La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.



Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager
À l'affiche

● Avignon Off 2019 ● Pierre de patience par la Compagnie L’Échappée

Dans Kaboul bombardée, une jeune femme veille son mari, un héros de la guerre, plongé dans le coma. Face à ce corps inerte d’un mari qui n’a pas su l'aimer, impuissante et solitaire, elle libère peu à peu une parole, qui, par-delà les peines et les injustices, ose s’aventurer jusqu’à l’affirmation de soi et l’incandescence du désir.



© Amin Toulors.
© Amin Toulors.
La voix de cette femme va ainsi explorer des espaces interdits jusqu’à pénétrer les zones enfouies de son désir féminin étouffé et s’imposer comme détentrice d’une puissance libératrice.

Trois actrices et une musicienne s’emparent au plateau de "Syngué sabour" d’Atiq Rahimi et donnent corps à la richesse, à la beauté de sa langue.

Dans une mise en scène haletante, cette polyphonie féminine confère à Pierre de patience l'universalité d'une parole de femme souvent contrainte ou réprimée. Une parole qui échappe, trahit, dévoile et libère.

Un véritable hymne à l’amour et à la liberté !

"Une pièce coup de poing !"
France 3

"Le public retient son souffle… Une majestueuse prestation !"
Le Courrier Picard

Texte : d'après "Syngué sabour" d’Atiq Rahimi (Prix Goncourt 2008, Editions P.O.L.).
Mise en scène : Didier Perrier.
Assistant à la mise en scène : Thibaut Mahiet.
Avec : Dominique Bouché, Hélène Cauët, Christelle Ferreira.
Musique au plateau : Chantal Laxenaire.
Lumière : Jérôme Bertin.
Scénographie : Olivier Droux.
Chorégraphie : Xavier Lot.
Costumes : Sophie Schaal.
A partir de 14 ans.
Durée : 1 h 15.
Diffusion : Marion Sallaberry.
Par la Compagnie L’Échappée.
>> compagnie-lechappee.com
compagnielechappee@club-internet.fr

● Avignon Off 2019 ●
Du 5 au 28 juillet 2019.
Tous les jours à 16 h 55.
Relâche le mercredi.

Espace Alya
31 bis, rue Guillaume Puy, Avignon.
Réservations : 04 90 27 38 23.
>> alyatheatre.com

Soutiens : Ministère de la Culture/Drac Hauts-de-France, Ministère de l’Éducation nationale/Rectorat d’Amiens, Région Hauts-de-France, Conseils départementaux de l’Aisne et de l'Oise, Villes de Montataire et Saint-Quentin, et la SPEDIDAM.

© Amin Toulors.
© Amin Toulors.

Annonce
Mercredi 5 Juin 2019

Nouveau commentaire :

Théâtre | Danse | Concerts & Lyrique | À l'affiche | Cirque & Rue | Humour | Festivals | Pitchouns | Paroles & Musique | Avignon 2017 | Avignon 2018 | CédéDévédé | Trib'Une | RV du Jour | Pièce du boucher | Coulisses & Cie | Coin de l’œil | Archives | À l'affiche bis








À découvrir

Si Louise Michel m'était contée… Cabaret peu orthodoxe sur l'art de la rébellion !

"Cabaret Louise", Théâtre Le Funambule Montmartre, Paris

Reprise Grandes ignorées de nos scolarités boutonneuses, la Commune et sa compagne Louise Michel sont tirées du passé et ici convoquées à une célébration festive et effrontée, bâtie sur un cinquantenaire soixante-huitard bienfaisant, où se réunissent de manière intempestive, ou pas, Rimbaud, Hugo, Léo et Théophile Ferré, Louise Attaque, Johnny Hallyday, Jules Ferry et Adolphe Thiers, etc., prenant vie grâce aux joyeux jeux virtuoses de Charlotte Zotto et Régis Vlachos.

Si Louise Michel m'était contée… Cabaret peu orthodoxe sur l'art de la rébellion !
En une forme de cabaret drolatique, foutraque, jouissif et impertinent, est rendu hommage à la révolte, à l'espérance d'une toujours future révolution, au souvenir de celles qui ont eu lieu - sans malheureusement toujours beaucoup d'efficience -, à celles et ceux - communards ou soixante-huitards - qui les imaginèrent sur le terreau de folles utopies. Régis Vlachos nous offre à nouveau un insolent et hilarant éloge d'une nouvelle rébellion à inventer, nous incitant, dans le respect de nos libertés individuelles, à nous indigner encore et toujours.

Cet hommage audacieux et - forcément - libertaire est associé subtilement, dans un intelligent second plan et en un judicieux contrepoint, à nos désespérantes actualités. Et, tour de force réussi, est généré, en complément inattendu et croustillant, une approche de mise en abyme conjugale du couple tentant de représenter le spectacle tout en l'interrompant de tempétueuses disputes, de tentatives de réconciliation… ou de négociation de définitive séparation... Instillant ainsi dans tous les tiroirs narratifs, une revendication féminine et féministe émanant historiquement de Louise Michel et, dans une contemporanéité militante, celle de la femme d'aujourd'hui que sont les comédiennes Charlotte Zotto et Johanna Garnier.

Gil Chauveau
22/01/2019
Spectacle à la Une

"Cassandra", cruauté et infinie tendresse pour conter le métier de comédienne

La chronique d'Isa-belle L

"Cassandra", C majuscule s'il vous plaît. Pas uniquement parce que c'est un prénom qui, aussi, introduit une phrase ou parce que c'est le titre du spectacle, mais parce que Cassandra, qu'elle soit moderne ici, mythique là-bas, mérite en capitale (C) cette jolie troisième lettre de l'alphabet à chaque recoin de mon papier. La lettre "C" comme Cassandra et comme le nom de famille de l'auteur. Rodolphe Corrion.

Deux C valent pour un troisième : Coïncidence. L'auteur, masculin, très habile répondant au nom de "Corrion" a écrit pour une comédienne à multiples facettes ce seul(e) en scène. Nous voilà à 3 C et trois bonnes raisons d'aller découvrir et applaudir ce spectacle mené de main de maîtresse par la comédienne Dorothée Girot. Jolie blonde explosive, sincère et talentueuse.

Inspiré du mythe de Cassandre, Rodolphe Corrion nous propose aujourd'hui, dans son texte à l'humour finement brodé, un personnage - Théodora -, comédienne enchaînant les castings avec peine, se retrouvant d'ailleurs en intro de spectacle, face à une conseillère Pôle Emploi. Excellent moment et monologue réjouissant. Théodora sent que quelque chose va se produire dans la vie de cette conseillère, quelque chose de… bah ! Oui. Il va se passer quelque chose… elle l'avait sentie, on ne l'a pas écoutée puis… la conseillère, elle ne l'a plus jamais revue.

Isabelle Lauriou
27/03/2019
Sortie à la Une

"An Irish Story" Une histoire des Irlandais, ces derniers bardes

"An Irish Story", Théâtre de Belleville, Paris

Son grand-père Peter 0'Farrel a disparu sans laisser d'adresse. Dans "An irish story", Kelly Rivière, la petite fille, est partie en quête puisque sa mère Margaret n'a pas voulu révéler le secret de la famille. Volubile, Kelly raconte sur scène ce qui devient vite, par elle et pour elle, une épopée. Don ou atavisme familial ? Au spectateur de décider mais il est comblé devant le collier de perles théâtrales qui lui est présenté.

Trimballé de Lyon à Dublin via Londres. Au départ, Kelly s'y prend un peu, faussement, gauchement, par un timide stand up mais l'histoire accroche. Il y a la personnalité de cet aïeul "so Irish" rejoignant étonnamment Londres pour reconstruire la ville dévastée par la guerre, qui a eu une fille, et a disparu comme bien d'autres… Disparus dans une mer d'alcool ? Peut-être… Que peut-on attendre de ces diables d'hommes, seuls garçons de fratries de filles (nombreuses) et eux–mêmes géniteurs de légendes…

À mesure que l'histoire avance, le récit devient dialogue. Le personnage est de plus en plus échauffé, de plus en plus passionné. Comme ébrié. Des paroles prises sur le vif, des personnages incarnés. Les accents à couper au couteau, ces îles de par delà la Manche ou le channel, de la mer d'Irlande Muir Éireann ou Irish sea, les rituels de la "cup of Tea", de la Guinness, la mère, les cousines, les voisins, le pub, tout y passe.

Jean Grapin
14/05/2019