La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.
RV du Jour

À écouter : Il était une fois Ilka Schönbein (épisode 1) - 02/06/2011

Lorsqu’on découvre lka Schönbein pour la première fois, c’est toujours un choc. La découverte d’un univers à part, un petit ovni dans le paysage du spectacle vivant. "Le spectacle s’appelle La Vieille et la bête. Mise en scène : la mort. Regard extraterrestre : mon père Conditions techniques : de la paille sur le plateau, des carottes et des pommes dans la loge. " Signé : Ilka...  

À écouter : Pierre Santini, plus qu’un directeur… un artiste dans l’âme (épisode 4) - 31/05/2011

Dernier épisode dans lequel Pierre Santini pose un regard sur le théâtre français d’aujourd’hui. Le théâtre est-il en crise ? "Il est à l’image de notre société", répond Pierre Santini. Comme dit Jean Vilar, "Tant que le théâtre est en crise, il se porte bien." Reste donc à savoir si "crise" il y a bien… Le regard porté est pertinent. Enfin, Pierre Santini termine l’interview d’une jolie...  

À écouter : Pierre Santini, plus qu’un directeur… un artiste dans l’âme (épisode 3) - 30/05/2011

Comme on vous l’annonçait dans l’épisode précédent, Pierre Santini revient sur l’époque Jean Vilar. De Gérard Philipe dans "le Cid" à l’époque du TNP, son témoignage est passionnant. Il raconte notamment les différences entre l’époque Jean Vilar et Antoine Vitez à Chaillot, la vision qu’il a encore aujourd’hui de son grand maître, et il nous confie quelques souvenirs au TNP lorsqu’il fut dirigé...  

À écouter : Pierre Santini, plus qu’un directeur… un artiste dans l’âme (épisode 2) - 27/05/2011

Dans cet épisode, Pierre Santini nous parle de la façon dont il a envisagé le Théâtre Mouffetard : un "mini théâtre populaire, c’est-à-dire un théâtre ouvert au plus grand nombre", à la façon de Jean Vilar. Pour mémoire, rappelons les grandes lignes de l’époque Jean Vilar et du TNP : Jean Vilar monte son premier spectacle au Théâtre de Poche Montparnasse en 1943. En 1947, il lance (sans...  

À écouter : Pierre Santini, plus qu’un directeur… un artiste dans l’âme (épisode 1) - 26/05/2011

Depuis l’annonce officielle la semaine dernière de Pierre Santini relatif à son départ du Théâtre Mouffetard, ce dernier a chaleureusement accepté de nous accorder une interview. Cet ancien élève de Charles Dullin et de Jean Vilar a mené, pendant ces huit dernières années à la tête du théâtre municipal du V° arrondissement de Paris, une politique de démocratisation. S’il a réussi à élargir le...  

À écouter : Anémone mange ses frites, mais ce qu’elle "préfère le plus au monde, c’est rien foutre" - 23/05/2011

Difficile d’interviewer Anémone. Elle sortait de son spectacle "Grossesses nerveuses" qu’elle joue en ce moment au Théâtre Daunou (voir article) et nous l’avons rejoint à la brasserie du coin. Elle y mangeait ses frites et manifestement l’interview ne l’intéressait pas. Malgré les efforts de l’interviewer (moi !) dont les gouttes de sueur perlaient sur le visage en décomposition au fur et à...  

À écouter : "Que sais-je ?" et la langue Mesguich (Épisode 4) - 20/05/2011

Dernier épisode. Daniel Mesguich vient de sortir un "Que sais-je" sur le théâtre co-écrit avec l’universitaire Alain Viala. Ce sont deux regards qui se complètent ou s’opposent. Dans cette interview, nous avions envie d’interroger Daniel Mesguich sur quelques récurrences de ses mises en scènes, mais aussi sur ses conceptions du théâtre. Nous n’avons malheureusement pas eu le temps de lui poser de...  

À écouter : Moi… je… et la tour de Babel (Épisode 3) - 19/05/2011

Intéressons-nous à Daniel Mesguich en tant que directeur et professeur au CNSAD. Pour mémoire, sa prise de fonction en 2008 ne s’était pas faite sans heurt. Rappelons-nous du "joli" papier de Jean-Pierre Thibaudat dans Rue 89 et de la réponse de Daniel Mesguich à ce sujet. Considérer le Conservatoire comme "la tour la plus haute", dans laquelle est délivré le meilleur enseignement de théâtre...  

À écouter : Moi… je… "Je suis une aventure singulière" (Épisode 2) - 17/05/2011

Il est tout à fait évident que Daniel Mesguich compte énormément dans le paysage théâtral. Cela nous ne le minimisons pas, c’est indéniable. Seulement, difficile de ne pas être interpellé par certaines réponses. Nous vous en laissons juge… Bonne écoute. Pour rappel : Daniel Mesguich est metteur en scène et acteur. Il est également professeur au Conservateur National Supérieur d'Art...  

À écouter : "Moi… je" et "Que sais-je" Daniel Mesguich (Épisode 1) - 16/05/2011

"Ce que vous avez écrit est nul !"*. Monsieur Mesguich a parlé. La sentence est sans appel. Mais Monsieur Mesguich a tout de même bien voulu m’accorder cette interview. Pour quelle raison si ce que j’ai écrit est "nul" ? Je me pose encore la question. J’ai tout de même répondu que j’étais très honorée que Monsieur Mesguich daigne me recevoir. Il souhaitait néanmoins, a-t-il ajouté, comprendre...  
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"Cendres sur les mains" La femme qui murmurait à l'oreille des morts

Dead Can Dance : "Les morts peuvent danser" ! Beauté, Lisa Gerrard est ma chanteuse préférée… J'ai assisté à la représentation de "Cendres sur les mains" sans avoir pris le temps de me renseigner. Bien m'en a pris ! Par les temps qui courent, j'aurais pu penser que ce spectacle allait ajouter au blues de la saison et au retour des contaminations, encore un peu plus de dépression. Et non !

© Jon. D Photographie.
Ce que je retiens, c'est d'abord une voix, celle de Prisca Lona. Envoûtante et habitée. Comme celle de Lisa Gerrard que je cite plus haut et à qui, un temps, elle m'a fait penser. Prisca Lona, la silhouette fine, le costume taillé sur mesure et la beauté lumineuse rattrapée par la bougie dans une semi-obscurité. Une "survivante" revenue des morts… de la mort.

Puis, progressivement, le plateau s'ouvre et s'éclaire juste un peu plus devant nous. Des sacs portés par deux hommes. Un duo. Ils pourraient être frères tant leur ressemblance physique est frappante. Ils portent la même tenue, ils sont fossoyeurs. Ils transportent des corps et les entassent. Tous deux côtoient les cadavres, manipulent des bidons d'essence et se retrouvent dans une marée de cendres. Une mer d'horreur ! Ils font ce qu'on leur demande de faire sans aucun autre retour que de devoir appliquer sans broncher ce "travail" insoutenable, monstrueux qui va s'attaquer à leur propre corps et à leur âme.

Isabelle Lauriou
06/05/2022
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"Monte-Cristo" Grande Épopée pour une grande narration : Monte-Cristo en lumière

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© Frédéric Ferranti.
C'est là qu'entre en jeu la spécificité de la compagnie La Voltige et plus particulièrement celle de l'un de ses créateurs, Nicolas Bonneau. C'est un conteur, original moderne, dont les spectacles s'inscrivent en général dans notre époque, se sourçant au terroir ou à sa propre histoire (citons "Sortie d'usine", "Le combat du siècle", "Qui va garder les enfants ?" ou encore "Mes ancêtres les Gaulois" : tous extraits de notre époque, de notre réalité). "Monte-Cristo" dévie en apparence de ces inspirations. En apparence, car les thèmes qu'il développe et le monde dont il parle ne sont pas si éloignés des nôtres. En cette période trouble du début du XIXe siècle naissait le capitalisme qui nous berce toujours de ses rêves et de ses dévastations. "Il y a dans Le Comte de Monte-Cristo une pertinence philosophique et un esprit de revanche sur la naissance du capitalisme qui résonne avec notre monde actuel", dixit Nicolas Bonneau.

Voici pour le fond de l'histoire. Mais quand il s'agit de raconter cette épopée dantesque (oui, le héros s'appelle Edmond Dantès… mais rien à voir ?), qui mieux qu'un habile conteur comme Nicolas Bonneau pour prendre Edmond et la verve furieuse de Dumas à bras le corps et nous la faire vivre ? Toujours avec douceur, précautions, fluidité et surtout art du langage, c'est ainsi que procède ce conteur moderne, jamais dans l'intention d'imposer sa vision, mais toujours sur une intensité qui fait jaillir de ses mots les images. Ce qui ne l'empêche pas de jeter son habit de conteur dans l'ombre pour se glisser dans la peau de certains personnages, donnant la vie à certaines scènes.

Bruno Fougniès
05/05/2022
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"Vies de papier" Road-movie immobile entre enquête et conférence passionnées

Leur nouvelle tournée passe peut-être pas loin de chez vous. Il faut aller voir Benoît Faivre et Tommy Laszlo et leur manière de rendre palpitant l'examen d'un album-photos anonyme et intrigant trouvé dans une brocante belge…

© Thomas Faverjon.
Dans "Vies de papier", ces documentaristes, ces nouveaux Dupond et Dupont mènent une enquête qui, par étapes, avec ses impasses, ses indices, ses objets déconcertants, toutes ces miettes d'un passé inconnu voit s'ajuster des miettes de mémoire et se constituer en une histoire allemande, une destinée. Celle d'une femme allemande pendant la guerre.

Le scénario développé est improbable et véridique, le récit est haletant. Il a la dimension d'un témoignage de chasseurs de trésors qui tatônnent et se trouvent transformés eux- même par la chasse. Par la résolution de l'énigme, les ressorts secrets de la quête.

Scéniquement, tous les codes convergent vers la réalité avec, en prime dans la présence des comédiens, cette dimension de passion délivrée par des enquêteurs devenus de magnifiques conférenciers. Qui, dans leur manière de faire la liaison entre les images et les objets, cèdent à une touchante tendance à l'auto-célébration. Comme une joie, une satisfaction, une fierté à faire partager.

"Vies de papier" est un road-movie immobile, une épopée avec ce sens de l'autodérision qui fait douter jusqu'au bout et tiens les rennes du rire. Alors cet album-photos ? Cette femme, on y croit ou on n'y croit pas ? C'est la question d'un spectateur comblé.

Jean Grapin
24/03/2022