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Coulisses & Cie

Huit pièces de théâtre d'Agatha Christie éditées chez L'Œil du Prince

L'œuvre théâtrale d'Agatha Christie est très peu connue en France, ses pièces n'ayant quasiment jamais été publiées en français. C'est chose partiellement réparée avec la publication de huit textes - constituant une partie de son œuvre dramatique -, entre 2018 et 2020, aux Éditions L'Œil du Prince* dont deux, "Reconstitution" et "Le Point de rupture", le 12 novembre dernier.



"Mort sur le Nil" d'après "Meurtre sur le Nil" d'Agatha Christie, spectacle créé en avril 2018 par l'ATPCSM, Bruxelles © ATPCSM.
"Mort sur le Nil" d'après "Meurtre sur le Nil" d'Agatha Christie, spectacle créé en avril 2018 par l'ATPCSM, Bruxelles © ATPCSM.
En adaptant elle-même ses romans, Agatha Christie se révèle en dramaturge précise, maîtrisant parfaitement la tension dramatique du huis clos. Sa plume de romancière perce à travers des didascalies fournies, qui permettent de traverser les pièces comme des récits. On a pu le voir l'année dernière à La Pépinière Théâtre avec "La Souricière" mise en scène par Ladislas Chollat.

Ici, pour ces huit parutions, la traduction a été assurée par Gérald Sibleyras, auteur de quelques beaux succès dont "Un Petit Jeu sans conséquence" (co-écrit avec Jean Dell) et Sylvie Perez, journaliste et essayiste.

Gérald Sibleyras est l'auteur de nombreuses pièces : "Le Vent des peupliers", "La Danse de l'albatros", etc. Nommé quatre fois aux Molières comme meilleur auteur, il a gagné le Laurence Olivier Award de la meilleure comédie à Londres en 2006 pour l'adaptation du "Vent des peupliers". Il a reçu en 2010 le Molière de l'adaptateur pour "Les 39 marches". Gérald Sibleyras est également l'adaptateur de la pièce à succès "Des fleurs pour Algernon".

Sylvie Perez a été journaliste, notamment pour L'Express, France Inter ou encore Europe 1. Elle a publié un essai sur la relation entre l'auteur et son éditeur, "Un couple infernal", aux éditions Bartillat. Elle est également l'auteur de livres d'entretiens, avec Claude Lelouch et Georges Wilson, ainsi que de deux romans, "La Scandaleuse de Périclès" (Fayard) et "J'ai envie de tout" (Lemieux éditeur).

* L'Œil du Prince est l'une des trois éditions de la Librairie Théâtrale. Cette dernière est libraire et éditeur indépendant depuis 1852 et se consacre exclusivement au théâtre. L'Œil du Prince est sa plus jeune édition.

Parus aux Éditions L'Œil du Prince
"Meurtre sur le Nil (Murder on the Nile)", janvier 2020.
"Le Point de rupture (Towards Zero)", novembre 2020.
"Le Prix du sacrifice (A Daughter’s a Daughter)", novembre 2018.
"Reconstitution (Go Back for Murder)", novembre 2020.
"La Toile d’araignée (Spider’s Web)", novembre 2018.
"Un visiteur inattendu (The Unexpected Guest)", janvier 2020.
"Le Vallon (The Hollow)", novembre 2018.
"Verdict (Verdict)", janvier 2020.

Gil Chauveau
Vendredi 27 Novembre 2020

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© Alexandre Pupkins.
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J'ai peur de ne pas renouveler mes droits… Eux en ont la certitude

Je suis intermittente du spectacle. Ce n'est pas mon métier, mon métier, c'est comédienne. Intermittente, c'est juste mon régime d'indemnisation du chômage. C'est aussi une pratique d'emploi : je travaille à la mission, souvent avec des contrats très courts, pour différents employeurs. D'où un régime d'indemnisation adapté.

© DR.
J'exerce bien évidemment au théâtre, parfois au cinéma, à la TV ou pour la pub, souvent dans l'événementiel. Je travaille aussi régulièrement dans un lieu culturel important qui n'est pas un lieu de spectacle. Pas mal de mes collègues artistes travaillent aussi dans les parcs d'attractions et de loisir.

Pourquoi ce constat ? Parce que quel que soit le secteur où j'exerce, je travaille régulièrement avec des collègues "extras" de la restauration et de l'événementiel, des professionnels du "catering", des agents d'accueil, de sécurité, et des salariés du tourisme, embauchés à la mission, en CDDU, exactement comme moi. Comme pour moi, leurs secteurs d'activité sont à l'arrêt total. Or, eux, n'ont pas de régime spécifique. Ou plutôt, n'en ont plus (1).

Avec la crise que nous vivons, j'ai bénéficié d'une mesure de maintien de mes droits. Elle est ce qu'elle est, elle est imparfaite, mais l'"année blanche" me garde la tête hors de l'eau jusqu'en août 2021.

Eux, comptent les jours sans travail, pas simplement pour "refaire leurs heures", mais parce que chaque jour qui passe est un capital (2) qui s'effrite - quand ils n'ont pas déjà eu la malchance de perdre leurs indemnités avant la crise, suite à la réforme monstrueuse de 2019 (3). Leur indemnité chômage s'épuise sans se recharger depuis 10 mois. Pour beaucoup d'entre eux, c'est déjà le RSA.

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