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Festivals

L'Esprit du Piano à Bordeaux, l'invitation au voyage !

Depuis le 13 novembre, l'édition anniversaire du festival L'Esprit du Piano a démarré en fanfare avec la pianiste et compositrice japonaise Hiromi. À l'image de cette artiste inclassable et vraie aventurière du son, le programme de cette dixième année entend encore et toujours transgresser les frontières.



Arcadi Volodos © DR.
Arcadi Volodos © DR.
Un festival qui cite Montaigne (et pas seulement parce qu'il est aquitain) ne peut être que passionnant : "mieux vaut l'esprit que la force". Oui. Et mieux vaut les embardées aventureuses que les sentiers battus pourrait-on ajouter. Depuis dix ans, son fondateur et directeur artistique Paul-Arnaud Péjouan en fait son affaire. Cette année encore une quinzaine de concerts - mixant des pointures du jazz pour des Cartes Blanches, des maîtres du piano aux identités originales et de jeunes pousses promises à un grand avenir - promet l'embarquement pour de beaux voyages.

Ce sera "Glasstronica" le 16 novembre avec la réinvention des œuvres pour piano de Philip Glass interprétées par Bruce Brubaker et remixées grâce aux machines de Max Cooper, un jeune producteur irlandais - une renaissance maximaliste du minimalisme US… Ce sera aussi le lendemain la découverte (pour beaucoup) du jeune pianiste hongrois Benedek Horvàth dans un programme façon arc électrique entre Janàcek, Debussy et Liszt.

Ces déambulations nocturnes sont bien celles rêvées par Paul-Arnaud Péjean - alias Axel Arno, plasticien intrigant - depuis sa première édition du festival en 2010, offrant coup sur coup le piano d'exception d'Aldo Ciccolini, les griffes jazzy de Tigran Hamasyan et un jeune talent qui s'impose sur scène, David Kadouch. Pour cette année, l'aventure se déclinera encore dans toutes les couleurs du monde.

Ivo Pogorelich © Malcolm Crowthers.
Ivo Pogorelich © Malcolm Crowthers.
Côté jazz, le public pourra ainsi applaudir le trompettiste Nicolas Gardel et le pianiste Rémi Panossian pour un concert-panorama du Duke (Ellington) à la musique Pop, mais aussi le Monty Alexander Trio et son blues jamaïcain sans oublier le Jacky Terrasson Trio avec le batteur Leon Parker et le bassiste Ugonna Okeguo. Un festival Jazz, électro ? Mais aussi insolemment classique !

En témoignent les récitals à venir d'Ivo Pogorelich (un fidèle du festival comme beaucoup des artistes programmés et ce, pour le pianiste né à Belgrade, dès 2012 quand il reprit sa carrière après un silence de plus de dix ans), d'Arcadi Volodos (déjà venu en 2015) ou encore de Grigory Sokolov. Des concerts réunissant des interprètes de premier plan avec les forces de l'Opéra de Bordeaux sont également toujours très attendus.

En cette édition anniversaire, l'Orchestre national de Bordeaux-Aquitaine dirigé par l'excellent Paul Daniel accueillera Nelson Goerner. Le pianiste argentin au style très personnel pourra livrer son interprétation du Concerto n°2 (opus 21) de Frédéric Chopin, tandis que l'orchestre offrira les rares Symphonies n°2 d'Elsa Barraine et de César Franck. Philippe Bianconi, le pianiste poète et John Gade (connu aussi comme violoniste et compositeur) seront au rendez-vous du "Requiem allemand" de Brahms avec le Chœur de l'Opéra dirigé par l'infatigable Salvatore Caputo.

Philippe Levy-Stab © Terrasson.
Philippe Levy-Stab © Terrasson.
À l'Amphi 700 de l'Université Bordeaux-Montaigne, où le festival a ranimé la flamme de la musique, et à Sciences Po Bordeaux, il ne faudra par ailleurs manquer sous aucun prétexte Célia Oneto Bensaïd et Marie-Ange Nguci. Comment mieux fêter son anniversaire ?

L'Esprit du Piano
Du 13 novembre au 7 décembre 2019.
Principaux concerts à l'Auditorium de l'Opéra et au Théâtre Fémina de Bordeaux.

Programme complet et réservation :
L'Esprit du Piano.
Tél. : 05 56 00 85 95.
>> espritdupiano.fr
>> opera-bordeaux.com

Christine Ducq
Samedi 16 Novembre 2019

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Oui, nous pouvons permettre aux musiciens de pratiquer sans risque et sans mise en danger du public !

L'Institut Technologique Européen des Métiers de la Musique, le syndicat CSFI (Chambre Syndicale de la Facture Instrumentale), le syndicat Les Forces Musicales, c'est-à-dire les professionnels des instruments de musique, des orchestres et opéras français sont parvenus à établir un socle de connaissances solides scientifiquement prouvées sur les enjeux et les risques sanitaires liées à la pratique musicale et vocale. Il sont désormais en état de délivrer des préconisations et de nouveaux protocoles pour permettre aux musiciens de pratiquer sans risque et sans mise en danger du public. Fanny Reyre Ménard, à la tête du pilotage du Projet PIC VIC (Protocole pour les instruments de musique face au coronavirus, Pratique instrumentale et vocale) nous en a dit plus.

Bois & cuivres © Buffet Crampon.
Fanny Reyre Ménard est Maître Artisan luthière à Nantes depuis 1988 et vice-présidente du CSFI. Elle peut, au nom de ses collègues et camarades engagés dans ce groupe interdisciplinaire de travail (depuis avril 2020), affirmer aujourd'hui qu'une pratique musicale en ces temps de coronavirus n'est pas plus dangereuse que les principaux gestes et actes de notre vie quotidienne.

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Christine Ducq
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"Respire" Un conte moderne qui traverse les airs comme un souffle magique

Johanne Humblet est funambule. Avec la Compagnie Les filles du renard pâle, elle parcourt le monde pour tendre ses câbles entre les immeubles, les monuments, les grues, elle les fait grimper, se courber en spirale, plonger dans des lacs, traverser des places, des rivières. "Le fil est le lien qui relie un point à un autre, au-dessus des frontières, des barrières, il rassemble. Un lien autant symbolique que concret", explique-t-elle. Elle tisse ainsi son parcours d'équilibriste : quelques dizaines ou quelques centaines de mètres de long et seulement 12 millimètres de diamètre.

© Les filles du renard pâle.
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