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Paroles & Musique

Les Divalala… Délicieusement féminines, un rien féministe et surtout très "Femmes"

"Femme Femme Femme", Théâtre Trévise, Paris

Reprise Elles sont ravissantes, taquines mais surtout leur art virtuose tient plus aux capacités de leur voix, à celle de réaliser des harmonisations réussies, le tout associées à l'espièglerie et au sérieux de leurs interprétations qu'à une quelconque fonction de cruches chantantes sur plateau télé !



© Charlotte Spillemaecker.
© Charlotte Spillemaecker.
C'est un trio au chœur féminin qui, durant une heure vingt, dans un univers aux reflets parfois féministes, nous entraîne dans une prestation a cappella personnelle, inventive et talentueuse, tout en nous contant l'histoire d'une rupture amoureuse générant les interrogations très actuelles des femmes d'aujourd'hui.

Gabrielle Laurens (à l'origine des Divalala), Angélique Fridblatt et Marion Lépine, si elles sont douées vocalement, n'en sont pas moins des artistes rompues aux différents arts de la scène. De la comédie musicale au théâtre, elles associent, au fil de leurs différents spectacles, musique, humour, danse et/ou interprétations théâtrales. "Femme Femme Femme" est leur deuxième création estampillée Divalala.

Dans ce voyage en intérieur nuit, mosaïque de questionnements féminins où se construit la réalité du temps qui passe, les violences et les passions de l'amour, les chagrins et les petits bonheurs, et l'indépendance enfin acquise, elles usent alternativement d'humour et d'émotion pour composer un tableau moderne teinté de militantisme adroit, d'éclats de rire, de tendresse et de joyeuse fantaisie.

Le spectacle commence judicieusement avec l'un des tubes de Marc Cerrone, interprété par Dalida, "Laisser-moi danser" pour une logique déclaration : "Moi, je vis d'amour et de risque/Quand ça n'va pas je tourne le disque/(…) Laissez-Moi Danser chanter en liberté tout l'été". Celle-ci étant faite, la suite nous prouvera que les Divalala ont largement le talent d'assurer les deux exercices. Et si parfois la facilité les guette, leurs aptitudes vocales sont largement à la hauteur de leurs prétentions.

© Charlotte Spillemaecker.
© Charlotte Spillemaecker.
Prétentions qui ne sont pas qu'artistiques puis que le titre venant ensuite prend très vite une orientation engagée bienvenue que le public apprécie à sa juste valeur s'agissant de "Tous les mêmes" de Stromae, "Vous les hommes êtes tous les mêmes/Macho mais cheap…" Suivi par "Les Bleus" de Serge Gainsbourg, avec une orchestration tout en finesse pour un texte faisant référence aux femmes battues, abandonnées, délaissées, "Lorsque sur moi il pleut des coups/De poings et d'ta cann'en bambou/(…) J'me dis qu'les bleus sont les bijoux/Les plus précieux…".

"Je te survivrai", chanson suivante, prend, là, tout son sens. Mais ce chemin pavé de paroles et musiques n'est pas que tristesse, loin s'en faut, car abordant tous les ébats et les états de la femme jusqu'à la renaissance, l'épanouissement et une liberté jubilatoire. La grande diversité des tubes de variétés choisies initie d'elle-même le sentier choisi, celui de la délivrance du joug masculin.

La sélection des Divalala est à ce titre significative. De "Foule sentimentale" (Alain Souchon), "Conne" (Brigitte Fontaine) à "J'y crois encore (Lara Fabian) et "Au bout de mes rêves" (J.-J. Goldman) en passant par "Voyage, voyage" (Desireless) et "Avec le temps" (Léo Ferré), elles font le choix d'un répertoire parfois facile mais auquel elles donnent une nouvelle dimension, décalée, originale, profonde souvent, mais surtout avec une grande générosité et beaucoup de sincérité. C'est dynamique, enthousiaste et permet un regard inopinément intelligent sur la "variété française" en compagnie de femmes pleines d'humour et aux talents vocaux et musicaux avérés.

"Femme Femme Femme"

© Charlotte Spillemaecker.
© Charlotte Spillemaecker.
Les Divalala : Angélique Fridblatt, Gabrielle Laurens et Marion Lépine.
Mise en scène : Freddy Viau.
Direction musicale : Raphaël Callandreau.
Création lumière : James Groguelin.
Son : Olivier Coquelin.
Coiffures et costumes : MonMarin.
Durée : 1 h 15.

Du 9 janvier au 27 mars 2017.
Lundi à 19 h 30.
Théâtre Trévise, Paris 9e, 01 45 23 35 45.
>> theatre-trevise.com

© Charlotte Spillemaecker.
© Charlotte Spillemaecker.
Reprise
Du 13 octobre au 10 février 2018.
Vendredi et samedi à 19 h et 21 h en alternance, 1 semaine sur 2, et 1 dimanche sur 2 à 16 h 30.
Théâtre de Ménilmontant, Salle XXL, Paris 20e, 01 46 36 98 60.
>> menilmontant.info

Première publication : 28 janvier 2017.

Gil Chauveau
Jeudi 2 Novembre 2017

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"Sandre"… Une vie qu’on épluche, même une toute petite vie, ça peut faire pleurer les yeux

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Tout autour rien. Le vide obscur de l'irréalité, pourrait-on dire. Il n'y a qu'elle, juché sur son trône du quotidien, toute pâlotte dans cette nuit, qui brille. Qu'on voit. Et qui parle. Et qui trône sur son quotidien parce que c'est ça sa vie. La vie dont elle avait rêvé ou pas. La vie qu'on lui avait promise, c'est sûr. Et malgré les impondérables et le temps qui sabotent, elle la tenait sa vie, sa maison, son mari, ses enfants.

Qu'est-ce qu'elle dit ?... Elle s'explique, je crois. Elle parle à quelqu'un. À quelqu'un qui l'accuse, il faut croire. Quelqu'un qui l'accuse d'on ne sait pas quoi. On ne le saura qu'à la fin. Quand elle aura fini de parler. De s'expliquer. Enfin de raconter quoi, son domaine, son royaume, son empire, toutes ces années d'existence. Avec ses espoirs, très très humains. Très simples en fait. Et puis ses joies, ses plaisirs, ses émerveillements. Et puis ses déceptions bien sûr.

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Bruno Fougniès
09/03/2018
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Lou Casa… Une nouvelle résonance, étonnamment actuelle, pour les chansons de Barbara
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Gil Chauveau
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