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Concerts

Unique récital à Paris de Murray Perahia, pianiste de légende

Le 8 juin 2015 à la Philharmonie, le légendaire pianiste américain Murray Perahia donne son unique récital parisien dans le cadre de la série de concerts "Piano****" qu'il honore de sa présence depuis plus de trente ans. Pour nous faire l'offrande de son jeu chantant et introspectif dans son répertoire de prédilection mais aussi nous emmener vers de nouveaux territoires.



© DR.
© DR.
Faut-il encore présenter Murray Perahia ? Ce n'est pas seulement le virtuose renommé qui appartient au cercle fermé des pianistes qui jouissent depuis longtemps de la faveur du public dans le monde entier - parce qu'auréolé d'une aura quasi mythique. C'est aussi le représentant à lui seul d'un pan entier de l'histoire de la musique.

Né en 1947 à New York, il a été le disciple, l'ami et le partenaire des plus grands. Benjamin Britten et Peter Pears fondateurs du Festival d'Aldeburgh - dont il fut en héritier le directeur artistique -, Pablo Casals, Rudolf Serkin, Mieczyslaw Horszowski, Vladimir Horowitz, Radu Lupu, la liste est longue de ces génies dont il peut dire qu'il les a vraiment connus et fréquentés. Ajoutons Dietrich Fischer-Dieskau qu'il accompagna en 1990 en tournée pour un "Voyage d'hiver" schubertien d'anthologie - immortalisé sur disque.

Un coffret paru en 2012 de plus de soixante-dix CD témoigne de ces exceptionnelles et riches quarante ans de carrière. Une expérience et une maturité que le pianiste peut à juste titre revendiquer puisqu'elles ont permis à l'homme de déployer une intime compréhension de ses compositeurs de prédilection : Mozart, Haydn, Schubert, Beethoven, Schumann et Chopin…

Philharmonie de Paris (Extérieur entrée) © Beaucardet.
Philharmonie de Paris (Extérieur entrée) © Beaucardet.
Et vint Bach qui lui sauva littéralement la vie quand il dut arrêter de jouer car souffrant d'un problème à la main pendant près de deux ans. Dans sa quête existentielle d'une totale intelligence des œuvres (et ce, humainement, philosophiquement, musicalement et artistiquement), Murray Perahia n'a pas poursuivi l'ambition d'une carrière ou d'un ego mais y a engagé tout son être.

Dans le récital parisien - son premier à la Philharmonie -, ce savoir, cette très grande empathie à la fois analytique et spirituelle au service des œuvres se déploiera dans son répertoire baroque et classique de toujours. Mais aventureux et modeste - considérant qu'il est enfin prêt -, Murray Perahia offrira aussi à son public la Sonate n°14 "Clair de Lune" de Beethoven et une pièce de César Franck. Nouveaux territoires servis humblement par un artiste incomparable.

Concert le 8 juin 2015 à 20 h 30.

Philharmonie de Paris, 01 44 84 44 84.
Grand Auditorium.
221, avenue Jean Jaurès, Paris 19e.
>> philharmoniedeparis.fr

Programme :
J. S. Bach, Suite française n°6 en mi majeur BWV 817.
J. Haydn, Sonate n°31 en la bémol majeur Hob.XVI.46 et Variations en fa mineur Hob.XVII.6.
L. van Beethoven, Sonate n°14 opus 27 "Clair de lune".
C. Franck, Prélude, Choral et Fugue.
F. Chopin, Scherzo n°1 opus 20.

Christine Ducq
Dimanche 7 Juin 2015


1.Posté par LAMANDE MARC HENRI le 08/06/2015 13:05
"Considérant qu'il est enfin prêt..." Cette phrase est admirable !
Elle me rappelle une anecdote concernant Wilhem Kempf et qui m'a été rapportée par mon défunt maître Raymond Trouard : Kempf avait enregistré à la Deutsch Grammophon l'intégrale des sonates de Beethoven. Bien des années plus tard la maison de disques propose à l'artiste de faire un nouvel enregistrement des trente-deux sonates. Raymond l'en félicite et Kempf de lui confier : "Cette fois, il faut vraiment que je travaille !"

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J'exerce bien évidemment au théâtre, parfois au cinéma, à la TV ou pour la pub, souvent dans l'événementiel. Je travaille aussi régulièrement dans un lieu culturel important qui n'est pas un lieu de spectacle. Pas mal de mes collègues artistes travaillent aussi dans les parcs d'attractions et de loisir.

Pourquoi ce constat ? Parce que quel que soit le secteur où j'exerce, je travaille régulièrement avec des collègues "extras" de la restauration et de l'événementiel, des professionnels du "catering", des agents d'accueil, de sécurité, et des salariés du tourisme, embauchés à la mission, en CDDU, exactement comme moi. Comme pour moi, leurs secteurs d'activité sont à l'arrêt total. Or, eux, n'ont pas de régime spécifique. Ou plutôt, n'en ont plus (1).

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