La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.
À l'affiche

● Avignon Off 2017 ● "Anaïs, A Dance Opera", par la Compagnie Mixed eMotion Theatrix - 26/06/2017

"La vie rétrécit ou se développe proportionnellement à son courage." "Life shrinks or expands in proportion to one's courage." Anaïs Nin. Création Los Angeles, California - Première en France Avignon 2017 Pièce pour 6 danseurs et chanteuse créée à Los Angeles par la compositrice/librettiste Cindy Shapiro (Cité Internationale des Arts Paris - Résidence d’artiste) et la metteure en...  

● Avignon Off 2017 ● "2h14" de David Paquet, par la Compagnie Luce - 24/06/2017

"2:14" est une pièce qui explore l’adolescence, ce moment charnière où l’on cherche sa place dans le monde des adultes, en tentant de ne pas leur ressembler. Il y est question de la jeunesse surtout mais pas seulement. Chaque personnage, à sa manière, cherche le bien-être et chacun y arrive comme il peut : en avalant des vers, en s’inventant un handicap, en se faisant tatouer, en ouvrant des...  

● Avignon Off 2017 ● "La Quête du miel" par la Compagnie L’Équipage de l'Antilope - 22/06/2017

Dans une étrange vallée peuplée essentiellement par des ours, les jours s'enchaînent un peu à la manière des nôtres: la journée, on pêche des poissons ; le soir, on se détend en mangeant des fraises sauvages et la nuit, on dort dans des grottes. Certains rêvent tout de même d'autre chose, car on raconte qu'il existerait un mets que l'on appelle Le Miel, qu'il serait gardé par de nombreuses et...  

● Avignon Off 2017 ● "Dans les rapides" de Maylis de Kerangal, Création de la Cie Mavra - 21/06/2017

Le Havre, 1978. Trois adolescentes. Trois amies. Nina, Marie et Lise, pour elles, avancer, c’est être ensemble. Leur histoire est commune. Celle d’une époque incertaine, du passage d’un âge à l’autre, avec le lycée et son café, la chambre, l’aviron, les garçons et la musique. Lorsque surgit la voix de Debbie Harry, la chanteuse de Blondie, tout s’accélère. Cette icône féminine du rock, blonde,...  

● Avignon Off 2017 ● "Suivre les Morts - Théâtre et sciences sociales" par la Cie banquet d'avril - 17/06/2017

En complicité avec les sociologues nantaises Anne Bossé et Elisabeth Pasquier, banquet d'avril s'empare d'un matériau scientifique pour offrir au théâtre un sujet sensible : ce que les morts font faire aux vivants. Suivre les morts pour découvrir les routes qu'ils empruntent. Fils et filles de migrants racontent le rapatriement de leurs morts. Entre ici et là-bas, ces morts qui circulent plus que...  

● Avignon Off 2017 ● "Ici/Là-bas" de et par Christine Gandois - 10/06/2017

Le déménagement de l'appartement de sa mère plonge Hermine dans un questionnement sur sa propre quête. À travers la découverte d'une correspondance qui ne lui appartient pas, elle va faire revivre une histoire d'amour impossible sur fond de guerre d'Algérie. Toute une vie dans deux valises… Cette réflexion poétique autour de l'exil est inspirée librement du roman de Yasmina Khadra, "Ce que le...  

● Avignon Off 2017 ● "Jeu de piste", fantaisie philosophico-onirique - 06/06/2017

Cet homme qui cherche son chemin dans le noir, est-il le seul survivant d’un cataclysme, ou a-t-il émergé du cliquetis de la machine à écrire entendu auparavant ? Voilà que, dans la lumière, c’est sous l’aspect de l’écrivain au travail qu’il paraît. Très vite, pourtant, le récit qu’il compose fait place à ses propres interrogations existentielles. La figure féminine qui vient, qui va, est-elle...  

● Avignon Off 2017 ● "Delirio Cantato" de Gianfranco Buffa - 01/06/2017

"On se souviens des rêves inexistants où on rêve des souvenir inexistantes ?" Et le bateau des amants vers l’île de Pantelleria ? Et la phalène qui devient une "Principessa bellissima!" ? Et le nuage à forme de cœur ? "Delirio Cantato" est une sorte de chapelet fait de contes (en français) et chansons (en italien…) où le fil qui les tient unies est la pure et fantastique mémoire d'un enfant qui...  

● Avignon Off 2017 ● "Les Belges jouent fond de Terroir" - 01/06/2017

Directeurs et animateurs durant trente ans de plusieurs cafés-théâtres en Belgique, Alexandra et Robert Sullon se sont installés depuis quelques années à Avignon. "Les Belges jouent fond de Terroir " est la sixième création de leur compagnie, les Belges de comptoir. Avec leur accent Belge savoureux, Alexandra et Robert Sullon déclinent en septante minutes (septante c'est à dire nonante moins...  

Exposition Électeurs on vous Trompe ! - 20/03/2017

La Scam, l’Association Scam-Vélasquez et Alain Weill présentent une exposition d’affiches électorales, à l’aune de la période des élections présidentielles de 2017. Collectés depuis des décennies, la plupart de ces documents sont devenus rares. L'affiche et le suffrage universel masculin sont tous deux enfants de la 2e moitié du XIXe siècle. L'affiche électorale, qui voit le jour, n'a jamais eu...  
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À découvrir

"Les femmes de la maison" L'épopée des luttes féminines sous le prisme d'une maison très spéciale

Voici la dernière pièce de Pauline Sales (écriture et mise en scène) qui a été présentée au Théâtre Paul Scarron du Mans devant un public professionnel restreint. Un privilège que d'assister à cette histoire que l'on sent chevillée au corps de sa créatrice. Il y est question de femmes artistes. Question également des femmes non artistes. Question de la liberté que les femmes ont peu à peu conquis depuis bientôt un siècle. Arrachant bribe après bribe le droit d'agir, de s'exprimer, le droit sur leur corps, leur sexualité, leurs choix. Et trouver enfin la puissance pour se détacher du diktat masculin si bien bétonné.

© Jean-Louis Fernandez.
L'histoire des "femmes de la maison" commence dans les années cinquante et se termine de nos jours. Elle va mettre en jeu une dizaine de personnages féminins sur trois périodes symboliques : les années cinquante, les années soixante-dix et 2022. Pour cela, Pauline Sales invente une maison qui sera le moyen de traverser le temps et l'espace. Cette maison est celle de Joris, un amoureux, par ailleurs cinéaste militant contre les méfaits des guerres. Il achète cette maison par amour pour une photographe, l'amour s'en va, il ne sait qu'en faire, alors il la prête à des artistes. Le hasard veut au départ que ce ne soit que des femmes - peintres, poètes, sculptrices… et cela se transforme en règle : seules des femmes artistes pourront venir un temps pour créer ici.

Première période, maison fermée entourée de bois. C'est l'après-guerre et l'artiste que Joris installe dans la maison dessine. Dessine en mode combat contre elle-même. Contre la pensée que chez elle, son mari, sa fille sont là comme une destinée de femme au foyer qu'elle refuse. Combat contre le mal que cela peut faire.

Bruno Fougniès
25/08/2021
Spectacle à la Une

"Marilyn Inside" Dévoiler Marilyn pour tenter de retrouver l'intimité secrète de Norma Jean

Qui était-elle, réellement ? Être dual, aux structures intimes complexes, celles d'une âme en quête de sérénité, de sincérité. D'un côté Marilyn, sex-symbol fabriqué par le cinéma hollywoodien des années cinquante, ou Norma Jeane, femme-enfant à la vie chaotique, ballotée entre une mère atteinte de troubles psychologiques graves et les placements dans de multiples familles d'accueil. Confrontation ou rencontre imaginaire entre ces deux fantômes, souvenirs de ces deux réalités successives, tentative de traversée du miroir, c'est ce que nous propose l'étonnant et réussi "Marylin Inside".

© Clarisse Bianco.
Incarnation féminine idéalisée jusqu'à en devenir une icône planétaire, tempête sensuelle à la robe blanche virevoltante, blonde écervelée à la jeunesse intemporelle… Elle fut tout cela tout en restant une femme mystérieuse, secrète que seules la captation de regards fugaces, la perception de fragiles coups d'œil éphémères laissaient deviner. Actrice quasi vénérée malgré ses extravagances conjugales, ses dépressions et, parfois, ses excès de consommation d'alcool et/ou de médicaments, elle était à la fois saisissante et insaisissable.

L'auteure, Céline Barcaroli, nous propose une traversée intérieure dans la dualité d'une femme publique où se confronte et se rencontre les deux faces de celle qui bouleversa à jamais la représentation cinématographique féminine - registre "blonde incendiaire" - tout en exposant involontairement, puis volontairement, ce que peuvent être les fragilités et les failles d'un être sublimé. Son propos, fondé sur du réel, nous emporte dans le fictionnel pour effleurer, parfois approcher, ce qu'ont pu être les mystères, les fêlures indicibles, les tourments naissant d'une continuelle et insatiable quête d'amour.

Gil Chauveau
01/10/2021
Spectacle à la Une

"L'âne et la carotte"… Siège de chaises !

Dans un spectacle qui mêle l'humour à la réflexion, Lucho Smit se livre à une série de numéros circassiens où, autour d'un récit, l'artiste raconte ses doutes, sa vision du monde et celle du cirque.

© František Ortmann - Letní Letná.
L'un des nombreux attraits du nouveau cirque, nommé aussi cirque contemporain, est sa capacité à surprendre et à faire découvrir aux spectateurs des arts de la scène aussi différents que du théâtre, de la chanson et/ou de la musique en plus des acrobaties. Le décor est aussi très important. Dans "L'âne & la carotte", le plateau découvre une colonne de chaises, ce dernier élément étant la matrice même de la scénographie. Ionesco aurait pu se retrouver dans celle-ci où leur amoncellement tient lieu d'œuvres de construction.

Lucho Smit tient l'équilibre pour un art, mais aussi pour une compagne du déséquilibre, les deux sont sœurs d'armes à chaque instant dans sa création. Cela démarre en trombe dans une course sur des chaises où celles-ci s'écroulent bien que l'artiste finisse assis sur la dernière de la rangée. Ce pourrait être le résumé de la représentation. Tout est en équilibre au travers des déséquilibres et s'il ne devait en restait qu'un, ce serait une et elle aurait quatre pieds et un dossier.

La voix off de Lucho Smit accompagne le spectacle pour raconter ses états d'âme, sa vision du monde et du cirque. On peut aimer cette narration comme en être agacé. J'ai eu les deux sentiments, agacé au début puis intéressé par le récit à la fin avec quelques longueurs toutefois. Les choses sont dites avec humour, même si ce n'est pas là où il excelle le plus, l'acrobatie du trait d'esprit n'étant pas celui du corps.

Safidin Alouache
05/10/2021