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Paroles & Musique

Rover, le vagabond des cordes vocales

Rover est de retour... de retour de voyages. Après s'être baladé de pays en aventures musicales, d'un retour forcé en France, Timothée Régnier naissait Rover. C'était en 2008. Depuis le "géant" songwriter a peaufiné son univers musical et aiguisé ses particularités vocales. Nous l'avons vu sur scène fin janvier à Auxerre et rêvé pour lui d'une Victoire. Celle-ci ne fut pas au rendez-vous mais l'émotion causée par sa découverte reste intacte !



Rover, le vagabond des cordes vocales
D'une scène à l'autre, Rover pose ses pas de géant et affirme son retour. Rover, alias Timothée Régnier, était en concert à la Smac Le Silex d'Auxerre le mercredi 30 janvier, et en compétition sur la scène du Zénith une semaine plus tard, étant nominé aux Victoires de la Musique dans la catégorie "Révélation du public".

Si la victoire ne lui a pas souri lors de la très professionnelle cérémonie des Victoires de la Musique, le succès public du songwriter français au parcours atypique n'en ai pas moins grand. Et quel parcours ! Expulsé du Liban pour une histoire de visa en 2008 où il y vivait depuis plus de 3 ans et où il avait créé avec son frère le groupe punk "The New Government", ce baroudeur à l'enfance globe-trotter (ayant grandi aux 4 coins du monde en fonction du travail paternel) s'installe en Bretagne où il travaille seul : écriture, composition, jeu, chant et arrangement.

Rover, le vagabond des cordes vocales
Après un EP quatre titres, son premier album sort en octobre 2012, les dates de tournée s'enchaînent et le public de plus en plus nombreux à chaque concert découvre un artiste atypique. Un tantinet dandy, un tantinet rockeur, Rover déclenche la passion. Sa voix particulière où il peut, dans la même chanson, monter avec facilité dans les aigus tout en explorant les subtiles profondeurs des graves. Une tessiture au spectre large, d'une étonnante fluidité qu'il parcoure avec une aérienne aisance - sans effet d'escalier - et de manière particulièrement spectaculaire sur "Aqualast".

Du haute-contre au ténor ! Tantôt à la guitare, tantôt au piano... Envolées vocales sur de fins mais solides fils musicaux où, en fonction des titres, l'on retrouve soit le son si particulier et chaud du piano Fender Rhodes, soit - en opposition - l'attaque claire et puissante de la Rickenbacker, guitare naturellement riche en aigües et offrant beaucoup de clarté sur les harmoniques, toutes qualités parfaitement adaptées aux capacités vocales de notre folk-singer !

Rover, le vagabond des cordes vocales
Entre ballades acoustiques et compositions plus punchy extrêmement ciselées et finement orchestrées... Entre rythmiques bien construites, piano percussif mais aux accords souples et fluides et guitare légère appuyant finement la base mélodique (sur "Lou" notamment)... Entre ligne de basse aux notes glissantes et nappes "synthé" discrètes, Rover est aussi un brillant compositeur.

Chaque morceau porte en lui une émotion... parfois indéfinissable, portée ou distillée par la voix, emmenée par la mélodie, les envolées... On l'écoute ! On écoute ! Il est touchant et la voix envoûtante... Un peu pop-rock, un peu folk... style ballade... assez cinématographique dans les ambiances. On peut d'ailleurs retrouver quelques uns de ses morceaux sur des bandes originales de plusieurs films : "Montparnasse" de Mikhaël Hers (2009), "Une aventure new-yorkaise" d'Olivier Lecot (2009), "Le jour de la grenouille" de Béatrice Pollet (2012) et "Les Yeux fermés" de Jessica Palud (2013).

Rover, le vagabond des cordes vocales
L'élégant géant à la stature châtelaine est un dompteur de mélancolie qui, avec grâce, distille son âme en mélodies atmosphériques aux multiples octaves. On aime et on pourrait l'écouter des heures en ne faisant rien que d'autre que de savourer ces morceaux où une lyrique tristesse s'associe à des explosions plus solaires. Plus qu'une révélation, un grand moment de scène et la garantie d'émotions peu communes offertes par un artiste dont la voix est comme l'âme d'un violon, le transmetteur de ses élans poétiques !

Note : Rover en anglais signifie "vagabond".

• Rover "Rover".
CD sorti le 8 octobre 2012.
Label : Cinq7. Distribution : Wagram Music.

>> Site de Rover

Rover, le vagabond des cordes vocales
Tournée :
15 février 2013 : Centre Culturel Le Mail, Soissons.
16 février 2013 : Usine à Gaz, Nyon (Suisse).
21 février 2013 : Centre Culturel Saint-André, Abbeville.
22 février 2013 : MJC, Villeneuve-la-Garenne.
23 février 2013 : Le Rack'am, Brétigny-sur-Orge.
27 février 2013 : Le Trianon, Paris.
Du 28 février au 2 mars 2013 : Milan, Turin et Rome, Italie.
7 mars 2013 : Théâtre Le Colisée, Lens (62).
8 mars 2013 : Théâtre Royal, Denain (59).
15 mars 2013 :Théâtre National, Bastia (20).
23 mars 2013 : L'Observatoire, Cergy (95).
4 avril 2013 : La Cartonnerie, Reims (51).
5 avril 2013 : Fuzz'Yon, La Roche-sur-Yon (85).
6 avril 2013 : Espace Keraudy, Plougonvelin (29).
Suite des dates sur le site de Rover.

Gil Chauveau et Laurence Navarro
Mercredi 13 Février 2013

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Après déjà plusieurs années d'exploitation et de succès, Sylvie Dorliat reprend le très touchant conte de Philippe Claudel, "La petite fille de monsieur Linh", qu'elle a adapté pour la scène et qu'elle interprète. Une bonne occasion de découvrir ou de revoir ce spectacle lumineux et délicat parlant avec humanité tant de l'exil, de la mort, de la folie que de l'amitié et de l'espoir d'une nouvelle vie.

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Fondé en mars 2004 sur les projets de Danielle Le Pierrès (Archaos, Turbulence, Cie Goudard, Rmi-Rayazone, Cirque Plume, etc.) et de Christophe Lelarge (Cirque du Soleil, Turbulence, Cie Goudard, Rmi-Rayazone, etc.)*, le P'tit Cirk est basé dès sa création à Lannion en Bretagne. Cette implantation correspond à une démarche artistique volontaire de long terme afin d'être acteur de la vie culturelle du Trégor, de partager et de transmettre leur passion, et d'aller à la rencontre d'un public qui n'a pas forcément l'occasion ou la demande de découvrir cette forme d'approche de travail envers le cirque. Le spectacle "Les Dodos" est la sixième proposition de la compagnie.

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"Cabaret Louise" Cabaret foutraque et jouissif pour s'indigner encore et toujours !

Grandes ignorées de nos scolarités boutonneuses, la Commune et l'une de ses figures majeures, Louise Michel, sont tirées du passé et ici convoquées à une célébration festive et effrontée, bâtie sur des fondations soixante-huitardes bienfaisantes, où se réunissent de manière intempestive, ou pas, Rimbaud, Hugo, Léo et Théophile Ferré, Louise Attaque, Johnny Hallyday, Jules Ferry et Adolphe Thiers, etc., prenant vie grâce aux joyeux jeux virtuoses de Charlotte Zotto et Régis Vlachos.

En une forme de cabaret drolatique, foutraque, jouissif et impertinent, est rendu hommage à la révolte, à l'espérance d'une toujours future révolution, au souvenir de celles qui ont eu lieu - sans malheureusement toujours beaucoup d'efficience -, à celles et ceux - communards ou soixante-huitards - qui les imaginèrent sur le terreau de folles utopies. Régis Vlachos nous offre à nouveau un insolent et hilarant éloge d'une nouvelle rébellion à inventer, nous incitant, dans le respect de nos libertés individuelles, à nous indigner encore et toujours.

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