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● Avignon Off 2016 ● "Ah ! Anabelle"

Louis Beaugosse est heureux, c‘est le jour de son mariage avec Anabelle, il vient la chercher chez elle pour la cérémonie. Dans l’appartement : horreur… Sa promise n’est pas là, Louis se retrouve face aux deux sœurs d’Anabelle qu‘il ne connaît pas. Elles sont bizarres, très bizarres, elles le dévorent des yeux. Louis échappera-t-il aux deux ogresses et retrouvera-t-il son aimée ?



© DR.
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Mise en scène physique inspirée du cinéma américain de thriller, Bastien Crinon nous emmène dans cet univers grinçant et drôle. Un vaudeville inquiétant, pétris de contes, où l’on rit de nos peurs…

Dans cette pièce de Catherine Anne, se trouve de nombreuses références à tous les contes populaires : évocateurs de personnages aux noms terribles, aux images marquantes et grotesques. Ces clins d’œil liés à l’enfance peuvent avec plaisir nous donner le frisson ou nous faire rire.

Ce vaudeville du XXIe siècle est un trio : un duo féminin, Agathe et Anastasie (deux sœurs) et Louis, un prétendant (à la troisième sœur absente : Anabelle). Cette pièce réunit tous les ingrédients de la farce grinçante, une incompréhension engendre un quiproquo, un enchaînement de situations absurdes qui mène à la comédie noire.

"Ah ! Anabelle"
Texte : Catherine Anne.
Jeune public et tout public à partir de 7 ans.
Metteur en scène : Bastien Crinon.
Assistanat à la mise en scène : Adrien Bailly.
Avec : Estelle Bezault, Jonathan Waite, Nastasia Berrezaie.
Musicien : Quentin Aurat.
Création lumière : Alessandro Vuillermin.
Régisseur plateau : Sylvain Blocquaux.
Costumes : Paula Dartigues.
Cie Aurachrome.
Durée : 55 min.

● Avignon Off 2016 ●
Du 7 au 29 juillet 2016.
Ninon Théâtre,
5, rue Ninon Vallin.
Tous les jours à 12 h 20.
Relâche 11 et 18 juillet.
Tél. : 04 84 51 05 22.

Diffusion :
La BC Jérôme Sonigo, 06 87 28 36 78.

Annonce
Dimanche 3 Juillet 2016

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•Off 2019• Antioche… Contradictions contemporaines… entre confort matérialiste et exaltation romantique

L'histoire se passe au Québec. Dans "Antioche" de Sarah Berthiaume, Antigone est une adolescente un peu foutrac, qui fait un peu n'importe nawak avec son djin troué et sa toga praetexta. Normal, elle voudrait jouer Anouilh et son Antigone, et articuler parfaitement le Français standard plutôt que jouer les fièvres du samedi soir…

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… Quant à sa copine Jade, elle ne vaut pas mieux qui s'emmure dans les toiles d'Internet, universelle araigne maléfique, pendant que sa mère qui a fui la Syrie fait des listes de mots pour les mémoriser.

Dans cette terre d'exil et d'accueil, dans cette terre d'immigration qui mêle réfugiés du Proche-Orient et descendants des acadiens entourés d'Anglais, cette terre qui veut échapper au globish et se pose la question de sa présence au monde, les deux copines rêvent de fugues, vivent intensément le sentiment de la liberté ou de l'enfermement. C'est que le confort matérialiste ou l'exaltation romantique sont autant de pièges à éviter. Pour elles le retour aux origines est problématique. La pièce noue les contradictions contemporaines.

Le langage est populaire, direct et inventif. Et le spectacle évolue de la comédie populaire et farcesque au drame suspendu au dessus des têtes. Les personnages connaissent des paroxysmes et dans les allers et les retours de leurs rêves, dans leurs errances, leurs désirs de fugues se lit la construction d'une mémoire et d'une identité. Jusqu'à ce que les deux héroïnes, en bordure du danger, croisent le chemin de la fatalité et du destin. Le retour aux origines devient tentation de l'intégrisme, du terrorisme.

Jean Grapin
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D'abord dire le choc artistique lié au mix d'un slam magnétique, d'une voix parlée aux résonances philosophiques, d'une musique live et de live painting se répondant l'une et l'autre, le tout réuni sur le même plateau pour créer l'univers poétique où deux histoires différentes - quoique… - se rencontrent au point de chute. Les contes partagent cela en commun, ils "parlent" au-delà de leur contenu et réservent des surprises "sans fin" qui nous mettent en appétit (d'ogre).

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Ensuite, dire que l'on ne doit pas se laisser abuser par le mot conte… Comme beaucoup de contes, il n'est pas destiné aux enfants même s'il peut être vu avec intérêt par eux aussi… ne serait-ce que pour qu'ils expliquent aux adultes que leur faim de bien faire - rêve d'une vie bio et écologique à tous crins - peut s'avérer à la fin, "une vraie tuerie"…

(Il était une fois) un ogre dont i["À [son] retour [sa] douce avait dressé la table/Préparée comme jamais des mets gorgés d'odeur"]i (il parle, l'ogre, en alexandrins slamés) et qui aimait ses sept filles plus que tout au monde, les bisoutant, les cajolant et veillant à ce que rien ne leur manquât de nourriture raffinée et autres conforts domestiques. Un père de famille au-dessus de tout soupçon…

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Yves Kafka
27/07/2019