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RV du Jour

L’étrange théâtre optique de Joris Mathieu ou la plongée du spectateur dans le moi intérieur des personnages

À écouter : Épisode 2, "Cosmos", Monfort Théâtre

Tout est dit... ou presque. La force de l'univers plastique et scénique de Joris Mathieu est bien cette capacité à nous plonger dans l'intériorité de ses personnages. La plongée dans "Cosmos" (en ce moment au Monfort Théâtre) est quasi hypnotique pour le spectateur qui en ressort forcément marqué. En bien ou en mal, la réaction est forcément vive et ses spectacles ne peuvent laisser indifférents.



Dans cette partie de l'interview, ce metteur en scène, également professeur de scénographie à l'Université Lyon 2, explique sa démarche avec beaucoup de clarté, abordant notamment sa recherche de l'intériorité avec les comédiens et la notion de contemplation/immersion pour le spectateur.
sequence_2_joris_mathieu,_itv.mp3 Séquence 2 Joris Mathieu, itv.MP3  (1.64 Mo)


"Cosmos"

© Nicolas Boudier.
© Nicolas Boudier.
D’après le roman éponyme de Witold Gombrowicz.
Traduction : Georges Sédir.
Adaptation et mise en scène : Joris Mathieu.
Avec : Philippe Chareyron, Vincent Hermano, Franck Gazal, Rémi Rauzier, Marion Talotti, Line Wiblé.
Scénographie : Nicolas Boudier, Joris Mathieu.
Musique : Nicolas Thévenet.
Lumières : Nicolas Boudier.
Création vidéo : Loïc Bontems, Siegfried Marque.
Régie Plateau : Rodolphe Moreira.
Durée : 1 h 30 environ.

Notre précédent rendez-vous du jour avec Joris Mathieu :
>> Interview de Joris Mathieu - Volet 1

Générique de l'interview composé et interprété par Pierre-Yves Plat.

Du 12 novembre au 7 décembre au Monfort / Théâtre de la Ville.

Tournée 2013/2014 :
17 décembre 2013 : Scènes du Jura, Théâtre de Lons.
14 au 18 janvier 2014 : Le Trident SN de Cherbourg.
21 et 22 janvier 2014 : T.U de Nantes.
28 au 31 janvier 2014 : Comédie de Caen.
4 et 5 février 2014 : Bonlieu SN Annecy.
8 février 2014 : La Passerelle SN Gap.
11 et 12 février 2014 : L’Hexagone SN Meylan.
18 au 21 février 2014 : Comédie de Saint-Étienne.
25 février au 1er mars 2014 : Les Célestins Lyon.
12 mars 2014 : L’arc SN du Creusot.
25 et 26 mars 2014 : Le Relax Chaumont.
1er avril 2014 : L’Espace Jean Legendre à Compiègne.

Vendredi 29 Novembre 2013

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© Laurence Guenoun.
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Isabelle Lauriou
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"Hamlet", encore et toujours dans une "mise en je" de Gérard Watkins

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© Alexandre Pupkins.
L'auteur et metteur en scène d'"Ysteria", présentée naguère sur ce même plateau du TnBA, s'attaque avec une frénésie palpable à ce monument de littérature. Après avoir minutieusement traduit le texte original pour, tout en en préservant l'authenticité, y injecter dans les plis du discours ses propres motifs, Gérard Watkins propose trois heures et plus d'effervescence permanente. Endossant lui-même le rôle du fratricide et régicide Claudius, il donne le tempo de sa scansion décalée présidant à sa manière si particulière de faire "entendre" le vers shakespearien retraduit.

Collant sinon à la lettre du moins à l'esprit de son illustre prédécesseur, il s'affranchit de la loi des genres pour proposer indistinctement à des femmes les rôles d'hommes et vice-versa. Ainsi le rôle-titre est-il confié non sans un certain bonheur à la tragédienne née qu'est Anne Alvaro, usant avec subtilité des gammes de sa sensibilité à fleur de peau, à la fois hardie et fragile, pour réifier les affres vengeresses du jeune Hamlet. À ceci près cependant que la grande différence d'âge qui la sépare de son personnage peut rendre moins crédible le statut d'Hamlet dont le jeune âge n'est pas étranger à sa problématique au lien paternel et maternel.

Yves Kafka
15/01/2021
Sortie à la Une

J'ai peur de ne pas renouveler mes droits… Eux en ont la certitude

Je suis intermittente du spectacle. Ce n'est pas mon métier, mon métier, c'est comédienne. Intermittente, c'est juste mon régime d'indemnisation du chômage. C'est aussi une pratique d'emploi : je travaille à la mission, souvent avec des contrats très courts, pour différents employeurs. D'où un régime d'indemnisation adapté.

© DR.
J'exerce bien évidemment au théâtre, parfois au cinéma, à la TV ou pour la pub, souvent dans l'événementiel. Je travaille aussi régulièrement dans un lieu culturel important qui n'est pas un lieu de spectacle. Pas mal de mes collègues artistes travaillent aussi dans les parcs d'attractions et de loisir.

Pourquoi ce constat ? Parce que quel que soit le secteur où j'exerce, je travaille régulièrement avec des collègues "extras" de la restauration et de l'événementiel, des professionnels du "catering", des agents d'accueil, de sécurité, et des salariés du tourisme, embauchés à la mission, en CDDU, exactement comme moi. Comme pour moi, leurs secteurs d'activité sont à l'arrêt total. Or, eux, n'ont pas de régime spécifique. Ou plutôt, n'en ont plus (1).

Avec la crise que nous vivons, j'ai bénéficié d'une mesure de maintien de mes droits. Elle est ce qu'elle est, elle est imparfaite, mais l'"année blanche" me garde la tête hors de l'eau jusqu'en août 2021.

Eux, comptent les jours sans travail, pas simplement pour "refaire leurs heures", mais parce que chaque jour qui passe est un capital (2) qui s'effrite - quand ils n'ont pas déjà eu la malchance de perdre leurs indemnités avant la crise, suite à la réforme monstrueuse de 2019 (3). Leur indemnité chômage s'épuise sans se recharger depuis 10 mois. Pour beaucoup d'entre eux, c'est déjà le RSA.

Rébecca Dereims, Comédienne
19/02/2021