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Festivals

Festival au village : "Des coulisses à la scène"

C'est un village sur la route entre Niort et la Rochelle. Objet d'une halte pour le délassement des jambes, le temps d'un égaiement des enfants, d'une course à la supérette. Brioux est un village ordinaire de ceux que l'on traverse sous le soleil sur la route des vacances. Que l'on mésestime…



"Les Gravats" par la Cie La Mouline © Didier Goudal.
"Les Gravats" par la Cie La Mouline © Didier Goudal.
Et c'est bien dommage car les habitants qui savent qu'il n'est de richesses que d'hommes,(comme disait Jean Bodin à la Renaissance) vivent comme un Bonheur à préparer, à organiser d'une année sur l'autre un festival bref mais constant dans la durée. Derrière les murs, sous les toits. Sous un chapiteau, sur la place, dans les granges. C'est la 30e édition du festival au village et Jean Pierre Bodin (autre Bodin), de la Compagnie La Mouline en est le directeur artistique.

Né en 1988... tout , tout petit avec sa poignée de bénévoles, le festival a fêté ses 10 ans au son des violons de Bratsch. ses 20 ans avec un livre témoin, ses 25 ans avec 25 artistes et 150 bénévoles qui se sont applaudis mutuellement.

Pour ses 30 ans il sera précédé d'un prologue démesuré. Trente artistes et les bénévoles passeront 30 heures ensemble du samedi 7 juillet à 17 h au dimanche 8 juillet 23 h avec, en vrac, spectacle de cirque, théâtre, chanson, apéro-concert, illuminations de Carabosse, grand bal... Pour l'amateur de marathon est prévu un dortoir à la belle étoile, avec lits et couvertures.

La veillée © Jean-Pierre Estournet.
La veillée © Jean-Pierre Estournet.
Dans sa grande générosité d'énergie, la démarche est écologique et sociale, le festival n'oublie pas d'être respectueux et pratique une forme de sobriété heureuse, privilégie l'économie locale et s'inquiète des effets pervers de toute concentration festive.

Le festival est "éco" avec tri des déchets, toilettes sèches, gobelets réutilisables et consignés au bar.

Mieux en rendant accessible l'univers du spectacle vivant, Le Festival au Village propose depuis plus de 10 ans aux adolescents un stage de formation et d'initiation à diverses techniques autour du spectacle, variable selon les années. Proposant une forme de formation professionnelle, il assure ainsi astucieusement sa pérennisation, et consolide sa méthode. Brioux est un village qui veut vivre durablement.

Les artistes ne s'y trompent pas qui viennent ici pour la qualité de l'accueil, la qualité de l'écoute, la qualité du public. Et le public pour la qualité de la programmation.

Festival au village

© Didier Goudal.
© Didier Goudal.
Du 6 au 13 juillet 2018.
Théâtre, chanson, arts de la rue, cirque, musique.
Brioux-sur-Boutonne (Deux-Sèvres).
Codirection artistique : Jean-Pierre Bodin

De 0 à 20 €.
Billetterie principale : 18, place du Champ de Foire, 79 170 Brioux-sur-Boutonne.
Du lundi au vendredi de 10 h à 12 h 30 et de 14 h 30 à 18 h 30.
Samedi et dimanche de 10 h à 12 h et de 15 h à 18 h.
Pendant le Festival, tous les jours de 10 h à 12 h 30 et de 14 h à 21 h 30.
Tél : 05 49 29 97 43.
reservations@scenesnomades.fr
>> festivalauvillage.free.fr (rubrique réservation)

>> Le Programme

Jean Grapin
Jeudi 28 Juin 2018

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Olympe de Gouges… La femme naît libre et doit être égale à l’homme en droits…

La chronique d'Isa-belle L

Reprise ! "Un commerce d’hommes ! Grand Dieu ! Et la nature ne frémit pas ? S’ils sont des animaux, ne le sommes-nous pas comme eux ?" Olympe de Gouges. Réflexions sur les hommes nègres, 1788 (France).
"Des commerces ouverts le dimanche et les hommes laissent faire cela ? Gagner plus en travaillant le dimanche… le plus simple ne serait-il pas d’augmenter le Smic ?" Isabelle Lauriou. Réflexions sur les salaires, 2012 (France).

Olympe de Gouges… La femme naît libre et doit être égale à l’homme en droits…
J’ai pris du retard Olympe. J’ai troqué ta plume contre un clavier et me suis endormie sur ta biographie. Tel est le monde d’aujourd’hui. Tout ce que tu veux savoir sur quelqu’un, tu le trouves en deux temps trois mouvements. J’ai tapé sur mon "ordi" : "Olympe de Gouges", après avoir applaudi la prestation d’une troupe aux multiples talents et, "portée par ta fougue, je me suis emportée au loin mais le son de ta voix m’est revenu ce matin car cette chronique, je te la dois bien".

Olympe de Gouges n’a pas manqué d’enthousiasme. Je lui ressemble un peu. En revanche, je préférerais ne pas finir comme elle. Bien qu’encore à notre époque, tout ne soit pas simple pour les langues bien "pendues". Les femmes préférant ouvrir leurs bouches que dégrafer leurs soutiens gorges sont rangées illico dans la catégorie "caractérielles" ou deviennent : "black listées" - nouvelle expression de l’année. Très en vogue dans le milieu du spectacle.

Olympe, je ne suis pas certaine que ce monde d’aujourd’hui, "moderne" comme on dit, te plairait tant que cela si tu y trainais ta robe en taffetas. L’électricité a remplacé les chandelles, le clavier : la plume et les encriers, la langue française s’anglicise à la moindre contrariété, les laissés pour compte se comptent par millions, l’égalité homme femme n’a guère progressé et pourtant, en matière d’égalité, tu n’as pas lésiné avec ta déclaration des "droits de la femme et de la citoyenne". (1791)

Isabelle Lauriou
05/09/2018
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Depuis la fin août et jusqu'en octobre, le Festival 2018 de Royaumont nous invite à partager moments forts et riches émotions avec 40 concerts et spectacles dans le superbe cadre de l'abbaye royale et de ses jardins, au cœur du Parc naturel régional de l'Oise.

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Le public est invité à une académie (où se presseront compositeurs et interprètes) avec les Ensembles Exaudi et Meitar dirigés par James Weeks (15 h 30, Salle des Charpente, entrée libre sur réservation), un concert "Vertiges" mettant à l'honneur Philippe Leroux, Mauro Lanza ou Philippe Hurel et la création mondiale d'une pièce de Hakki Cengiz Eren par l'Ensemble Meitar dirigé par Pierre-André Valade (20 h 45). Sans oublier le compositeur Francesco Filidei à l'orgue pour un concert "Orgue & Toys" dans le Réfectoire des Moines (17 h 45).

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Jean Grapin
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