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Festivals

Phénix Festival… Programmation dévoilée !

Après avoir reçu plus d'une centaine de dossiers, le comité de sélection a choisi les vingt spectacles qui seront à l'affiche de la première édition du Phénix Festival. Celui-ci aura lieu au mois de juin avec une soirée d'ouverture prévue le 31 mai sur la péniche La Nouvelle Seine.



"Acid Cyprine" de la Cie Sapiens Brushing © Clément Tissot.
"Acid Cyprine" de la Cie Sapiens Brushing © Clément Tissot.
Le Phénix Festival est né de la volonté d'une jeune quadra attachée de presse, Sandra Vollant. Son projet ? Créer un événement "différent", mettre en place une organisation qui revisiterait le fonctionnement du spectacle vivant, imaginer une programmation exclusivement dédiée à la création. Mais aussi l'envisager comme un "pré-festival d'Avignon" permettant de soutenir et de valoriser de nouveaux spectacles et de permettre aux compagnies concernées de se construire un dossier artistique solide avant de participer au grand marché vauclusien. Cela en bénéficiant d'un modèle économique équitable où la philosophie serait fondée sur l'équilibre en considérant honnêtement les moyens et les ressources de chacun - compagnies, directeurs de salle, spectateurs - et en les croisant.

Aujourd'hui le projet est devenu une réalité. Après avoir proposé une inauguration mi-septembre, Sandra Vollant a réuni un comité de sélection et, ensemble, ils ont consulté 110 dossiers de candidature et en ont retenu vingt. Ces spectacles composent donc la première affiche du Phénix Festival qui se déroulera à Paris sur 3 semaines en juin. Et ils font partie intégrante du Phénix Festival. Chacun communique pour tous, tous sont sur un même pied d'égalité et les investissements (pour la communication, par exemple) sont mutualisés. Au-delà de l'événement, le Phénix Festival est en quelque sorte une philosophie dont les maitres mots sont bienveillance, cohésion, partage, transparence.

"L'un est l'autre" du Collectif Fractal © DR.
"L'un est l'autre" du Collectif Fractal © DR.
La première édition du Phénix Festival c’est :
6 théâtres parisiens "Partenaires Engagés" ;
15 théâtres avignonnais affiliés ;
20 membres du comité de sélection ;
110 candidatures étudiées ;
20 spectacles sélectionnés ;
75 artistes sur scène ;
5 régions représentées ;
21 métiers impliqués.

Phénix Festival
Le festival de la création dans un monde solidaire
Du 1er au 20 juin 2021.
La Revue du Spectacle est partenaire du Phénix Festival.

Lire aussi >> Un premier envol du phénix pour porter haut la création dans un monde voulu solidaire et équitable

Rendez-vous du 1er au 20 juin 2021 dans les six théâtres parisiens partenaires de l'événement


Gil Chauveau
Vendredi 26 Février 2021

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"Ma B.O. en couleurs" Silvano Jo… J'ai la mémoire qui chante…

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© Laurence Guenoun.
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Isabelle Lauriou
05/02/2021
Spectacle à la Une

"Hamlet", encore et toujours dans une "mise en je" de Gérard Watkins

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© Alexandre Pupkins.
L'auteur et metteur en scène d'"Ysteria", présentée naguère sur ce même plateau du TnBA, s'attaque avec une frénésie palpable à ce monument de littérature. Après avoir minutieusement traduit le texte original pour, tout en en préservant l'authenticité, y injecter dans les plis du discours ses propres motifs, Gérard Watkins propose trois heures et plus d'effervescence permanente. Endossant lui-même le rôle du fratricide et régicide Claudius, il donne le tempo de sa scansion décalée présidant à sa manière si particulière de faire "entendre" le vers shakespearien retraduit.

Collant sinon à la lettre du moins à l'esprit de son illustre prédécesseur, il s'affranchit de la loi des genres pour proposer indistinctement à des femmes les rôles d'hommes et vice-versa. Ainsi le rôle-titre est-il confié non sans un certain bonheur à la tragédienne née qu'est Anne Alvaro, usant avec subtilité des gammes de sa sensibilité à fleur de peau, à la fois hardie et fragile, pour réifier les affres vengeresses du jeune Hamlet. À ceci près cependant que la grande différence d'âge qui la sépare de son personnage peut rendre moins crédible le statut d'Hamlet dont le jeune âge n'est pas étranger à sa problématique au lien paternel et maternel.

Yves Kafka
15/01/2021
Sortie à la Une

J'ai peur de ne pas renouveler mes droits… Eux en ont la certitude

Je suis intermittente du spectacle. Ce n'est pas mon métier, mon métier, c'est comédienne. Intermittente, c'est juste mon régime d'indemnisation du chômage. C'est aussi une pratique d'emploi : je travaille à la mission, souvent avec des contrats très courts, pour différents employeurs. D'où un régime d'indemnisation adapté.

© DR.
J'exerce bien évidemment au théâtre, parfois au cinéma, à la TV ou pour la pub, souvent dans l'événementiel. Je travaille aussi régulièrement dans un lieu culturel important qui n'est pas un lieu de spectacle. Pas mal de mes collègues artistes travaillent aussi dans les parcs d'attractions et de loisir.

Pourquoi ce constat ? Parce que quel que soit le secteur où j'exerce, je travaille régulièrement avec des collègues "extras" de la restauration et de l'événementiel, des professionnels du "catering", des agents d'accueil, de sécurité, et des salariés du tourisme, embauchés à la mission, en CDDU, exactement comme moi. Comme pour moi, leurs secteurs d'activité sont à l'arrêt total. Or, eux, n'ont pas de régime spécifique. Ou plutôt, n'en ont plus (1).

Avec la crise que nous vivons, j'ai bénéficié d'une mesure de maintien de mes droits. Elle est ce qu'elle est, elle est imparfaite, mais l'"année blanche" me garde la tête hors de l'eau jusqu'en août 2021.

Eux, comptent les jours sans travail, pas simplement pour "refaire leurs heures", mais parce que chaque jour qui passe est un capital (2) qui s'effrite - quand ils n'ont pas déjà eu la malchance de perdre leurs indemnités avant la crise, suite à la réforme monstrueuse de 2019 (3). Leur indemnité chômage s'épuise sans se recharger depuis 10 mois. Pour beaucoup d'entre eux, c'est déjà le RSA.

Rébecca Dereims, Comédienne
19/02/2021