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Théâtre

● Avignon Off 2016 ● "Touchée par les fées", tout à la fois en simplicité et sophistication

"Touchée par les fées", Le Petit Louvre, Avignon

Quand Ariane Ascaride arrive sur scène, elle est rigolote. Avé son assent et sa cotte d'ouvrier. Mais quand elle salue, à la fin du spectacle "Touchée par les fées", elle est Belle…



© Jean-Louis Fernandez.
© Jean-Louis Fernandez.
C'est qu'elle a des raisons de l'être. Sur scène, la comédienne se montre sûre de son métier et rigoureuse dans ses effets. Attentive. Généreuse. Elle est une comédienne qui montre qu'elle aime son métier et son public.

Dans "Touchée par les fées", elle déroule le fil du récit de sa vie que Marie Desplechin a su mettre en bouche en un pastis joyeux. Il y a Marseille, son père italien et résistant, ses deux frères, et la troupe amateur des Quatre vents issue elle aussi de la Résistance. Pagnol et Brecht.

Et puis ses rêves de petites filles. Danser comme Noureev et jouer Puck… C'est toute une vie racontée comme en une confidence, en toute simplicité et franchise. Une enfance jamais vraiment perdue retrouve intensité.

Soutenue dans son spectacle par le chorégraphe Thierry Thieû Niang, Ariane Ascaride lance des arabesques et Ariane est Puck.

Dans la simplicité du plaisir, le spectateur croit aux bonnes fées, de celles qui font émerger la Beauté et les sentiments. Le goût de l'Art dans sa simplicité et sa sophistication.

"Touchée par les fées"

© Jean-Louis Fernandez.
© Jean-Louis Fernandez.
Texte : Marie Desplechin.
Mise en scène : Thierry Thieu Niang.
Avec : Ariane Ascaride.
Éclairagiste : Jimmy Boury.
Costumière : Merima Trailovic, Lucie Mestre.
À partir de 10 ans.
Durée : 1 heure.
Production Les Petites Heures.

● Avignon Off 2016 ●
Du 7 au 30 juillet 2016.
Petit Louvre, Chapelle des Templiers,
3, rue Félix Gras.
Tous les jours à 16 h 35.
Relâche les 12 et 19 et 26 juillet.
Tél. : 04 32 76 02 79.
>> theatre-petit-louvre.fr

Jean Grapin
Samedi 16 Juillet 2016

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Jean Grapin
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Ah le foot, le foot, le foot… Oui, mais en version féminine, pour une étonnante aventure humaine
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Gil Chauveau
06/12/2019
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Mais comment s'étonner que cette manière de mettre en scène l'écriture de Shakespeare, lui qui n'a jamais cessé d'introduire dans la plupart de ses pièces, un fou, un bouffon, un clown ou un personnage tiré de la simplicité du peuple qui avec ses mots simples, ose dire ce que les autres n'osent pas. En cela, les deux clowns de cette histoire sont des passeurs entre ces héros tragiques et le public.

Bruno Fougniès
11/02/2020