La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.
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Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et des arts de la scène - Un art sans artistes est une démocratie sans voix - Vous trouvez que la culture coûte cher ? Essayez l’ignorance… - La Revue du Spectacle soutient les intermittents du spectacle

RV du Jour

L’étrange théâtre optique de Joris Mathieu ou la plongée du spectateur dans le moi intérieur des personnages - 29/11/2013

Tout est dit... ou presque. La force de l'univers plastique et scénique de Joris Mathieu est bien cette capacité à nous plonger dans l'intériorité de ses personnages. La plongée dans "Cosmos" (en ce moment au Monfort Théâtre) est quasi hypnotique pour le spectateur qui en ressort forcément marqué. En bien ou en mal, la réaction est forcément vive et ses spectacles ne peuvent laisser indifférents....  

L’étrange théâtre optique de Joris Mathieu : une belle plongée subjective - 27/11/2013

Après "Urbik/Orbik" en 2011, voici le très attendu nouveau spectacle de Joris Mathieu qui revient sur le devant de la scène du Monfort. C’est avec "Cosmos", tiré du roman éponyme de Witold Gombowicz, (prix international de littérature en 1967) qu’il expérimente son théâtre optique dans lequel il fait à nouveau cohabiter le réel et le virtuel. Pour cette fois, plutôt que d’en faire une critique,...  

Teatro a Corte... En attendant l'édition 2013, y-a-t-il une vie à Turin après le festival ? - 02/08/2012

En attendant la prochaine édition de Teatro a Corte, en juillet 2013, retrouvons une dernière fois Beppe Navello pour échanger, bien sûr, sur le festival mais également, de manière plus épicurienne, sur les richesses gastronomiques du Piémont et sur les occasions de revenir dans la cité piémontaise, notamment pour les spectacles que Beppe programme tout au long de l'année dans son Teatro Astra....  

Teatro a Corte... Les arts de la scène en effervescence sous le torride soleil de Turin - 19/07/2012

Turin la piémontaise, Turin la méconnue, città maestosa per le sue fughe di portici protettivi... ville de festivals, ville de théâtre, de spectacles... européens avec Teatro a Corte. Au cœur de la cité baroque et dans ses alentours royaux aux imposants châteaux, mémoire patrimoniale du Royaume de Piémont-Sardaigne, se déroule, ce week-end, la dernière partie de ce festival riche d'une...  

Teatro a Corte... La scène européenne prend ses quartiers d'été à Turin - 12/07/2012

Créé il y a onze ans dans une première formule sous l'intitulé "Teatro Europeo" par la Fondazione Teatro Piemonte Europa, le Festival Teatro a Corte existe dans sa forme actuelle depuis 2007 (notamment à la demande de la Regione Piemonte). Dirigé par son fondateur Beppe Navello et une équipe souriante et dynamique, ce festival offre un subtil et talentueux métissage où se retrouvent différentes...  

Marianne Sergent, citoyenne de la rigolade - 02/05/2012

Deuxième partie de l’entretien avec Marianne Sergent, ultra-gauchiste revendiquée et assumée, convaincue que l’humour politique a de beaux jours devant lui. Si vous dites à Marianne Sergent qu’elle est de gauche, elle vous corrige : d’extrême-extrême-gauche. En revanche, bien que féministe, elle veut bien que vous l’appeliez "mademoiselle". À la limite, elle en redemanderait presque. Autour du...  

Marianne Sergent bat la campagne - 25/04/2012

En attendant d’investir Lyon à la rentrée prochaine, Marianne Sergent fait le printemps parisien, au Café de la Gare, où elle donne un dernier coup de pouce à la campagne électorale des présidentiables. Rencontre autour d’un verre. Voire de plusieurs… Y avait-il plus appropriée que l’inventrice de la mémorable "recette de la fellation" pour réveiller la libido d’une campagne électorale qu’on peut...  

L'homme qui a vu l'homme, qui a vu l'homme, qui a vu le clown! - 21/02/2012

Dans ce duo de choc, entre Meriem Menant et Catherine Dolto, on se demanderait presque qui est la clown et qui est la thérapeute. "Rire" et "guérir" tout à la fois. L'un étant indissociable de l'autre, comme cette belle union d'ailleurs entre deux êtres un peu hors du commun... Il faut bien l'avouer, comparé à Catherine Dolto, le parcours de Meriem Menant serait presque "lisse". D'"ange" à...  

Un drôle de tandem pour un bel O.T.N.I.* ! - 17/02/2012

Peut-être avez-vous un jour entendu parler d’haptonomie et de Catherine Dolto ? Peut-être connaissez-vous le merveilleux talent de Meriem Menant dans son personnage d’Emma la clown ?Oui ? Non ? Peu importe en fait ! Que l’on aime ou que l’on connaisse l’une ou l’autre, c’est indéniablement à un beau spectacle auquel on a à faire, qui ébranle au plus profond de son être et secoue d’un rire qui...  

Dernier rendez-vous en compagnie de Bruno Abraham-Kremer... d’anecdotes en confidences. - 23/12/2011

L'une des grandes qualités de Bruno Abraham-Kremer est certainement d’avoir su s’entourer avec intelligence pour monter "La Promesse de l'aube". Entre Corine Juresco (d’abord assistante sur de nombreux spectacles et à présent co-metteuse en scène) et Philippe Marioge notamment (son scénographe de toujours), Bruno Abraham-Kremer n’est pas seul dans l’aventure. Comment pourrait-il en être autrement...  
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À découvrir

"Une chambre en Inde"… contre tous les intégrismes !

"Une chambre en Inde", Théâtre du Soleil, Paris

Reprise Ariane Mnouchkine traite de la place du théâtre dans un monde marqué par les guerres, le terrorisme et un populisme d'exclusion qui rend service à celui-ci. Et elle y répond avec humour et passion.

Cornélia (Hélène Cinque) fait partie d'une troupe dont le directeur, M. Lear, a été appréhendé par la police indienne après être monté, nu, sur la statue du Mahatma Gandhi et avoir crié "Artaud". Il avait "pété les plombs" suite aux attentats du 13 novembre 2015 à Paris. Du personnage, de son nom et de son acte, tout est passé à travers le prisme du théâtre ainsi que ses coulisses et ses questionnements.

Cela se passe dans une chambre en Inde où se trouve Cornélia, souvent allongée. Difficile de démêler ce qui est en dehors, de ce qui est en dedans, de ce qui est de l'imagination ou de la réalité. Tout est imbriqué. Monde et événements s'y logent faisant de ce lieu une incarnation de l'esprit du personnage.

La pièce est une œuvre collective construite autour d'improvisations. Mnouchkine se demandait "comment aujourd'hui raconter le chaos d'un monde devenu incompréhensible ? Comment raconter ce chaos sans y prendre part, c'est-à-dire sans rajouter du chaos au chaos, de la tristesse à la tristesse, du chagrin au chagrin, du mal au mal ?".

Safidin Alouache
03/12/2017
Spectacle à la Une

Lou Casa… Une nouvelle résonance, étonnamment actuelle, pour les chansons de Barbara

Il n'est jamais aisé de s'approprier et d'interpréter des chansons créées, portées, sublimées par des artistes tels que Barbara. Mais là où beaucoup échouèrent, Lou Casa et son chanteur Marc Casa relèvent le défi avec brio et donne une lecture étonnante, poignante et incroyablement juste de six morceaux choisis de la Dame en noir.

Lou Casa… Une nouvelle résonance, étonnamment actuelle, pour les chansons de Barbara
Lou Casa, c'est deux frères, l'un au chant (Marc), l'autre au piano (Fred) et un bassiste (Julien Aeillon)… issus d'un collectif (à géométrie variable : 3 à 10 membres) qui travaillent sur des créations tant musicales (chansons, musiques improvisées) qu'expérimentales où peuvent s'associer danse, slam, poésie, vidéo, etc. Ici, après différentes productions, dont "Barbara, Quinze ans" en novembre 2012 qui initiera en 2014 le projet "Chansons de Barbara", ils décident de coucher six interprétations sur un CD intitulé "À ce jour" dont on espère que d'autres suivront.

Marc Casa donne une intonation particulière aux mots de Barbara (1), de Brel (2), de Françoise Lo (3) ou de Georges Bérard (4), portant avec élégance une certaine fêlure dans la voix qui amplifie l'émotion exprimée, la fragilité sous-tendue. En même temps, le grain légèrement rugueux donne la force et l'énergie au chant, imprimant la trame musicale soutenue par la basse toute en rythmique associée au piano percussif, notamment dans le sublime "Perlimpinpin" presque guerrier, revendicatif… Le clip est d'ailleurs très révélateur et significatif de l'interprétation choisie, exprimée par Lou Casa. Voix parlée chuchotée, prenant doucement de l'amplitude. Derrière le piano roule les notes en une rivière sautillante mi-tango mi-reggae, appuyant certains mots scandés par Marc Casa.

Gil Chauveau
04/12/2017
Sortie à la Une

Toute recherche sur la condition de l'homme passe nécessairement par l'épreuve du rire

"Dieu est mort", Théâtre de la Contrescarpe, Paris

Reprise Quarante ans de présence maternante de la mère, et de fables apprises soumises à l'épreuve de vérité de la vie, vingt ans de psychanalyse et autant d'enseignement difficultueux, les deuils et les amours n'auront pas suffi.

Toute recherche sur la condition de l'homme passe nécessairement par l'épreuve du rire
L'homme décrit par Régis Vlachos est toujours assailli par le doute terrible, asséné avec aplomb. Un doute sur lequel s'amoncelle tout un faisceau de présomptions de preuves mais toujours évacué (?)par un ange gardien pas loin. Dieu est mort.

Avec ses trois bouts de ficelle tirés du cabaret, toujours en marge du branquignol avec un sens du bricolage et du dérisoire assumé, le spectacle installe la convention de la scène et sa fiction. La détruit instantanément. Régis Vlachos enfile les scènes comme autant d'épisodes d'une conscience en chemin vers elle-même.

Qui avance sans jamais se moquer sinon d'elle-même. Dans "Dieu est mort", l'homme rit de ses propres errances C'est pourquoi le rire est spontané car chacun y reconnaît les siennes. Cela est théâtre. Et du bon. Thérapique. Cathartique.

Ce théâtre fait comprendre que le rire étant le propre de l'homme, toute recherche sur sa condition en passe nécessairement au final par l'épreuve du rire. En partage. L'on peut déguster, en famille, entre amis, ce spectacle qui donne à chacun le chemin de l'humour.

Jean Grapin
19/12/2016