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Avignon Off 2022 >> "Maître vous avez la parole"

Maître Sébastien Wust nous plonge, avec beaucoup d'humour, dans le quotidien de la profession d'avocat. À mi-chemin entre seul en scène et stand-up, il nous propose un "one avocat show" politiquement incorrect et cruellement drôle.



© Philippe Magoni.
© Philippe Magoni.
Il est en retard… Encore ! Mais, cette fois-ci, il n'est pas le seul.
Lorsque l'avocat entre dans la salle d'audience, il y a du public mais pas le Tribunal. Il est pressé de repartir et il déteste attendre. Mais puisqu'il est coincé ici, il engage la discussion avec le public.

Malmené par une greffière acariâtre, régulièrement interrompu par les appels téléphoniques de sa secrétaire, dérangé par des messages érotiques d'inconnues et tentant de contenir son épouse qui le presse de rentrer, l'heure qu'il va passer avec ce public pourrait bien se révéler pour lui un moment de vérité.

Sébastien Wust égratigne sur un ton décalé et sans filtre le monde de la justice. La défense des assassins, les moyens de preuve du Moyen-Âge, les avocats de séries télé, les décisions surprenantes du Code pénal, les clients menaçants ou le Père Noël : il se moque des clichés… et surtout de lui.

© Philippe Magoni.
© Philippe Magoni.
Un one avocat show : "Maître vous avez la parole"
Texte : Sébastien Wust.
Mise en scène Laurent Bariohay.
Avec : Sébastien Wust.
À partir de 12 ans.
Durée : 1 h 10.

Avignon Off 2022
Du 7 au 30 juillet 2022.
Tous les jours à 14 h, relâche le mardi.
Théâtre Pixel, Salle Bayaf, 10, rue de la Carreterie, Avignon.
Réservations : 07 69 15 10 11.
>> pixelavignon.com

Annonce
Mercredi 15 Juin 2022

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À découvrir

"Rimbaud Cavalcades !" Voyage cycliste au cœur du poétique pays d'Arthur

"Je m'en allais, les poings dans mes poches crevées…", Arthur Rimbaud.
Quel plaisir de boucler une année 2022 en voyageant au XIXe siècle ! Après Albert Einstein, je me retrouve face à Arthur Rimbaud. Qu'il était beau ! Le comédien qui lui colle à la peau s'appelle Romain Puyuelo et le moins que je puisse écrire, c'est qu'il a réchauffé corps et cœur au théâtre de l'Essaïon pour mon plus grand bonheur !

© François Vila.
Rimbaud ! Je me souviens encore de ses poèmes, en particulier "Ma bohème" dont l'intro est citée plus haut, que nous apprenions à l'école et que j'avais déclamé en chantant (et tirant sur mon pull) devant la classe et le maître d'école.

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Isabelle Lauriou
25/03/2024
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"Le consentement" Monologue intense pour une tentative de récit libératoire

Le livre avait défrayé la chronique à sa sortie en levant le voile sur les relations pédophiles subies par Vanessa Springora, couvertes par un milieu culturel et par une époque permissive où ce délit n'était pas considéré comme tel, même quand celui-ci était connu, car déclaré publiquement par son agresseur sexuel, un écrivain connu. Sébastien Davis nous en montre les ressorts autant intimes qu'extimes où, sous les traits de Ludivine Sagnier, la protagoniste nous en fait le récit.

© Christophe Raynaud de Lage.
Côté cour, Ludivine Sagnier attend à côté de Pierre Belleville le démarrage du spectacle, avant qu'elle n'investisse le plateau. Puis, pleine lumière où V. (Ludivine Sagnier) apparaît habillée en bas de jogging et des baskets avec un haut-le-corps. Elle commence son récit avec le visage fatigué et les traits tirés. En arrière-scène, un voile translucide ferme le plateau où parfois V. plante ses mains en étirant son corps après chaque séquence. Dans ces instants, c'est presque une ombre que l'on devine avec une voix, continuant sa narration, un peu en écho, comme à la fois proche, par le volume sonore, et distante par la modification de timbre qui en est effectuée.

Dans cet entre-deux où le spectacle n'a pas encore débuté, c'est autant la comédienne que l'on voit qu'une inconnue, puisqu'en dehors du plateau et se tenant à l'ombre, comme mise de côté sur une scène pourtant déjà éclairée avec un public pas très attentif de ce qui se passe.

Safidin Alouache
21/03/2024
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"Un prince"… Seul en scène riche et pluriel !

Dans une mise en scène de Marie-Christine Orry et un texte d'Émilie Frèche, Sami Bouajila incarne, dans un monologue, avec superbe et talent, un personnage dont on ignore à peu près tout, dans un prisme qui brasse différents espaces-temps.

© Olivier Werner.
Lumière sur un monticule qui recouvre en grande partie le plateau, puis le protagoniste du spectacle apparaît fébrilement, titubant un peu et en dépliant maladroitement, à dessein, son petit tabouret de camping. Le corps est chancelant, presque fragile, puis sa voix se fait entendre pour commencer un monologue qui a autant des allures de récit que de narration.

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Toute la puissance créative du comédien déborde de sincérité et de vérité avec ces deux éléments. Nul besoin d'une couronne ou d'un crucifix pour interpréter un roi ou Jésus, il nous le montre en utilisant un large spectre vocal et corporel pour incarner son propre personnage. Son rapport à l'espace est dans un périmètre de jeu réduit sur toute la longueur de l'avant-scène.

Safidin Alouache
12/03/2024