La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.
Danse

La fluide contemporanéité aux accents jazzy des chorégraphies d'Alvin Ailey - 28/07/2015

Avec l'Alvin Ailey American Dance Theater et autour des chorégraphies d'Alvin Ailey, la danse classique est bousculée par une expression corporelle moderne, portée par des chants traditionnels de negro-spiritual et le jazz de Duke Ellington. Pour cette neuvième journée des "Étés de la Danse", qui en compte vingt-sept, "Night Creature", "Pas de Duke", "The River" et "Revelation" composaient le...  

Alvin Ailey... Entre répertoires et créations, l'expression d'une beauté universelle de la danse - 21/07/2015

Le festival "Les Étés de la Danse" ouvre leur onzième édition avec, une nouvelle fois, la présence de l'Alvin Ailey American Dance Theater. Cette compagnie, désignée en 2008 par le congrès américain "ambassadeur de la culture américaine", allie traditions et modernité dans un esthétisme aiguisé de la scénographie. "Lift", "After the rain", "Four corners" et "Revelations" composent le premier...  

Y Olé !… Flamenco, Hip-hop et danse classique sous le sacre de Stravinsky - 26/06/2015

Sur des mouvements autant aériens, souples, décomposés que nerveux, José Montalvo a choisi de mêler le Flamenco, le hip-hop et la danse classique autour du "Sacre du Printemps". À l'entame du spectacle, une quinzaine de danseurs se disposent sur la scène à un mètre les uns des autres. L'espace est investi dans ses latitudes et ses longitudes par des mouvements synchronisés. Flamenco, hip-hop,...  

"Tutu"… Les petits pas burlesques de petits rats déjantés ! - 09/03/2015

Chico Mambos revisite la danse classique dans sa gestuelle, ses déplacements et ses figures... Mais par le biais de l'humour voire du burlesque. Créant un univers original mais fantasque, six danseurs jouent d'imitations dans différentes chorégraphies, entre dérision et exigence, faisant de la danse classique un Art joyeux et pouvant bousculer les codes artistiques. Six danseurs, habillés en...  

"Sinfonía De Tango" par Tango Pasión… entre sensualités et acrobaties - 04/02/2015

Autour d'histoires où la séduction et le désir se lient à la rivalité et à l'affrontement amoureux, "Tango Pasión", au travers des compositions d'Astor Piazzolla, offre du Tango un visage à la Janus, autant lascif qu'acrobatique. Six couples se partagent la scène dans une scénographie où les chorégraphies laissent entrevoir une quête, une recherche d'amour, sensuel et sexuel, entre tangueras et...  

"Contact"… Danse, théâtre et musique à l'unisson pour un Faust d'une étrange légèreté - 20/01/2015

La musique, le théâtre et la danse pactisent le temps d'une comédie musicale où la danse contemporaine côtoie la danse classique, les chants prennent le relais du théâtre et où l'humour se mêle à la gravité légère de Faust. Le spectacle commence par une scène de théâtre entre deux personnages dont Faust. La scénographie découpe un espace de jeu où le chant, le théâtre, la danse et la musique,...  

"Voces, suite flamenca"… Hommage d'une étoile du flamenco aux grandes figures de son Art - 30/12/2014

Sara Baras rend hommage aux grands artistes qui ont laissé leur empreinte dans l'histoire du Flamenco. Dans des solos marqués par les différents rythmes de ses taconeos, la danseuse déploie une chorégraphie faite d'énergie, de grâce et de tension maîtrisée. Une lumière bleue obscure baigne la scène où apparaissent six panneaux sur lesquels sont dessinées Santana de Yepes, Paco de Lucia, Camarón...  

Meenakshi Srinivasan… Poésie et élégance au cœur de l'Inde - 05/11/2014

C'est un voyage vers l'Ailleurs, dans une Inde où l'Art sert les dieux et les contes par le biais d'une danse porteuse de sacralité. Entre élégance et précision, entre raffinement et poésie, c'est dans un corpus artistique mêlant danse, musique et théâtre que le Bharata Natyam, danse sacrée du sud de l'Inde, nous invite. Sur scène, chants, musique et danse font corps. Les chants prennent leur...  
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À découvrir

"Barbara amoureuse"… Ah qu'il est doux le temps des amours

Caroline Montier chante "Barbara amoureuse", Essaïon Théâtre, Paris

Chanter l'amour comme une femme, chanter l'amour de toutes les femmes, et interpréter celle qui sut tant aimer les hommes ainsi que son public. Dans une belle et élégante simplicité, Caroline Montier nous offre quelques joyaux mélodiques et poétiques de la grande Barbara, éternelle amoureuse.

Parti-pris judicieux, Caroline Montier a puisé dans le répertoire de jeunesse de la dame en noir, époque L’Écluse, Bobino (en première partie de Félix Marten en 61 et de Brassens en 64, puis en vedette en 65), et des premiers Olympia… Période Barbara jeune, tendre, passionnée ou orageuse amante. Une femme qui, à ses débuts, fut tout aussi timide et réservée que mutine et fougueuse, aimant tant l'amour que les hommes qui souvent l'ont comblée.

De titres connus ("Dis, quand reviendras-tu", 1ère version 1962 ou "La Solitude", 1965) à ceux qui le sont moins ("Pierre", 1964 ou "Gare de Lyon", 1964), Caroline Montier a construit un récital sur ces aventures qui ont jalonné sa vie, mais ici avec un choix de chansons enregistrées par Barbara entre 1962 et 1968, avec une prédilection pour des compositions de 64 ("Toi l'homme", "Je ne sais pas dire", "Septembre"…) ou de 68 ("Du bout des lèvres", "Amoureuse", "Le Testament", "Tu sais"…).

Dans cette exploration originale, Caroline Montier fait le choix d'aller croquer un rayon de soleil dans les amours de Barbara, apportant, avec subtilité et talent, une touche de grâce à l'ensemble.

Gil Chauveau
12/12/2018
Spectacle à la Une

"Adieu Monsieur Haffmann"… Rire et émotions mêlés dans une pièce toute en délicatesse… comme une sonate des cœurs purs

Reprise de la pièce aux quatre "Molière 2018", Théâtre Rive Gauche, Paris

La pièce est dessinée en traits purs, comme une esquisse, une encre fine qui laisse autant de place à l'imaginaire dans les espaces laissés vides que dans les tracés. Une sorte de stylisation mêlée à une extrême pudeur pour permettre à cette histoire de briller malgré la noirceur de l'époque où elle se déroule.

1942, les nazis instaurent le port obligatoire de l'étoile jaune pour les Juifs, monsieur Haffmann décide de se cacher dans la cave de sa bijouterie et d'en confier la direction (ainsi que sa propre sécurité) à son employé goy Pierre Vigneau.

Le décor sobre de Caroline Mexme, tout en déclinaisons de gris, sert de fond à cette époque aux couleurs vert-de-gris. D'un côté la cave où se cache Joseph Haffmann, de l'autre l'appartement à l'étage où s'installent Pierre et sa femme, jeune couple en attente d'un enfant qui ne vient pas. Dehors, les persécutions contre les Juifs s'intensifient, dénonciations, expropriations, et puis la rafle du Vél d'Hiv…

C'est dans ce huis clos que va se dérouler la pièce. Une vie à trois qui s'organise sur la base d'un double contrat : donnant-donnant. L'employé-modèle accepte de cacher son patron et de diriger la boutique à condition que celui-ci veuille bien tenter de mettre enceinte sa femme - car lui-même est stérile et monsieur Haffmann si fertile que sa descendance est déjà au nombre de quatre. Contrat aux allures diaboliques dans une époque où l'intégrité est soumise à toutes sortes de tentations, où toutes les trahisons sont possibles.

Bruno Fougniès
09/10/2018
Sortie à la Une

"Crocodiles"… Comme l'histoire d'un d'Ulysse, épuisé, recueilli par Nausicaa

"Crocodiles", en tournée 2018/2019

C'était, il y a, une fois. Un petit garçon qui aimait les étoiles et les arbres fruitiers. Enaiat est son nom. Sa mère, parce qu'elle l'aimait, l'a confié au destin, en l'abandonnant au-delà de la frontière alors qu'il approchait de ses dix ans.

C'est qu'à dix ans, là-bas en Afghanistan, on devient un homme et qu'un homme, quand il est hazāra, quand il appartient à une ethnie persécutée, ne va pas à l'école. Il est esclave. Pendant cinq ans, peut-être, il va avancer vers l'Ouest, de nuit. Se cachant, travaillant le jour, amassant un pécule, des rencontres et des chances.

Afghanistan, Pakistan, Iran, Turquie, Grèce, jusqu'à cette Italie joyeuse et merveilleuse qui l'accueille et recueille son récit.

Cendre Chassane dans "Crocodiles" condense le récit du véritable Enaiat (publié en 2011 chez Liana Levi), et en fait un conte à deux voix dans lequel un écrivain journaliste plein d'empathie interviewe le réfugié.

Sa pièce est un concentré de théâtre. Sa simplicité narrative, l'économie de ses accessoires (un bout de ficelle, un cerf-volant, un ballon, un t-shirt, un livre illustré, un gâteau, un lé de tissu métallisé, des images d'infini de sable ou de ciel) suffisent à capter l'imaginaire et rendent l'histoire lisible et sensible.

Jean Grapin
23/04/2018