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CédéDévédé

Hey Hey My My : Les balades aguicheuses made in Merryland

Archives Sorties CD 2007

Une rencontre estudiantine à Bordeaux et un premier groupe rock, The Migraine Institute, puis la "montée" à Paris et le passage par le punk rock avec la création de British Hawaï... Mais nos deux compères, Julien Garnier et Julien Gauthier, ayant quelques titres pop dans leur besace... décident de créer Hey Hey My My. Une signature plus tard avec le petit label Sober & Gentle et voici leur tout premier album !



Hey Hey My My : Les balades aguicheuses made in Merryland
Une friandise pour les oreilles. Orchestration fine, instrumentation ciselée, clarté, voire limpidité, du son, voix aérienne mais sans rien de surannée, mélodies gourmandes qui nourrissent avec bonheur notre mémoire auditive… Bref, ″Hey Hey My My″ nous offre un petit bijou ″épatant″, quasi parfait, en guise de premier album. C’est évident… Les deux créateurs de ce groupe, Julien Garnier et Julien Gauthier, après s’être nourris de Queen, de Pixies, Jimmy Page, etc., et de l’univers folksongs de Neil Young, ont parfaitement digéré cet héritage pour nous concocter un album envoûtant avec des chansons magiques à l’image de ″Merryland″, ″I need some time″, ″Belle & Julian″, Poison″, etc. Voilà un premier opus qu’on est pas prêt d’oublier et qui n’est pas sans nous rappeler les mélodies entêtantes (au bon sens du mot !) de certains groupes (à quatre têtes) très british ou de la west coast américaine. Non, je ne donnerai pas de nom… Écoutez plutôt ce petit bijou musical aux multiples notes charmeuses…

● CD Hey Hey My My "Too Much Space". Sortie 04/07.
Réf. : SOB CD 004 - Sober & Gentle/Discograph.

Vidéo : "I need some time", Hey Hey My My © 2007 Sober & Gentle


Gil Chauveau
Lundi 30 Avril 2007

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Ouverte en septembre 2023, cette nouvelle salle finit sa saison en rendant hommage à celle qui lui a donné son nom : Maria Casarès. Une salle citadine née de la volonté des deux codirecteurs de la Maison Maria Casarès, Matthieu Roy et Johanna Silberstein. C'est dans les anciennes écuries de la caserne de Poitiers que deux grandes salles voûtées abritent maintenant ce nouveau lieu destiné à présenter au public tourangeau une programmation hivernale (et donc plus confortable) qui vient en complément des activités de la maison mère d'Alloue.

© Solotiana.
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Bruno Fougniès
18/06/2024
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"Mon Petit Grand Frère" Récit salvateur d'un enfant traumatisé au bénéfice du devenir apaisé de l'adulte qu'il est devenu

Comment dire l'indicible, comment formuler les vagues souvenirs, les incertaines sensations qui furent captés, partiellement mémorisés à la petite enfance. Accoucher de cette résurgence voilée, diffuse, d'un drame familial ayant eu lieu à l'âge de deux ans est le parcours théâtral, étonnamment réussie, que nous offre Miguel-Ange Sarmiento avec "Mon petit grand frère". Ce qui aurait pu paraître une psychanalyse impudique devient alors une parole salvatrice porteuse d'un écho libératoire pour nos propres histoires douloureuses.

© Ève Pinel.
9 mars 1971, un petit bonhomme, dans les premiers pas de sa vie, goûte aux derniers instants du ravissement juvénile de voir sa maman souriante, heureuse. Mais, dans peu de temps, la fenêtre du bonheur va se refermer. Le drame n'est pas loin et le bonheur fait ses valises. À ce moment-là, personne ne le sait encore, mais les affres du destin se sont mis en marche, et plus rien ne sera comme avant.

En préambule du malheur à venir, le texte, traversant en permanence le pont entre narration réaliste et phrasé poétique, nous conduit à la découverte du quotidien plein de joie et de tendresse du pitchoun qu'est Miguel-Ange. Jeux d'enfants faits de marelle, de dinette, de billes, et de couchers sur la musique de Nounours et de "bonne nuit les petits". L'enfant est affectueux. "Je suis un garçon raisonnable. Je fais attention à ma maman. Je suis un bon garçon." Le bonheur est simple, mais joyeux et empli de tendresse.

Puis, entre dans la narration la disparition du grand frère de trois ans son aîné. La mort n'ayant, on le sait, aucune morale et aucun scrupule à commettre ses actes, antinaturelles lorsqu'il s'agit d'ôter la vie à un bambin. L'accident est acté et deux gamins dans le bassin sont décédés, ceux-ci n'ayant pu être ramenés à la vie. Là, se révèle l'avant et l'après. Le bonheur s'est enfui et rien ne sera plus comme avant.

Gil Chauveau
05/04/2024
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"Un prince"… Seul en scène riche et pluriel !

Dans une mise en scène de Marie-Christine Orry et un texte d'Émilie Frèche, Sami Bouajila incarne, dans un monologue, avec superbe et talent, un personnage dont on ignore à peu près tout, dans un prisme qui brasse différents espaces-temps.

© Olivier Werner.
Lumière sur un monticule qui recouvre en grande partie le plateau, puis le protagoniste du spectacle apparaît fébrilement, titubant un peu et en dépliant maladroitement, à dessein, son petit tabouret de camping. Le corps est chancelant, presque fragile, puis sa voix se fait entendre pour commencer un monologue qui a autant des allures de récit que de narration.

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Toute la puissance créative du comédien déborde de sincérité et de vérité avec ces deux éléments. Nul besoin d'une couronne ou d'un crucifix pour interpréter un roi ou Jésus, il nous le montre en utilisant un large spectre vocal et corporel pour incarner son propre personnage. Son rapport à l'espace est dans un périmètre de jeu réduit sur toute la longueur de l'avant-scène.

Safidin Alouache
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