Chaque année, le Gouffre de Padirac propose un calendrier culturel audacieux et hors du commun. En 2026, le site phare du Lot invite le pianiste virtuose et voyageur Marco Poingt pour trois incroyables représentations dans ses profondeurs les 30 avril, 1ᵉʳ et 2 mai 2026.
Pour commencer, pourriez-vous me donner un bref aperçu de l'origine de ce projet un peu fou ?
Marco Poingt : Oui, bien sûr. Il se trouve que j'ai été contacté par l'équipe du Gouffre de Padirac en décembre dernier, car nous partageons la même implication dans l'association Mécénat Chirurgie Cardiaque. Moi, en tant qu'ambassadeur, eux en tant que mécène. Tous les ans, il sauve un enfant. La présidente du Gouffre de Padirac m'a vu en concert, il y a deux ans, à la Salle Gaveau à Paris lors du Gala du Cœur, dont je suis le directeur artistique, organisé par Mécénat Chirurgie Cardiaque.
Elle a commencé à me suivre, notamment l'ascension du Kilimandjaro (5 895 m) avec mon piano sur le dos (mars 2025). C'est ainsi qu'elle a eu l'envie de m'inviter au Gouffre pour imaginer un projet un peu insolite. En décembre dernier, l'équipe m'a contacté pour que l'on puisse imaginer un concept avec un concert mettant en valeur la beauté de ce gouffre absolument magnifique, avec des compositions concrétisant son aspect spectaculaire, unique et sa splendeur. Ils m'ont également proposé une résidence pour puiser l'inspiration directement dans le lieu… puis pour imaginer tout un spectacle, une création, avec des compositions originales et une scénographie spécifique. Il y a beaucoup de choses complètement folles qui vont se passer lors de ces trois concerts.
Pour commencer, pourriez-vous me donner un bref aperçu de l'origine de ce projet un peu fou ?
Marco Poingt : Oui, bien sûr. Il se trouve que j'ai été contacté par l'équipe du Gouffre de Padirac en décembre dernier, car nous partageons la même implication dans l'association Mécénat Chirurgie Cardiaque. Moi, en tant qu'ambassadeur, eux en tant que mécène. Tous les ans, il sauve un enfant. La présidente du Gouffre de Padirac m'a vu en concert, il y a deux ans, à la Salle Gaveau à Paris lors du Gala du Cœur, dont je suis le directeur artistique, organisé par Mécénat Chirurgie Cardiaque.
Elle a commencé à me suivre, notamment l'ascension du Kilimandjaro (5 895 m) avec mon piano sur le dos (mars 2025). C'est ainsi qu'elle a eu l'envie de m'inviter au Gouffre pour imaginer un projet un peu insolite. En décembre dernier, l'équipe m'a contacté pour que l'on puisse imaginer un concept avec un concert mettant en valeur la beauté de ce gouffre absolument magnifique, avec des compositions concrétisant son aspect spectaculaire, unique et sa splendeur. Ils m'ont également proposé une résidence pour puiser l'inspiration directement dans le lieu… puis pour imaginer tout un spectacle, une création, avec des compositions originales et une scénographie spécifique. Il y a beaucoup de choses complètement folles qui vont se passer lors de ces trois concerts.
Je crois que vous êtes resté trois jours en résidence…
M. P. : En effet, trois jours, du 17 au 19 mars. Ainsi, j'ai pu vraiment m'imprégner de ce lieu. Je suis resté toute la journée dans le gouffre, dans la Salle du Grand Dôme, sur la rivière intérieure (nommée Rivière Plane) qui permet de circuler entre les salles, au sein des fissures verticales creusées au cours des deux derniers millions d’années… J'avais mon piano avec moi, un petit clavier électrique pour composer, pour essayer de trouver des idées, pour essayer d'être vraiment au cœur de mon inspiration… Et de pouvoir préparer au mieux les concerts.
Durant les trois jours de concerts, ce ne sera que des compositions inédites, que des compositions issues de cette résidence. Mais aussi de tous ces jours (7 au total, je crois) où je suis venu depuis janvier pour organiser cet événement. Je commence à le connaître plutôt bien.
Pour avoir également effectué le parcours avec la barque, l'une des choses que l'on peut dire sans se tromper, c'est qu'il y a un son bien particulier…
M. P. : Oui, il y a un son qui est complètement dingue. Dans ce contexte, j'ai réellement cherché à exploiter tout le gouffre, c'est-à-dire qu'il va y avoir plusieurs types de pianos, un ou plusieurs pianos sur un type de piano : un piano à queue en bas du gouffre, ayant ce son acoustique spécifique avec les marteaux… associé à cette sonorité très particulière. On a ici une résonance, c'est à la fois sourd en bas, au niveau du piano, mais le son monte et, du coup, on a une espèce de réverbération naturelle qui remonte tout en haut du gouffre. Cela donne une acoustique tout à fait singulière. C'est un peu comme lorsqu'on tape dans un tuyau, cela remonte. C'est étonnant.
Sur la rivière, on a imaginé un piano électrique. La traversée se fera en musique donc. Là, on a plutôt une sonorité très caverneuse, avec une musique qui se projette sur toute la rivière. Et, enfin, on a imaginé, dans la dernière salle, la Salle du Grand Dôme, d'installer un piano à queue sur une plateforme flottante sur l'eau. On retrouve ici une acoustique complètement dingue avec une reverb naturelle magnifique. Et surtout un paysage qui, pour moi, a été vraiment propice à la composition. C'était un paysage film. J'avais l'impression de composer des musiques de film, d'être dans un lieu qui a une histoire, qui a une âme. En trois jours de résidence, j'ai pu réellement développer un spectre de mélodies, de sons, qui est extrêmement riche, notamment parce que les recoins de ce gouffre ont quelque chose de particulier, que ce soient les lumières, la roche.
M. P. : En effet, trois jours, du 17 au 19 mars. Ainsi, j'ai pu vraiment m'imprégner de ce lieu. Je suis resté toute la journée dans le gouffre, dans la Salle du Grand Dôme, sur la rivière intérieure (nommée Rivière Plane) qui permet de circuler entre les salles, au sein des fissures verticales creusées au cours des deux derniers millions d’années… J'avais mon piano avec moi, un petit clavier électrique pour composer, pour essayer de trouver des idées, pour essayer d'être vraiment au cœur de mon inspiration… Et de pouvoir préparer au mieux les concerts.
Durant les trois jours de concerts, ce ne sera que des compositions inédites, que des compositions issues de cette résidence. Mais aussi de tous ces jours (7 au total, je crois) où je suis venu depuis janvier pour organiser cet événement. Je commence à le connaître plutôt bien.
Pour avoir également effectué le parcours avec la barque, l'une des choses que l'on peut dire sans se tromper, c'est qu'il y a un son bien particulier…
M. P. : Oui, il y a un son qui est complètement dingue. Dans ce contexte, j'ai réellement cherché à exploiter tout le gouffre, c'est-à-dire qu'il va y avoir plusieurs types de pianos, un ou plusieurs pianos sur un type de piano : un piano à queue en bas du gouffre, ayant ce son acoustique spécifique avec les marteaux… associé à cette sonorité très particulière. On a ici une résonance, c'est à la fois sourd en bas, au niveau du piano, mais le son monte et, du coup, on a une espèce de réverbération naturelle qui remonte tout en haut du gouffre. Cela donne une acoustique tout à fait singulière. C'est un peu comme lorsqu'on tape dans un tuyau, cela remonte. C'est étonnant.
Sur la rivière, on a imaginé un piano électrique. La traversée se fera en musique donc. Là, on a plutôt une sonorité très caverneuse, avec une musique qui se projette sur toute la rivière. Et, enfin, on a imaginé, dans la dernière salle, la Salle du Grand Dôme, d'installer un piano à queue sur une plateforme flottante sur l'eau. On retrouve ici une acoustique complètement dingue avec une reverb naturelle magnifique. Et surtout un paysage qui, pour moi, a été vraiment propice à la composition. C'était un paysage film. J'avais l'impression de composer des musiques de film, d'être dans un lieu qui a une histoire, qui a une âme. En trois jours de résidence, j'ai pu réellement développer un spectre de mélodies, de sons, qui est extrêmement riche, notamment parce que les recoins de ce gouffre ont quelque chose de particulier, que ce soient les lumières, la roche.
Une des choses qui m'a beaucoup marqué, ce sont, dans la Salle du Grand Dôme, ces pierres qui ressemblent à des méduses. Ce sont des concrétions calcaires millénaires qui sont sur le haut du dôme. C'est grandiose et magique. Les sons réfléchis par la roche m'ont aussi beaucoup inspiré, avec, à la fois, des silences, au début lorsque l'on commence à glisser en barque sur la rivière, et le bruit naturel des gouttes d'eau qui tombent sans cesse sous le dôme… Comme une pluie. C'est un endroit très riche et, pour un compositeur, c'est quelque chose qui est très inspirant.
Donc, pouvons-nous dire que le public va, en quelque sorte, participer à une déambulation musicale, tout en découvrant les différentes circulations du gouffre sous un nouvel éclairage ?
M. P. : C'est exactement ça. Ce que nous avons imaginé avec Magdalena Mauguéret (directrice Communication et Développement), c'est de repartir un peu des origines de la découverte du gouffre. Comme un clin d'œil à l'exploration réalisée par Édouard-Alfred Martel en 1889 à l'aide d'une simple échelle de cordes. Je vais faire pareil en effectuant une descente en rappel de 70 m pour rejoindre mon piano à queue en bas. Le public y sera déjà et assistera à cette descente. Après avoir joué un peu, j'inviterai les gens à me suivre sur la rivière. Le "voyage" commencera le voyage dans le silence, ce dernier étant une partie de la musique de ma composition. Puis, au bout d'un moment, ils et elles entendront une petite mélodie sur l'eau. Cela nous mènera sous le Grand Dôme.
Là, ce sera vraiment le bouquet final. Le public découvrira alors le piano qu'on a installé sur l'eau, sur une plateforme flottante. Spectatrices et spectateurs seront tous autour. Pour moi, rien que le fait d'entrer dans cette salle provoque un "waouh !", Tellement c'est grandiose. Compte tenu des moyens que l'établissement du gouffre a mis dans ce projet, cela va être colossal. Les équipes "son et lumière" ont totalement collaboré avec nous pour mettre le lieu en valeur et créer du grand spectacle avec des effets lumières très travaillés. Et l'ensemble sera sonorisé. Cette conception scénographique a pour objectif de ressentir quelque chose d'immersif.
Donc, pouvons-nous dire que le public va, en quelque sorte, participer à une déambulation musicale, tout en découvrant les différentes circulations du gouffre sous un nouvel éclairage ?
M. P. : C'est exactement ça. Ce que nous avons imaginé avec Magdalena Mauguéret (directrice Communication et Développement), c'est de repartir un peu des origines de la découverte du gouffre. Comme un clin d'œil à l'exploration réalisée par Édouard-Alfred Martel en 1889 à l'aide d'une simple échelle de cordes. Je vais faire pareil en effectuant une descente en rappel de 70 m pour rejoindre mon piano à queue en bas. Le public y sera déjà et assistera à cette descente. Après avoir joué un peu, j'inviterai les gens à me suivre sur la rivière. Le "voyage" commencera le voyage dans le silence, ce dernier étant une partie de la musique de ma composition. Puis, au bout d'un moment, ils et elles entendront une petite mélodie sur l'eau. Cela nous mènera sous le Grand Dôme.
Là, ce sera vraiment le bouquet final. Le public découvrira alors le piano qu'on a installé sur l'eau, sur une plateforme flottante. Spectatrices et spectateurs seront tous autour. Pour moi, rien que le fait d'entrer dans cette salle provoque un "waouh !", Tellement c'est grandiose. Compte tenu des moyens que l'établissement du gouffre a mis dans ce projet, cela va être colossal. Les équipes "son et lumière" ont totalement collaboré avec nous pour mettre le lieu en valeur et créer du grand spectacle avec des effets lumières très travaillés. Et l'ensemble sera sonorisé. Cette conception scénographique a pour objectif de ressentir quelque chose d'immersif.
Combien de compositions vont naître de cette performance, physique au départ, puis très musicale ensuite ?
M. P. : Il y a trois spots principaux. Sont donc nés trois œuvres un petit peu longues avec différents mouvements à l'intérieur… trois grandes ambiances… trois grands cycles de morceaux. C'est un événement unique. Pour moi, c'est encore plus grandiose que ce que j'ai fait au Kilimandjaro l'année dernière. On a vraiment exploité le lieu au maximum. Les équipes du gouffre (plus d'une cinquantaine de personnes pour ce spectacle) ont tout fait pour qu'il n'y ait aucune limite. Cela me permet de rester dans ma conduite artistique où la musique n'a aucune barrière, aucune frontière, aucune limite.
Ils m'ont donné tous les moyens pour que je puisse développer toutes mes idées et vraiment faire quelque chose d'artistique dans un lieu magnifique. De plus, tous nos échanges ont été chaleureux, constructifs et toujours agréables, avec une vraie stimulation pour aller le plus loin possible dans la création. Et j'ai eu de la chance quant à la bonne compréhension de mon identité artistique par Magdalena Mauguéret. Cela, d'une manière générale, a permis de concevoir le projet ensemble, de le construire avec facilité. Les idées pouvaient jaillir sans problème, les discussions étaient toujours ouvertes et, finalement, tout a été très fluide.
◙ Propos recueillis par Gil Chauveau
M. P. : Il y a trois spots principaux. Sont donc nés trois œuvres un petit peu longues avec différents mouvements à l'intérieur… trois grandes ambiances… trois grands cycles de morceaux. C'est un événement unique. Pour moi, c'est encore plus grandiose que ce que j'ai fait au Kilimandjaro l'année dernière. On a vraiment exploité le lieu au maximum. Les équipes du gouffre (plus d'une cinquantaine de personnes pour ce spectacle) ont tout fait pour qu'il n'y ait aucune limite. Cela me permet de rester dans ma conduite artistique où la musique n'a aucune barrière, aucune frontière, aucune limite.
Ils m'ont donné tous les moyens pour que je puisse développer toutes mes idées et vraiment faire quelque chose d'artistique dans un lieu magnifique. De plus, tous nos échanges ont été chaleureux, constructifs et toujours agréables, avec une vraie stimulation pour aller le plus loin possible dans la création. Et j'ai eu de la chance quant à la bonne compréhension de mon identité artistique par Magdalena Mauguéret. Cela, d'une manière générale, a permis de concevoir le projet ensemble, de le construire avec facilité. Les idées pouvaient jaillir sans problème, les discussions étaient toujours ouvertes et, finalement, tout a été très fluide.
◙ Propos recueillis par Gil Chauveau
30 avril, 1ᵉʳ et 2 mai 2026
Une création inédite à 103 mètres sous terre…
Un voyage unique avec Marco Poingt
Le Gouffre, Padirac (46).
Tél. : 05 65 33 64 56.
>> gouffre-de-padirac.com
Un enregistrement est prévu ainsi qu'un clip de l'un des morceaux composés qui permettra, en 3 minutes 30, de résumer le spectacle, de la descente du gouffre en rappel jusqu'à l'arrivée au dôme, en passant par les différentes salles traversées. Les trois œuvres créées devraient être ensuite disponibles sur plusieurs plateformes.
Une création inédite à 103 mètres sous terre…
Un voyage unique avec Marco Poingt
Le Gouffre, Padirac (46).
Tél. : 05 65 33 64 56.
>> gouffre-de-padirac.com
Un enregistrement est prévu ainsi qu'un clip de l'un des morceaux composés qui permettra, en 3 minutes 30, de résumer le spectacle, de la descente du gouffre en rappel jusqu'à l'arrivée au dôme, en passant par les différentes salles traversées. Les trois œuvres créées devraient être ensuite disponibles sur plusieurs plateformes.

























