de concerts très variés et deux beaux opéras de chambre avec la compagnie Diva Opera dans quatorze lieux du riche patrimoine de Corrèze.

39e édition du Festival de la Vézère
Créé en 1981, le Festival de la Vézère a toujours eu à cœur de proposer une série de rendez-vous musicaux d'une très grande qualité en Corrèze. Deux orchestres, une compagnie d'opéra, des chanteurs et des instrumentistes d'envergure internationale mais aussi de jeunes talents (que le festival a toujours su repérer avant l'envol de leur carrière) se succèderont jusqu'à la fin de l‘été. À suivre, quelques rendez-vous choisis dans une programmation qui cultive l'éclectisme.

Des deux orchestres invités, l'Orchestre d'Auvergne toujours fidèle au festival vient d'obtenir le label "Orchestre national" cette année. Il sera dirigé par son chef depuis 2012, Roberto Forès Veses. Dans le Domaine de Sédières, on l'entendra dans un beau programme d'airs de Mozart à Broschi accompagner la soprano russe qui monte, Julia Lezhneva (14 août). Le second est l'Orchestre de Chambre Nouvelle-Aquitaine dirigé par Jean-François Heisser qui donnera à entendre une de ses commandes (entre autres pépites telle la 41e symphonie "Jupiter" de Mozart) pour sa première venue en Corrèze, "Le Rêve de Maya" de Samuel Strouk - un double concerto pour accordéon et violoncelle, que joueront ses créateurs Vincent Peirani et François Salque (16 juillet).


Christine Ducq
26/06/2019
Sortie à la Une

•Off 2019• Le marathon "hors pair" de William Mesguich… Entretien à paroles déliées

William Mesguich, monstre de travail scénique et maître ès arts dramatiques, doté d'une soif inextinguible pour tout ce qui le fait vibrer, s'apprête à affronter un Festival d'Avignon tout particulièrement chaud cet été… Et ce n'est pas là que question de canicule ! Qu'on en juge par le programme pantagruélique qu'il a dévoilé en "avant-première" à La Revue du Spectacle.

•Off 2019• Le marathon
Yves Kafka - William Mesguich, votre appétit pour le théâtre n'est plus à prouver, mais pour cette édition d'Avignon 2019, on pourrait parler de boulimie… On vous verra quatre fois en tant que comédien et pas moins de cinq en tant que metteur en scène. Alors, comme le personnage de "Liberté !" que vous mettez en jeu, êtes-vous atteint "d'une curieuse maladie, celle de ne pas arriver à faire des choix" ? Brûler les planches serait-ce votre manière à vous de soigner cette addiction dont vous avez hérité ?

William Mesguich - Les chiens ne font pas des chats… L'exemple donné par mon père m'a "imprégné" durablement. Sa faconde, son enthousiasme, sa générosité… J'aime infiniment le théâtre. Il ne s'agit pas de courir après l'exploit, d'établir des records, mais de faire vivre cet amour du théâtre. Je suis profondément heureux sur les planches…

J'aime la vie, ma famille, mes amis… mais il est vrai que je suis tout particulièrement heureux sur la scène, quand je dis des textes et ai le bonheur de les partager. C'est là ma raison de vivre. Depuis 23 ans, c'est le désir de la quête qui me porte. Après quoi je cours ? Une recherche de reconnaissance ? Ou peut-être, simplement, ma manière à moi d'exister…

Yves Kafka
25/06/2019