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Théâtre

"Kontakthof"… Danse et théâtre dans une expressivité à fleur de peau

"Kontakthof", Théâtre de la Ville, Paris

Pina Bausch, son nom résonne encore comme un écho artistique qui draine, depuis son premier spectacle en 1974 jusqu’à aujourd’hui, une vision artistique qui allie une expressivité corporelle presque anatomique à une émotion et un jeu théâtral teinté d’humour.



© Olivier Look.
© Olivier Look.
Pina Bausch a ce regard aiguisé qui dévoile avec acuité et gourmandise nos comportements humains. En 1978, elle créait "Kontakthof" où elle mettait à nu les rapports entre homme et femme dans des situations où la vanité, la moquerie, l’amour et la cruauté sont comme chiens et chats.

Pina Bausch, dans une démarche qui est restée étonnamment moderne, vise à l’essentiel, sans ostentation. Ce qu’elle propose est nourrit d’audace dans une chorégraphie où le mouvement, aussi anodin soit-il, n’en comporte pas moins un spectre multidimensionnel dans lequel l’humour, la grâce et les ruptures de jeu en sont la colonne vertébrale.

Pina Bausch a créé un langage chorégraphique qui a redéfinit la danse dans son rapport à la scène et à l’expressivité. Ce qui prime dans ses spectacles est une expressivité autant individuelle que collective. C’est aussi cette capacité de créer avec beaucoup d’audace et de surprise des scènes où le théâtre et la danse font cause commune.

© Olivier Look.
© Olivier Look.
Dans "Kontakthof", certains mouvements sont presque "anatomiques" avec des basculements de hanche ou de ventre. Les mouvements sont clairement marqués par la discrétion tout en étant en balance avec des gestuelles amples appuyées par des voix presque criantes.

Les scènes s’enchaînent avec bonheur. C’est joli, gracieux et humoristique. Les spectacles de Pina Bausch empruntent beaucoup au théâtre, autant dans la mise en scène que dans le jeu avec des mouvements aussi légers qu’amples, des déplacements aussi discrets et mesurés que rapides et vifs.

Le mouvement, chez tous les grands chorégraphes, de Merce Cunningham à Paul Taylor, est à la base de leur danse comme s’il était une pierre précieuse à tailler. Chez Pina Bausch, il prend son humus dans le terreau de l’émotion mais avec un vernis humoristique.

Être mu et ému, c’était le credo de Pina Bausch avec des chorégraphies comme "Kontakthof" où l’émotion est au détour de chaque mouvement. C’est superbe, virtuose et beau !

"Kontakthof"

Mise en scène et chorégraphie : Pina Bausch.
Scénographie et costumes : Rolf Borzik.
Collaboration : Rolf Borzik, Marion Cito, Hans Pop.
Avec : Pablo Aran Gimeno, Andrey Berezin, Ales Cucek, Clémentine Deluy, Silvia Farias Heredia, Scott Jennings, Ditta Miranda Jasjfi/Aida Vainieri, Barbara Kaufmann, Nayoung Kim, Daphnis Kokkinos, Eddie Martinez, Thuesnelda Mercy, Cristiana Morganti, Nazareth Panadero, Helena Pikon, Jorge Puerta Armenta, Franko Schmidt, Azusa Seyama, Julie Shanahan, Julie Anne Stanzak, Michael Strecker, Frenando Suels Mendoza, Anna Wehsarg, Paul White.
Direction des répétitions : Bénédicte Billiet, Dominique Mercy, Lutz Förster.
Collaboration musicale reprise : Matthias Burkert.
Musique : Juan Llossas, Jean Sibelius.
Durée : 2 h 50 avec entracte.

Du 11 juin au 21 juin 2013.
Du mardi au vendredi à 19 h 30 (relâche exceptionnelle le vendredi 14 juin), dimanche à 17 h.
Théâtre de la Ville, Paris 4e, 01 42 74 22 77.
>> theatredelaville-paris.com

Safidine Alouache
Mardi 18 Juin 2013

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"La petite fille de monsieur Linh" Tenter de donner une raison à la vie… à l'exil

Après déjà plusieurs années d'exploitation et de succès, Sylvie Dorliat reprend le très touchant conte de Philippe Claudel, "La petite fille de monsieur Linh", qu'elle a adapté pour la scène et qu'elle interprète. Une bonne occasion de découvrir ou de revoir ce spectacle lumineux et délicat parlant avec humanité tant de l'exil, de la mort, de la folie que de l'amitié et de l'espoir d'une nouvelle vie.

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Gil Chauveau
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Fondé en mars 2004 sur les projets de Danielle Le Pierrès (Archaos, Turbulence, Cie Goudard, Rmi-Rayazone, Cirque Plume, etc.) et de Christophe Lelarge (Cirque du Soleil, Turbulence, Cie Goudard, Rmi-Rayazone, etc.)*, le P'tit Cirk est basé dès sa création à Lannion en Bretagne. Cette implantation correspond à une démarche artistique volontaire de long terme afin d'être acteur de la vie culturelle du Trégor, de partager et de transmettre leur passion, et d'aller à la rencontre d'un public qui n'a pas forcément l'occasion ou la demande de découvrir cette forme d'approche de travail envers le cirque. Le spectacle "Les Dodos" est la sixième proposition de la compagnie.

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Gil Chauveau
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En une forme de cabaret drolatique, foutraque, jouissif et impertinent, est rendu hommage à la révolte, à l'espérance d'une toujours future révolution, au souvenir de celles qui ont eu lieu - sans malheureusement toujours beaucoup d'efficience -, à celles et ceux - communards ou soixante-huitards - qui les imaginèrent sur le terreau de folles utopies. Régis Vlachos nous offre à nouveau un insolent et hilarant éloge d'une nouvelle rébellion à inventer, nous incitant, dans le respect de nos libertés individuelles, à nous indigner encore et toujours.

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Gil Chauveau
31/08/2020