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● Avignon Off 2017 ● "Jeu de piste", fantaisie philosophico-onirique

Cet homme qui cherche son chemin dans le noir, est-il le seul survivant d’un cataclysme, ou a-t-il émergé du cliquetis de la machine à écrire entendu auparavant ? Voilà que, dans la lumière, c’est sous l’aspect de l’écrivain au travail qu’il paraît.



© Alejandro Guerrero.
© Alejandro Guerrero.
Très vite, pourtant, le récit qu’il compose fait place à ses propres interrogations existentielles. La figure féminine qui vient, qui va, est-elle réelle ou fantasmée ? Allez savoir ! Mais alors, celui qui plonge dans ses rêves, tout en interprétant des bribes de l’ouvrage en gestation, est-il le créateur, ou sa création ? Quand, submergé par son imaginaire, l’écrivain se confondra ouvertement avec ses personnages, les spectateurs auront la réponse, et fabriqueront l’histoire selon leur ressenti.

A la lecture des romans de Jean Rigaud, "Cavaliers Seuls", ce qui m'a frappé, c'est la puissance de l'écriture. Jean Rigaud nous propose une expérience à plusieurs niveaux : Nous ancrer le corps dans le réel de notre vie, et la tête dans un monde parallèle qui oscille entre onirisme et conte philosophique millénaire. Ce qui au premier abord peut être très déroutant pour le lecteur ; mais au fil des romans, on se rend compte qu'il nous propose une autre lecture, de l'ordre de l'expérience mystique et chamanique.
Ce que j'ai voulu garder dans ma mise en scène de "Jeu de Piste", c'est cette expérience sensorielle.
David Le Roch.

"Jeu de piste"

Fantaisie philosophico-onirique
Textes : Jean Rigaud.
Choix des textes : Eva Barbuscia.
Mise en scène : David Le Roch.
Avec : Emilie Chevrillon, David Le Roch.

● Avignon Off 2017 ●
Du 6 au 30 juillet 2017.
Théâtre du Vieux Balancier,
2, rue d’Amphoux, Avignon.
Tous les jours à 16 h 30 (relâche les 12, 19 et 26 juillet).
Réservations : 06 67 95 00 51.
>> levieuxbalancier.com

Annonce
Mardi 6 Juin 2017

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À découvrir

"Une chambre en Inde"… contre tous les intégrismes !

"Une chambre en Inde", Théâtre du Soleil, Paris

Reprise Ariane Mnouchkine traite de la place du théâtre dans un monde marqué par les guerres, le terrorisme et un populisme d'exclusion qui rend service à celui-ci. Et elle y répond avec humour et passion.

Cornélia (Hélène Cinque) fait partie d'une troupe dont le directeur, M. Lear, a été appréhendé par la police indienne après être monté, nu, sur la statue du Mahatma Gandhi et avoir crié "Artaud". Il avait "pété les plombs" suite aux attentats du 13 novembre 2015 à Paris. Du personnage, de son nom et de son acte, tout est passé à travers le prisme du théâtre ainsi que ses coulisses et ses questionnements.

Cela se passe dans une chambre en Inde où se trouve Cornélia, souvent allongée. Difficile de démêler ce qui est en dehors, de ce qui est en dedans, de ce qui est de l'imagination ou de la réalité. Tout est imbriqué. Monde et événements s'y logent faisant de ce lieu une incarnation de l'esprit du personnage.

La pièce est une œuvre collective construite autour d'improvisations. Mnouchkine se demandait "comment aujourd'hui raconter le chaos d'un monde devenu incompréhensible ? Comment raconter ce chaos sans y prendre part, c'est-à-dire sans rajouter du chaos au chaos, de la tristesse à la tristesse, du chagrin au chagrin, du mal au mal ?".

Safidin Alouache
03/12/2017
Spectacle à la Une

Lou Casa… Une nouvelle résonance, étonnamment actuelle, pour les chansons de Barbara

Il n'est jamais aisé de s'approprier et d'interpréter des chansons créées, portées, sublimées par des artistes tels que Barbara. Mais là où beaucoup échouèrent, Lou Casa et son chanteur Marc Casa relèvent le défi avec brio et donne une lecture étonnante, poignante et incroyablement juste de six morceaux choisis de la Dame en noir.

Lou Casa… Une nouvelle résonance, étonnamment actuelle, pour les chansons de Barbara
Lou Casa, c'est deux frères, l'un au chant (Marc), l'autre au piano (Fred) et un bassiste (Julien Aeillon)… issus d'un collectif (à géométrie variable : 3 à 10 membres) qui travaillent sur des créations tant musicales (chansons, musiques improvisées) qu'expérimentales où peuvent s'associer danse, slam, poésie, vidéo, etc. Ici, après différentes productions, dont "Barbara, Quinze ans" en novembre 2012 qui initiera en 2014 le projet "Chansons de Barbara", ils décident de coucher six interprétations sur un CD intitulé "À ce jour" dont on espère que d'autres suivront.

Marc Casa donne une intonation particulière aux mots de Barbara (1), de Brel (2), de Françoise Lo (3) ou de Georges Bérard (4), portant avec élégance une certaine fêlure dans la voix qui amplifie l'émotion exprimée, la fragilité sous-tendue. En même temps, le grain légèrement rugueux donne la force et l'énergie au chant, imprimant la trame musicale soutenue par la basse toute en rythmique associée au piano percussif, notamment dans le sublime "Perlimpinpin" presque guerrier, revendicatif… Le clip est d'ailleurs très révélateur et significatif de l'interprétation choisie, exprimée par Lou Casa. Voix parlée chuchotée, prenant doucement de l'amplitude. Derrière le piano roule les notes en une rivière sautillante mi-tango mi-reggae, appuyant certains mots scandés par Marc Casa.

Gil Chauveau
04/12/2017
Sortie à la Une

Toute recherche sur la condition de l'homme passe nécessairement par l'épreuve du rire

"Dieu est mort", Théâtre de la Contrescarpe, Paris

Reprise Quarante ans de présence maternante de la mère, et de fables apprises soumises à l'épreuve de vérité de la vie, vingt ans de psychanalyse et autant d'enseignement difficultueux, les deuils et les amours n'auront pas suffi.

Toute recherche sur la condition de l'homme passe nécessairement par l'épreuve du rire
L'homme décrit par Régis Vlachos est toujours assailli par le doute terrible, asséné avec aplomb. Un doute sur lequel s'amoncelle tout un faisceau de présomptions de preuves mais toujours évacué (?)par un ange gardien pas loin. Dieu est mort.

Avec ses trois bouts de ficelle tirés du cabaret, toujours en marge du branquignol avec un sens du bricolage et du dérisoire assumé, le spectacle installe la convention de la scène et sa fiction. La détruit instantanément. Régis Vlachos enfile les scènes comme autant d'épisodes d'une conscience en chemin vers elle-même.

Qui avance sans jamais se moquer sinon d'elle-même. Dans "Dieu est mort", l'homme rit de ses propres errances C'est pourquoi le rire est spontané car chacun y reconnaît les siennes. Cela est théâtre. Et du bon. Thérapique. Cathartique.

Ce théâtre fait comprendre que le rire étant le propre de l'homme, toute recherche sur sa condition en passe nécessairement au final par l'épreuve du rire. En partage. L'on peut déguster, en famille, entre amis, ce spectacle qui donne à chacun le chemin de l'humour.

Jean Grapin
19/12/2016