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À l'affiche

● Avignon Off 2019 ● Le Dernier Ogre par la Cie Le Cri de l'Armoire

Entre slam, concert et live painting, une mise en abîme de la figure de l'ogre traversée par le récit d'une famille d'aujourd'hui.



© Philippe Remond.
© Philippe Remond.
Face A : un ogre raconte, l'irruption de sept garçons dans sa maison. Face B : un homme explique sa décision de partir de la ville avec sa famille, pour tenter un changement radical de mode de vie. Les deux histoires se télescopent et font apparaître une motivation sournoise : la faim.

"Si l'amour de tes filles ne calme pas ta forge, il en naîtra la lame qui tranchera nos gorges."

Extraits de Presse :
"Le Dernier Ogre nous embarque dans les courbes dangereuses d'un monde à dimensions multiples. Un monde puissant, radical, à la fois grave et railleur, concret et onirique. (…) Ces interrogations nous interpellent. Elles ouvrent des pans entiers de réflexions, viennent éclairer quelques impensés et bousculer des évidences." Manuel Piolat Soleymat, La Terrasse (02/2019)

© Philippe Remond.
© Philippe Remond.
"Avec une virtuosité que l'on trouvait déjà dans "Paradoxal", une de leurs créations précédentes, Marien Tillet et Samuel Poncet parviennent à distiller l'angoisse au compte-goutte, sans qu'on y prenne vraiment garde. C'est la bonne foi qui déraille, l'humanité qui se grippe, jusqu'à l'irréparable." Audrey Santacroce, I/O gazette (02/2019)

"Le Dernier Ogre est un spectacle exceptionnel, qui fait entrer Marien Tillet dans la cour des très grands. Il entre dans la catégorie de ces artistes qui arrivent à vous faire éprouver des émotions qui vont vous laisser pantois, bluffé, de ces artistes dont on a envie de voir et revoir le spectacle." Guillaume d'Azemar de Fabregues, jenaiquunevie.com (02/2019)

Mise en scène, écriture et récit : Marien Tillet.
Scénographie et live painting : Samuel Poncet.
Composition musicale et guitare : Mathias Castagné.
Création sonore et régie générale : Simon Denis.
Régie en alternance : Pierre-Alain Vernette.
Création 2019.

Texte publié partiellement aux éditions CMDE sous le titre "Ogre".
Durée : 1 h.
Théâtre-Musique à partir de 13 ans.
Par la Cie Le Cri de l’Armoire.
>> lecridelarmoire.fr

● Avignon Off 2019 ●
Du 5 au 26 juillet 2019.
Tous les jours à 14 h 45.
Relâche : 10 et 17 juillet.

11 • Gilgamesh Belleville
Salle 2,
11, bd Raspail, Avignon
Réservations : 04 90 89 82 63.
Tarifs : 20 € - 14 € - 8 €.
>> 11avignon.com

Tournée 2019/2020
27 juin 2019 : Culture commune - Scène nationale du Bassin Minier du Pas de-Calais (62).
15 octobre 2019 : La Canopée, Ruffec (16).
4 février 2020 : La Mouche, Saint-Genis-Laval (69).

>> Bande annonce

Annonce
Lundi 17 Juin 2019

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"Ma B.O. en couleurs" Silvano Jo… J'ai la mémoire qui chante…

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© Laurence Guenoun.
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Isabelle Lauriou
05/02/2021
Spectacle à la Une

"Hamlet", encore et toujours dans une "mise en je" de Gérard Watkins

L'ombre fantomatique du vieux Roi légendaire n'est pas prête à laisser en paix les générations qui se suivent, tant les interrogations posées par William Shakespeare sont d'une historicité atemporelle. Désirs de pouvoir et de sexe intimement reliés l'un à l'autre pour les rendre consanguins, trahison et fidélité à un moi idéal déposé en soi par les vœux des pères, guerres des sexes et guerres intestines ou intracommunautaires se recouvrant à l'envi, ce magma incandescent parle en nous comme une matière en fusion à jamais constitutive de l'humain.

© Alexandre Pupkins.
L'auteur et metteur en scène d'"Ysteria", présentée naguère sur ce même plateau du TnBA, s'attaque avec une frénésie palpable à ce monument de littérature. Après avoir minutieusement traduit le texte original pour, tout en en préservant l'authenticité, y injecter dans les plis du discours ses propres motifs, Gérard Watkins propose trois heures et plus d'effervescence permanente. Endossant lui-même le rôle du fratricide et régicide Claudius, il donne le tempo de sa scansion décalée présidant à sa manière si particulière de faire "entendre" le vers shakespearien retraduit.

Collant sinon à la lettre du moins à l'esprit de son illustre prédécesseur, il s'affranchit de la loi des genres pour proposer indistinctement à des femmes les rôles d'hommes et vice-versa. Ainsi le rôle-titre est-il confié non sans un certain bonheur à la tragédienne née qu'est Anne Alvaro, usant avec subtilité des gammes de sa sensibilité à fleur de peau, à la fois hardie et fragile, pour réifier les affres vengeresses du jeune Hamlet. À ceci près cependant que la grande différence d'âge qui la sépare de son personnage peut rendre moins crédible le statut d'Hamlet dont le jeune âge n'est pas étranger à sa problématique au lien paternel et maternel.

Yves Kafka
15/01/2021
Sortie à la Une

J'ai peur de ne pas renouveler mes droits… Eux en ont la certitude

Je suis intermittente du spectacle. Ce n'est pas mon métier, mon métier, c'est comédienne. Intermittente, c'est juste mon régime d'indemnisation du chômage. C'est aussi une pratique d'emploi : je travaille à la mission, souvent avec des contrats très courts, pour différents employeurs. D'où un régime d'indemnisation adapté.

© DR.
J'exerce bien évidemment au théâtre, parfois au cinéma, à la TV ou pour la pub, souvent dans l'événementiel. Je travaille aussi régulièrement dans un lieu culturel important qui n'est pas un lieu de spectacle. Pas mal de mes collègues artistes travaillent aussi dans les parcs d'attractions et de loisir.

Pourquoi ce constat ? Parce que quel que soit le secteur où j'exerce, je travaille régulièrement avec des collègues "extras" de la restauration et de l'événementiel, des professionnels du "catering", des agents d'accueil, de sécurité, et des salariés du tourisme, embauchés à la mission, en CDDU, exactement comme moi. Comme pour moi, leurs secteurs d'activité sont à l'arrêt total. Or, eux, n'ont pas de régime spécifique. Ou plutôt, n'en ont plus (1).

Avec la crise que nous vivons, j'ai bénéficié d'une mesure de maintien de mes droits. Elle est ce qu'elle est, elle est imparfaite, mais l'"année blanche" me garde la tête hors de l'eau jusqu'en août 2021.

Eux, comptent les jours sans travail, pas simplement pour "refaire leurs heures", mais parce que chaque jour qui passe est un capital (2) qui s'effrite - quand ils n'ont pas déjà eu la malchance de perdre leurs indemnités avant la crise, suite à la réforme monstrueuse de 2019 (3). Leur indemnité chômage s'épuise sans se recharger depuis 10 mois. Pour beaucoup d'entre eux, c'est déjà le RSA.

Rébecca Dereims, Comédienne
19/02/2021