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L'histoire de Melody Nelson se raconte de nouveau à Los Angeles  23/07/2011

L'histoire de Melody Nelson se raconte de nouveau à Los Angeles
Jean-Claude Vannier, compositeur du légendaire concept-album de Serge Gainsbourg "L'histoire de Melody Nelson", en donnera une version très attendue - l’œuvre ayant été sacrée cette année meilleur album de tous les temps par la presse new-yorkaise unanime - le 28 août 2011 à Los Angeles.

Avec le Barbican Center de Londres (Octobre 2006) où il dirigeait le BBC Concert Orchestra et la Cité de la Musique à Paris (2008), avec l'orchestre Lamoureux, le Hollywood Bowl de Los Angeles est la troisième prestigieuse salle de concert où Jean-Claude Vannier recrée "Melody Nelson" avec, à chaque fois, des interprètes différents.

L'idée de jouer "Melody Nelson" à Los Angeles est née d'un échange sur Internet entre Jean-Claude Vannier et une fan, cette dernière lui demandant pourquoi il ne viendrait pas présenter cette œuvre à LA... et, qui plus est, dans la mythique salle de cette mégalopole américaine. Contact pris avec le producteur du Hollywood Bowl, le projet se concrétise, la date est fixée, et c'est le Los Angeles Symphonic Orchestra qui est choisi pour interpréter la musique sous la baguette du compositeur français. Il ne restait plus qu'à trouver les interprètes.

Compte-tenu de l’incroyable notoriété du concept-album de Gainsbourg, ce ne fut pas difficile, la plupart sont "volontaires" et, ayant été tous marqués par "L'histoire de Melody Nelson", ils ont accepté de ne chanter qu'une seule chanson chacun. Les artistes qui participeront à cette aventure extraordinaire à Los Angeles sont donc : Beck, Sean Lennon, Charlotte Kemp Muhl, Ed Droste (du groupe Grizzly Bear), Victoria Legrand (de Beach House), Mike Patton, China Forbes (Pink Martini), Zola Jesus et Lulu Gainsbourg.

Cet événement exceptionnel est présenté dans le cadre du KCRW's World Festival qui se déroule du 26 juin au 11 septembre pour la 13e année consécutive au Hollywood Bowl. À noter que ce lieu est extrêmement populaire avec une dimension caritative importante car une partie du bénéfice de la vente des places finance des conservatoires et favorise l'accès des jeunes défavorisés à l'éducation musicale.

KCRW's World Festival

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© Alexandre Pupkins.
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© DR.
J'exerce bien évidemment au théâtre, parfois au cinéma, à la TV ou pour la pub, souvent dans l'événementiel. Je travaille aussi régulièrement dans un lieu culturel important qui n'est pas un lieu de spectacle. Pas mal de mes collègues artistes travaillent aussi dans les parcs d'attractions et de loisir.

Pourquoi ce constat ? Parce que quel que soit le secteur où j'exerce, je travaille régulièrement avec des collègues "extras" de la restauration et de l'événementiel, des professionnels du "catering", des agents d'accueil, de sécurité, et des salariés du tourisme, embauchés à la mission, en CDDU, exactement comme moi. Comme pour moi, leurs secteurs d'activité sont à l'arrêt total. Or, eux, n'ont pas de régime spécifique. Ou plutôt, n'en ont plus (1).

Avec la crise que nous vivons, j'ai bénéficié d'une mesure de maintien de mes droits. Elle est ce qu'elle est, elle est imparfaite, mais l'"année blanche" me garde la tête hors de l'eau jusqu'en août 2021.

Eux, comptent les jours sans travail, pas simplement pour "refaire leurs heures", mais parce que chaque jour qui passe est un capital (2) qui s'effrite - quand ils n'ont pas déjà eu la malchance de perdre leurs indemnités avant la crise, suite à la réforme monstrueuse de 2019 (3). Leur indemnité chômage s'épuise sans se recharger depuis 10 mois. Pour beaucoup d'entre eux, c'est déjà le RSA.

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