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Paroles & Musique

"Zenzile et le Cabinet du Docteur Caligari"

Figure emblématique de la scène dub française et reconnu internationalement pour sa créativité, le groupe angevin Zenzile, voulant s'interroger sur son processus de création, réalise une nouvelle production artistique liant intimement les univers musical et visuel.



"Zenzile et le Cabinet du Docteur Caligari"
Dans la lignée du mythique Art Zoyd (1), Zenzile s'est essayé au difficile exercice du ciné-concert. Répondant à une commande émanant à la fois du festival "Premiers Plans" et de la salle "Le Chabada" (Scène de musiques actuelles) d'Angers où le groupe fut en résidence à cette occasion en janvier 2010, Zenzile a créé de nouvelles compositions pour le film muet "Le Cabinet du docteur Caligari" de Robert Weine (1919). "Il ne s’agit plus ici de chercher à composer les meilleurs morceaux à jouer ensemble, mais d’illustrer de manière sonore une trame et un timing qui ne sont pas de notre fait. Le film est d’un esthétisme saisissant et l’intrigue est vraiment bien ficelée. On doit juste accompagner ce climat".

Fans de cinéma et devant respecter le thème imposé par le festival, "la peur au cinéma", les cinq membres du groupe choisissent ce film culte du mouvement expressionniste allemand. Construit comme un thriller psychologique, "Le Cabinet du docteur Caligari" est considéré comme un film fondateur et précurseur de l'expressionnisme, avant même que naissent les premières œuvres maîtresses de Fritz Lang ("Docteur Mabuse" en 1922, "Métropolis" en 27 et "M le Maudit" en 31) et de F. W. Murnau ("Nosferatu" en 1921).

À la différence de leurs concerts habituels, Zenzile est ici dans une situation "d'accompagnement" impliquant plus de retenue. Sublimant leur penchant musical cinématique, entre rock planant, dub minimal ou électro, ils tissent une musique vivante fusionnant avec les images esthétisantes et l'intrigue, les rendant ainsi extrêmement contemporaines.

Une œuvre originale à découvrir tant sont rares les groupes déjà "installés" qui osent ainsi explorer des horizons aussi novateurs et mettre leurs talents au service d'une œuvre déjà existante.

(1) Créé en 1969, Art Zoyd (41 ans au compteur !) compose, entre autres, pour le théâtre, la danse et s'est fait remarquer ces dernières années par des créations de musiques (ciné-concert) de films emblématiques de l'expressionnisme allemand : "La chute de la maison Usher" de Jean Epstein (1928), "Nosferatu" (1921) et "Faust" de Murnau (1926), "Häxan" de Benjamin Christensen (1922) et "Metropolis" (1927) de Fritz Lang.

Zenzile en ciné-concert

● 18 novembre 2010 : Le Café de la danse, Paris (75), dans le cadre du Télérama Dub Festival.
● 26 novembre 2010 : Le Fil, Saint-Étienne (42), Télérama Dub Festival.
● 2 décembre 2010 : Salle Le Ciel, Grenoble (38), Festival le Tympan dans l'œil.
● 7 avril 2011 : Le Fresnoy - Tourcoing (59).
● 19 avril 2011 : Garajistanbul - Istanbul - Turquie.
● 4 mai 2011: Printemps du Ciné-Concert, Bordeaux (33).
● 20 mai 2011 : L’atelier, Cluses (74).
● 1 juillet 2011 : Festival Campagn'Art, Saint-Maurice-lès-Châteauneuf (71).
● 2 juillet 2011 : Festival "La Tour prend l’air", Voisins-le- Bretonneux (78).


www.zenzile.com
05_fire_eater.mp3 05-fire-eater.mp3  (5.19 Mo)

1_enter_caligari.mp3 1.enter_caligari.mp3  (4.43 Mo)


Gil Chauveau
Vendredi 15 Avril 2011

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© Alexandre Pupkins.
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Je suis intermittente du spectacle. Ce n'est pas mon métier, mon métier, c'est comédienne. Intermittente, c'est juste mon régime d'indemnisation du chômage. C'est aussi une pratique d'emploi : je travaille à la mission, souvent avec des contrats très courts, pour différents employeurs. D'où un régime d'indemnisation adapté.

© DR.
J'exerce bien évidemment au théâtre, parfois au cinéma, à la TV ou pour la pub, souvent dans l'événementiel. Je travaille aussi régulièrement dans un lieu culturel important qui n'est pas un lieu de spectacle. Pas mal de mes collègues artistes travaillent aussi dans les parcs d'attractions et de loisir.

Pourquoi ce constat ? Parce que quel que soit le secteur où j'exerce, je travaille régulièrement avec des collègues "extras" de la restauration et de l'événementiel, des professionnels du "catering", des agents d'accueil, de sécurité, et des salariés du tourisme, embauchés à la mission, en CDDU, exactement comme moi. Comme pour moi, leurs secteurs d'activité sont à l'arrêt total. Or, eux, n'ont pas de régime spécifique. Ou plutôt, n'en ont plus (1).

Avec la crise que nous vivons, j'ai bénéficié d'une mesure de maintien de mes droits. Elle est ce qu'elle est, elle est imparfaite, mais l'"année blanche" me garde la tête hors de l'eau jusqu'en août 2021.

Eux, comptent les jours sans travail, pas simplement pour "refaire leurs heures", mais parce que chaque jour qui passe est un capital (2) qui s'effrite - quand ils n'ont pas déjà eu la malchance de perdre leurs indemnités avant la crise, suite à la réforme monstrueuse de 2019 (3). Leur indemnité chômage s'épuise sans se recharger depuis 10 mois. Pour beaucoup d'entre eux, c'est déjà le RSA.

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