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À l'affiche

31/05/2011, Le Fourneau, Brest, "Carny Noir"

La compagnie Tumble Circus, découverte en pointe Bretagne en 2010 grâce au réseau européen ZEPA, vient en résidence pour la première fois en France pour cette nouvelle création qui utilise le clown, le cirque, la farce et la satire comme véhicule de ce récit édifiant, voulant déranger, inspirer et surtout rappeler aux gens qu'ils ne sont pas seuls.



31/05/2011, Le Fourneau, Brest, "Carny Noir"
Les Tumble Circus sont les réfugiés d'un pays vert (Belfast, Irlande), en faillite, humide et infecté ; d'une société faisant naufrage qui sombre devant l'avidité et la superficialité, mises en avant comme vertus. Éclats d'espoir éternels. Le cirque célèbre l'infinie possibilité de l'humanité en utilisant l'habileté, la force humaine, les prouesses physiques et l'endurance. Ils veulent présenter cet espoir du possible, de force et d'endurance, mais avec l'œil acerbe d'une personne extérieure qui se sent trahie. Une histoire de violences conjugales, de moralité, de corruption, d' hypocrisie religieuse, de super héros et de mères célibataires.


Cirque de rue (Création 2011).
Auteur : Ken Fanning.
Mise en scène : Trent Baumann.
Avec : Ken Fanning et Tina Segner.
Graphiste : Paul Malone.
Vidéo et réalisation : Grant Goldie.

Résidence de création au Fourneau, du 21 mai au 1er juin.
Expérimentation publique :
Mardi 31 mai à 19 h 12.
Au Fourneau (Centre National des Arts de la Rue), Brest (29), 02 98 46 19 46.
www.tumblecircus.com
www.lefourneau.com

Gil Chauveau
Samedi 30 Avril 2011

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© Alexandre Pupkins.
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Yves Kafka
15/01/2021
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J'ai peur de ne pas renouveler mes droits… Eux en ont la certitude

Je suis intermittente du spectacle. Ce n'est pas mon métier, mon métier, c'est comédienne. Intermittente, c'est juste mon régime d'indemnisation du chômage. C'est aussi une pratique d'emploi : je travaille à la mission, souvent avec des contrats très courts, pour différents employeurs. D'où un régime d'indemnisation adapté.

© DR.
J'exerce bien évidemment au théâtre, parfois au cinéma, à la TV ou pour la pub, souvent dans l'événementiel. Je travaille aussi régulièrement dans un lieu culturel important qui n'est pas un lieu de spectacle. Pas mal de mes collègues artistes travaillent aussi dans les parcs d'attractions et de loisir.

Pourquoi ce constat ? Parce que quel que soit le secteur où j'exerce, je travaille régulièrement avec des collègues "extras" de la restauration et de l'événementiel, des professionnels du "catering", des agents d'accueil, de sécurité, et des salariés du tourisme, embauchés à la mission, en CDDU, exactement comme moi. Comme pour moi, leurs secteurs d'activité sont à l'arrêt total. Or, eux, n'ont pas de régime spécifique. Ou plutôt, n'en ont plus (1).

Avec la crise que nous vivons, j'ai bénéficié d'une mesure de maintien de mes droits. Elle est ce qu'elle est, elle est imparfaite, mais l'"année blanche" me garde la tête hors de l'eau jusqu'en août 2021.

Eux, comptent les jours sans travail, pas simplement pour "refaire leurs heures", mais parce que chaque jour qui passe est un capital (2) qui s'effrite - quand ils n'ont pas déjà eu la malchance de perdre leurs indemnités avant la crise, suite à la réforme monstrueuse de 2019 (3). Leur indemnité chômage s'épuise sans se recharger depuis 10 mois. Pour beaucoup d'entre eux, c'est déjà le RSA.

Rébecca Dereims, Comédienne
19/02/2021