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RV du Jour

Marianne Sergent, citoyenne de la rigolade

À écouter : Épisode 2

Deuxième partie de l’entretien avec Marianne Sergent, ultra-gauchiste revendiquée et assumée, convaincue que l’humour politique a de beaux jours devant lui.



© Michèle Hirou.
© Michèle Hirou.
Si vous dites à Marianne Sergent qu’elle est de gauche, elle vous corrige : d’extrême-extrême-gauche. En revanche, bien que féministe, elle veut bien que vous l’appeliez "mademoiselle". À la limite, elle en redemanderait presque.

Autour du même verre qui s’obstine à se vider, nous poursuivons notre conversation, au cours de laquelle il sera question de l’humour politisé qui est éternel, de Coluche, de Desproges, et des petits nouveaux qui n’ont pas à rougir des Grands anciens. Et, accessoirement, de l’inutilité de faire un spectacle consacré à Dominique Strauss-Kahn, puisqu’avec lui le spectacle est permanent.
interview_marianne_episode_2_v1_2.mp3 Interview Marianne_Episode 2_V1_2.mp3  (8.76 Mo)


"La Semaine de Marianne Sergent"

© Michèle Hirou.
© Michèle Hirou.
Passage en revue de l'actualité.
De et par Marianne Sergent.

Spectacle le 30 avril 2012 à 20 h 30.
Café de la Gare, Paris 4e, 01 42 78 52 51.
>> cdlg.org

• Du 5 au 22 septembre 2012.
Du mercredi au samedi à 20 h 30.
Espace Gerson, Lyon 5e, 04 78 27 96 99.

>> mariannesergent.com

Générique de l'interview composé et interprété par Pierre-Yves Plat.

Gérard Biard
Mercredi 2 Mai 2012

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Le 28 décembre 1897, au Théâtre de la Porte Saint-Martin, a lieu la première représentation du "Cyrano de Bergerac" d'Edmond Rostand avec, dans le rôle-titre, le grand comédien de l'époque : Benoît Constant Coquelin. Depuis, cette pièce est l'une des plus célèbres du répertoire du théâtre français. Cyrano, Roxane sont devenus des personnages de légende, des héros, des joyeux fantômes de l'inconscient collectif. C'est l'apport qu'a eu ce texte dans la symbolique de la bravoure, de la passion, de l'abnégation. Un amour impossible de plus.

© Compagnia dell'Edulis.
Pourtant, il manque un héros à cette liste issue de cette première représentation. Il y manque un fantôme, un tout petit fantôme, mais un fantôme protecteur qui était, lui aussi, au plateau ce 28 décembre 1897. Oublié. C'est un peu normal puisque Edmond Rostand n'a pas écrit un vers pour lui. Et pourtant, lui seul dans toute la distribution avait lu, mis en bouche, voire appris, les répliques de tous les personnages de la pièce et, en particulier, celle de l'Auguste Coquelin. Il s'appelait Ildebrando Biribo'. Il était ce soir-là dans le trou en avant-scène, invisible des spectateurs, le manuscrit devant lui, le trou du souffleur.

Et c'était sa dernière performance. Coquelin, avant le début de la représentation, lui annonce qu'il n'aurait plus besoin de lui pour les suivantes. La représentation se déroule. Ildebrando Biribo' fait son office. La pièce se termine. Les acteurs quittent la scène sous les ovations. C'est un triomphe. Ils sortent de scène. Le public quitte la salle. Et l'on retrouve le souffleur mort dans son trou.

Bruno Fougniès
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© Aristide Barraud.
Fondé en mars 2004 sur les projets de Danielle Le Pierrès (Archaos, Turbulence, Cie Goudard, Rmi-Rayazone, Cirque Plume, etc.) et de Christophe Lelarge (Cirque du Soleil, Turbulence, Cie Goudard, Rmi-Rayazone, etc.)*, le P'tit Cirk est basé dès sa création à Lannion en Bretagne. Cette implantation correspond à une démarche artistique volontaire de long terme afin d'être acteur de la vie culturelle du Trégor, de partager et de transmettre leur passion, et d'aller à la rencontre d'un public qui n'a pas forcément l'occasion ou la demande de découvrir cette forme d'approche de travail envers le cirque. Le spectacle "Les Dodos" est la sixième proposition de la compagnie.

Cette dernière création (en tournée depuis trois ans) confirme, si besoin était, leur statut de compagnie majeure dans le paysage du cirque de création à l'échelle européenne… et leur ouverture permanente à différentes pistes… de cirque. Chez les membres du P'tit Cirk, le sens du collectif, le côté pur, brut et extra-ordinaire de l'exploit sont aussi importants et incontournables que le jeu d'acteur, la mise en piste, la lumière et la scénographie. La performance est là mais n'occulte en rien la trame poétique présente à chaque instant.

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© Jon. D Photographie.
Ce que je retiens, c'est d'abord une voix, celle de Prisca Lona. Envoûtante et habitée. Comme celle de Lisa Gerrard que je cite plus haut et à qui, un temps, elle m'a fait penser. Prisca Lona, la silhouette fine, le costume taillé sur mesure et la beauté lumineuse rattrapée par la bougie dans une semi-obscurité. Une "survivante" revenue des morts… de la mort.

Puis, progressivement, le plateau s'ouvre et s'éclaire juste un peu plus devant nous. Des sacs portés par deux hommes. Un duo. Ils pourraient être frères tant leur ressemblance physique est frappante. Ils portent la même tenue, ils sont fossoyeurs. Ils transportent des corps et les entassent. Tous deux côtoient les cadavres, manipulent des bidons d'essence et se retrouvent dans une marée de cendres. Une mer d'horreur ! Ils font ce qu'on leur demande de faire sans aucun autre retour que de devoir appliquer sans broncher ce "travail" insoutenable, monstrueux qui va s'attaquer à leur propre corps et à leur âme.

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21/12/2021