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2/11/2011 au 22/01/2012, Vingtième Théâtre, Paris, "La Sublime revanche"

Strass, paillettes, bas de soie, gambettes satinée et décolletés pigeonnants… Dans une fable musicale à plumes pour huit show-girls en grève ! Metteur en scène et musicien, Camille Germer est tombé dans le chaudron magique de la comédie musicale tout petit et, après "La Flûte enchantée (2001), "Suzanne" (2002) et "Les Muses" (2009), il nous offre un nouveau show pétillant nous contant l'histoire de ce qui aurait pu être le 1er syndicat féministe de danseuses de cabaret...



2/11/2011 au 22/01/2012, Vingtième Théâtre, Paris, "La Sublime revanche"
En 1973, un groupe de jeunes femmes, danseuses dans différents cabarets parisiens, fondait un syndicat aux ambitions manifestement féministes pour relever certaines valeurs dans l’exercice de leur travail et se réapproprier corps et spectacle. Ce projet eut pour conséquence le licenciement de chacune d’elles. À l’époque, cette mésaventure ne fit aucun bruit.

Un an plus tard, ces danseuses se retrouvèrent pour monter leur propre revue. Ce spectacle fit salle comble et scandale durant trois mois, au Théâtre du Soupirail, à Paris. "La Sublime revanche" est une reconstitution de cette revue.

De ce fait divers - on ne saura jamais s’il est fiction ou réalité - surgit le prétexte à se parer de plumes et de strass. Menée par une conscience commune (la voix de la SNCF), huit comédiennes, non rompues aux disciplines du music-hall, pervertissent cet univers très calibré pour en faire émerger à la fois leur singularité et leur normalité.

"Un spectacle se profile pour moi comme l’allégorie d’une vie. Voilà le propre du spectacle vivant : ne jamais s’arrêter, et entretenir le mouvement perpétuel, comme le veut la constante évolution de toute chose vivante. (…) Dans sa débauche de clinquant, le music-hall fascine car il nous fait préférer l’illusion au réel. A l’image de l’individu qui se construit de ce dont il se remplit à travers la vie, j’aime l’idée de pouvoir mettre ce qu’on veut dans ce qui est creux. (…) La scène du music-hall ne connaît pas le quatrième mur. On y est soi, avec ce qu’on tronque ou ce qu’on magnifie de soi. Par ailleurs, ce genre relève le défi d’approcher au plus près l’excellence de la scène, de l’artifice étincelant, du factice, de l’exacerbation des sens par l’extravagance de ce qui chatoie et nous fait miroiter nos rêves les plus abstraits de la beauté et du féminin. Comme si, au bout de la scène, en haut de l’escalier, se trouvait la Déesse Mère. Et au music-hall, on refoule la mort, on l’ignore."
Camille Germser

Les 8 girls de "La Sublime revanche" © Cedric Roulliat.
Les 8 girls de "La Sublime revanche" © Cedric Roulliat.
Conception, musique et mise en scène : Camille Germser.
Les Girls : Ana Benito, Elodie Colin, Sahra Daugreilh, Barbara Galtier, Raphaële Germser, Laure Giappiconi, Rafaële Huou, Julie Morel.
Le maître de cérémonie : Roger Germser.
Et la voix de Simone Herault.
Lumières : Sébastien Dumas.
Son : Michaël Selam.
Costumes : Armindo Faustino, Marie-Frédérique Fillion.
Maquillages et perruques : La Boulangerie.
Parures et plumes : Zaza da Fonseca.

Spectacle du 2 novembre 2011 au 22 janvier 2012.
Du mercredi au samedi à 21 h 30, dimanche à 17 h 30.
Vingtième Théâtre, Paris 20e, 01 43 66 01 13.
>> www.vingtiemetheatre.com

Annonce
Lundi 7 Novembre 2011

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J'ai peur de ne pas renouveler mes droits… Eux en ont la certitude

Je suis intermittente du spectacle. Ce n'est pas mon métier, mon métier, c'est comédienne. Intermittente, c'est juste mon régime d'indemnisation du chômage. C'est aussi une pratique d'emploi : je travaille à la mission, souvent avec des contrats très courts, pour différents employeurs. D'où un régime d'indemnisation adapté.

© DR.
J'exerce bien évidemment au théâtre, parfois au cinéma, à la TV ou pour la pub, souvent dans l'événementiel. Je travaille aussi régulièrement dans un lieu culturel important qui n'est pas un lieu de spectacle. Pas mal de mes collègues artistes travaillent aussi dans les parcs d'attractions et de loisir.

Pourquoi ce constat ? Parce que quel que soit le secteur où j'exerce, je travaille régulièrement avec des collègues "extras" de la restauration et de l'événementiel, des professionnels du "catering", des agents d'accueil, de sécurité, et des salariés du tourisme, embauchés à la mission, en CDDU, exactement comme moi. Comme pour moi, leurs secteurs d'activité sont à l'arrêt total. Or, eux, n'ont pas de régime spécifique. Ou plutôt, n'en ont plus (1).

Avec la crise que nous vivons, j'ai bénéficié d'une mesure de maintien de mes droits. Elle est ce qu'elle est, elle est imparfaite, mais l'"année blanche" me garde la tête hors de l'eau jusqu'en août 2021.

Eux, comptent les jours sans travail, pas simplement pour "refaire leurs heures", mais parce que chaque jour qui passe est un capital (2) qui s'effrite - quand ils n'ont pas déjà eu la malchance de perdre leurs indemnités avant la crise, suite à la réforme monstrueuse de 2019 (3). Leur indemnité chômage s'épuise sans se recharger depuis 10 mois. Pour beaucoup d'entre eux, c'est déjà le RSA.

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