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Lyrique

"Georgia - Tous mes rêves chantent", une comédie musicale de l'Ensemble Contraste

Après sa création dans le Val-de-Marne et dans la région des Hauts-de-France, l'Ensemble Contraste présente début février à La Cigale son nouveau spectacle, "Georgia - Tous mes rêves chantent", d'après un livre-disque écrit avec Timothée de Fombelle, grand succès de 2016. Cette nouvelle comédie musicale, destinée aux grands comme aux petits, livre une vision poétique et drôle d'un sauvetage par la musique d'une petite fille marquée par une enfance difficile.



© Masha Mosconi.
© Masha Mosconi.
Avec l'Ensemble Contraste, ce collectif d'artistes fondé à l'aube du deuxième millénaire par Arnaud Thorette et Johan Farjot, il s'agit de ne jamais être là où on les attend (pour des musiciens venus du classique), mais toujours au plus près d'un public divers et le plus large possible, de celui qu'on dit pudiquement "éloigné", notamment en zone rurale. Bref, il s'agit de donner de la joie à des spectateurs qui n'auraient pas imaginé s'amuser d'une parodie de Shakespeare ("Roméo et Juliette"), de l'opéra baroque ("The Fairy Queen") ou danser sur des classiques de la chanson et du jazz ("Besame Mucho" ou "Joséphine Baker").

Avec "Georgia - Tous mes rêves chantent", l'ensemble (cette fois composé de cinq comédiens-chanteurs et de trois musiciens) entend encore mélanger les genres, composer ou arranger le répertoire classique pour briser les frontières et les vieux rites. Cette comédie musicale déjantée, créée en octobre 2017, a d'abord été un succès de librairie avant de devenir un spectacle où les Rêves de Georgia (une petite fille à l'enfance malheureuse) vont s'incarner pour chanter et la sauver - tout cela grâce à Sam, un violoniste qui a vécu un siècle avant elle !

© Masha Mosconi.
© Masha Mosconi.
Mais nous ne dévoilerons pas davantage l'histoire imaginée par l'écrivain Timothée de Fombelle, vieux complice de Contraste. Avec ses dix-sept tableaux et chansons, tous droits sortis de l'imagination de nos artistes, ce spectacle musical très original (à la scénographie inspirée par le dessinateur Benjamin Chaud) fait enfin halte à Paris avant une tournée nationale. Avec sa musique composée notamment par Johan Farjot et Albin de la Simone, nul doute que cette production rencontrera dans la capitale un succès bien mérité.

Une production avec un supplément d'âme quand on sait que l'Ensemble Contraste soutient depuis 2012 l'association SOS Villages d'Enfants.

Le 3 février 2018 à 15 h et 19 h 30.
Le 4 février 2018 à 16 h.

© Masha Mosconi.
© Masha Mosconi.
La Cigale.
120, boulevard Rochechouart, Paris 18e.
Réservations : 01 48 65 97 90.
>> lacigale.fr

Association SOS Villages d'Enfants.
>> sosve.org

>> ensemblecontraste.com

L'ensemble est en résidence artistique au Centre Culturel de l'Entente Cordiale - Château d'Hardelot (62).

"Georgia - Tous mes rêves chantent", une comédie musicale de l'Ensemble Contraste

Christine Ducq
Samedi 27 Janvier 2018

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J'ai peur de ne pas renouveler mes droits… Eux en ont la certitude

Je suis intermittente du spectacle. Ce n'est pas mon métier, mon métier, c'est comédienne. Intermittente, c'est juste mon régime d'indemnisation du chômage. C'est aussi une pratique d'emploi : je travaille à la mission, souvent avec des contrats très courts, pour différents employeurs. D'où un régime d'indemnisation adapté.

© DR.
J'exerce bien évidemment au théâtre, parfois au cinéma, à la TV ou pour la pub, souvent dans l'événementiel. Je travaille aussi régulièrement dans un lieu culturel important qui n'est pas un lieu de spectacle. Pas mal de mes collègues artistes travaillent aussi dans les parcs d'attractions et de loisir.

Pourquoi ce constat ? Parce que quel que soit le secteur où j'exerce, je travaille régulièrement avec des collègues "extras" de la restauration et de l'événementiel, des professionnels du "catering", des agents d'accueil, de sécurité, et des salariés du tourisme, embauchés à la mission, en CDDU, exactement comme moi. Comme pour moi, leurs secteurs d'activité sont à l'arrêt total. Or, eux, n'ont pas de régime spécifique. Ou plutôt, n'en ont plus (1).

Avec la crise que nous vivons, j'ai bénéficié d'une mesure de maintien de mes droits. Elle est ce qu'elle est, elle est imparfaite, mais l'"année blanche" me garde la tête hors de l'eau jusqu'en août 2021.

Eux, comptent les jours sans travail, pas simplement pour "refaire leurs heures", mais parce que chaque jour qui passe est un capital (2) qui s'effrite - quand ils n'ont pas déjà eu la malchance de perdre leurs indemnités avant la crise, suite à la réforme monstrueuse de 2019 (3). Leur indemnité chômage s'épuise sans se recharger depuis 10 mois. Pour beaucoup d'entre eux, c'est déjà le RSA.

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