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● Avignon Off 2021 ● Boxing Shadows Par la Cie Isabelle Starkier - Star Théâtre

Une jeune migrante gagne sa vie en volant dans le métro. Un homme d'une soixantaine d'années se fait dérober son portefeuille. Ils habitent le même immeuble. Rencontre entre une jeunesse fragilisée en proie à une révolte sans but et un ancien boxeur devenu bibliothécaire en proie à la solitude et à l'ennui.



© BSX.
© BSX.
Histoire d'une transmission : il lui apprend à transformer sa rage grâce à l'apprentissage des règles - celles de la boxe, de la société.
Jouée en plein air, une comédie douce-amère où le rire alterne avec l'émotion, soulignée par la présence d'une Voix (en)chantée.

"Un spectacle fort qui claque comme un uppercut. Une belle allégorie très réussie viendra clore cette heure qui passe trop vite" L'œil d'Olivier.
"Il faut aller voir ce spectacle percutant, et très "au poing" !" De la Cour au Jardin.
"Une belle et poignante histoire d'apprentissage où s'invitent la vie, la mort et l'amitié" SNES.
"The relationship between the two characters, who bond over boxing training sessions, was carefully and lovingly charted" New York Times.
"Boxing Shadows est un spectacle qui honore deux héros sans grandeur héroïque, mais qui tâchent de sublimer leur vie dans un contexte malheureux et y parviennent" Agora Vox.

© DR.
© DR.
Joué durant un "Été particulier à Paris" avec le Théâtre de la Ville et la Ville de Paris, voici la quatrième création de notre auteur australien après "Le Bal de Kafka", "Richard III ou presque" et "L'homme dans le plafond". Isabelle Starkier a également présenté : "Résister c’est exister", "Le Bourgeois Gentilhomme", "Le Tango des étoiles errantes", "Un Gros Gras Grand Gargantua"…

Pour le jeune public, Isabelle Starkier vous retrouve avec sa nouvelle création "Comme un Homard dans une Cave Obscure" d'après Charles Dickens dans le "Jardin d'Al Andalus" à 11 h 05.

Boxing Shadows Texte : Timothy Daly.
Traduction : Michel Lederer.
Mise en scène : Isabelle Starkier.
Avec : Roland Timsit, Clara Starkier, Lila Maski (chant).
Chorégraphie : Claire Richard.
Concepteur son : Michel Bertier.
Costumes : Eva Alam.
Décors : Julie Poirier.
Tout public à partir de 10 ans.
Durée : 1 h 20.

● Avignon Off 2021 ●
Du 6 au 29 juillet 2021.
Tous les jours à 18 h, relâche les 12, 19, et 26 juillet.
Théâtre des Carmes (en extérieur), 6, place des Carmes, Avignon.
Réservation : 04 90 82 20 47.

>> cieisabellestarkier.fr

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Samedi 3 Juillet 2021

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À découvrir

"Underground" Éloge du risque amoureux

L'amour comme les angelots n'a pas de sexe. Même les amours les plus charnels, les plus dévastateurs, les plus profonds, les plus troublants. Oui, c'est étrange d'énoncer cela. Mais c'est ici le propos central d'"Underground". Underground, le métro en anglais, et plus symboliquement ici, telle l'image des entrailles sinueuses et enfouies de l'être intime, là où dorment les désirs cachés, indiscrets, inavouables, mais surtout les désirs inconnus et les peurs.

"Underground" explore cette faille des êtres humains, que l'ordre établi, la conscience et la puissance de l'éducation morale dissimulent pour que les normes sociales dominent. La jeune femme, interprétée avec une sensibilité troublante par Clémentine Bernard, seule sur scène, semble pourtant extrêmement classique, anodine, assise dans sa rame de métro. Mais c'est son discours intérieur qu'elle nous partage alors, une voix grâce à laquelle elle va nous emporter vers l'histoire qui l'attend et l'émotion qui va faire résonner son corps, de sa peau jusqu'au plus profond de son être.

Le début du texte la saisit au moment de sa rupture avec l'homme convenable et convenu que la vie lui destinait. Une vie normale, faite de projets d'enfants et de vacances, faite d'un quotidien bien balisé, d'un ordinaire applaudi par tous : familles, amis, rencontres. Une ouverture qui semble comme le début d'un exil obligé. Elle a perdu ce conventionnel qui l'habillait comme une armure. Elle est égarée dans ce métro comme dans un dédale sans issue.

Bruno Fougniès
11/01/2022
Spectacle à la Une

Piquer en plein cœur au théâtre La Flèche, Paris, Jeudi 6 Janvier, 21 heures…

Comment démarrer cette chronique ? Par une citation ? "Un seul être vous manque et tout est dépeuplé", Lamartine. Oui ! Qu'en dirait Laurent Orry ?

© Fabien Montes.
Ah ! Oui. Laurent Orry, c'est l'acteur impeccable vêtu d'un vieux manteau usé et poussiéreux qui, pendant 1 h 15, déploie toute sa force, son énergie mais surtout sa palette d'émotions au service de ce délicieux texte écrit par Alessandro Baricco : "Novecento".

Il interprète Tim Tooney, trompettiste, qui pendant plusieurs années jouera aux côtés de son grand ami Novecento, pianiste génial et hallucinant dont les notes dépasseront même l'océan !

Novecento est donc le héros. C'est dans un carton à chaussures déposé sur le piano de la salle de bal d'un paquebot que Novecento commence sa vie, recueilli par un homme d'équipage… et c'est là que démarre l'histoire.

Et ! Quand Novencento rencontre Tim Tooney, comme une tempête en pleine mer, la secousse est grande, les oreilles agitées et le regard fixe pour ne rien manquer de ce spectacle de vague… à l'âme…

Si ! Car le cœur de Tim Tooney est lourd de peine quand il repense à son ami disparu qui jamais n'avait de son vécu touché la terre ferme. Novecento, sa vie, c'était le paquebot, la mer, les visages des voyageurs entre l'Europe et l'Amérique qui l'inspiraient et ont fait de lui un virtuose mais aussi un homme perdu au milieu de l'océan qui n'a jamais su d'où il venait, qui il était et, de la terre ferme, en a développé une vraie névrose.

Isabelle Lauriou
10/01/2022
Spectacle à la Une

"Fragments" d'Hannah Arendt Du 5 au 8 février 2022 à l'Espace Rachi

Bérengère Warluzel et Charles Berling nous invitent, à travers les mots d'Hannah Arendt, à aimer cette faculté inhérente à la nature humaine : penser. Non, penser n'est pas réservé à une élite, bien au contraire. Penser peut être une aventure joyeuse pour chacun, en plus d'être une jubilation et un enthousiasme qui se partagent.

© Vincent Berenger/Châteauvallon-Liberté - Scène Nationale.
"L'essentiel pour moi, c'est de comprendre : je dois comprendre", dit Hannah Arendt. Au fil de ses textes philosophiques et politiques, mais aussi, et c'est moins connu, ses escapades poétiques, Hannah Arendt a construit une œuvre singulière et inclassable. Bérengère Warluzel y a plongé, en a choisi ces Fragments qui résonnent particulièrement aujourd'hui.

Une table, des chaises, les notes d'un piano… ce n'est pas une biographie, mais un parcours ludique, une traversée partagée et qui ouvre l'accès à la liberté de penser pour soi-même autant qu'à une volonté de comprendre en tant que citoyen et citoyenne dans le monde que nous habitons.

Celle qui voulait avant tout "penser sans entraves" s'adresse à nous et nous invite à penser avec elle.

"La pensée (…), conçue comme un besoin naturel de la vie (…) n'est pas la prérogative d'une minorité, mais une faculté constamment présente en chacun de nous."
François Rodinson.

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14/01/2022