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Une nouvelle ère pour l'Adami  16/04/2018

Nouveau logo de l'Adami © Adami.
Depuis plus de 60 ans, les artistes font confiance à l'Adami pour la gestion de leurs droits. Aujourd'hui leur société est la 1ère au monde gérée par des artistes pour les artistes. Au fil du temps, les missions de l'Adami ont évolué à mesure que le monde a lui-même changé. De nouveaux enjeux nous mobilisent : la mutation rapide du métier d'artiste avec l'avènement du numérique et l'encadrement de la gestion des droits au niveau européen.

Avec les artistes, l'Adami entre désormais dans une nouvelle époque.

Pour Jean-Jacques Milteau, président de l'Adami, cette mue i["épouse le tournant nécessaire pour faire face à la nouvelle donne des droits des artistes-interprètes qui représentent désormais une source majeure de leurs revenus professionnels. La concurrence entre sociétés permise par l'Union Européenne donne aux artistes une plus grande liberté de choix, et à nos organismes de nouvelles obligations de transparence et d'efficacité… C'est une opportunité pour les artistes. À l'Adami désormais de se hisser au niveau de leurs attentes".

D'ores et déjà de nouveaux services répondent aux attentes des artistes-interprètes :
• Priorité à la présence internationale ;
• Gestion des droits transparente et dématérialisée (accès permanent à leur compte en ligne, optimisation de leurs revenus…) ;
• De nouveaux programmes de financement de leurs projets artistiques ;
• Un support juridique et professionnel tout au long de leur carrière ;
• Des canaux de communication adaptés à la mobilité.


Un travail important est engagé pour offrir aux artistes-interprètes un panel d'outils professionnels qui sera présenté dans quelques mois.

Résolument tournée vers l'avenir, cette évolution se traduit par trois actes symboliques : un logo réinventé, une signature qui exprime nos ambitions, un site web simplifié.

Un logo : ouvert et multiple, il promet la confiance et la créativité. L'accueil de tous les artistes constitue un ensemble pour construire un espace commun.

Une signature bilingue : La force des artistes/Empowering artists.
Dynamique et déterminée, cette signature engage l'Adami à être au service de tous les artistes, en pointant une direction à la fois internationale et confiante.

>> Le site web : adami.fr
Il s'appuie sur une structure simplifiée, en phase avec les évolutions du web. Prioritairement tourné vers les artistes, il facilite le parcours de l'utilisateur pour l'accompagner dans toutes ses démarches.
La Rédaction

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"Dévaste-moi"… Persuasion et précision artistique… Pour une nouvelle façon de percevoir un spectacle

"Dévaste-moi", Tournée 2018/2019

Airs célèbres d'opéra, chansons rock, romances populaires. Dans son dernier spectacle "Dévaste moi"*, Emmanuelle Laborit chante et danse, livre des confidences à son public, elle fait le show. Avec ses musicos, (ses boys), tout le tralala et ses effets, les surtitrages qui ponctuent avec humour le tour de chant.

Elle met en place avec le soutien de Johanny Bert (qui met en scène) une forme éclectique de théâtre-danse et de music-hall mêlés. Le spectacle est à bien des égards vertigineux.

C'est que, au cas présent, l'artiste ne peut parler ni entendre les sons. Les mots et le sens ne peuvent pas sortir de la bouche. Tout le spectacle est en langage des signes. Interprété, pas traduit. En chantsigne.

Ce qui donne quelque chose de déroutant d'étonnamment maîtrisé qui dépasse très largement la notion de mimodrame et oblige le spectateur qui fait parti des "entendants" à reconsidérer sa manière de percevoir un spectacle.

Car à l'inverse des repères traditionnels qui élaborent un espace scénique dans lequel le sens circule entre les deux bornes de l'indicible : celles de l'obscène et du sublime, la prestation d'Emmanuelle Laborit passe par le bout des doigts et se transmet à tout le corps sans tabous avec la seule force de la persuasion et de la précision artistique. C'est toute la personne qui exprime le poids des sensations, la raison des sentiments ainsi que les effets de style.

Jean Grapin
20/09/2018
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Le retour en grâce des "Huguenots" à Paris

Le retour des "Huguenots" de Meyerbeer sur la scène de l'Opéra de Paris est un des événements marquants de la commémoration des 350 ans de la noble maison. En dépit de contrariétés dues à des défections de dernière minute, le spectacle tient son rang et fait sonner de nouveau (à juste titre) les trompettes de la notoriété d'un compositeur longtemps oublié.

Le retour en grâce des
Le grand opéra à la française - un genre à la charnière de deux styles, celui du Bel Canto et du Romantisme - a fait les délices du public de la Monarchie de Juillet et bien au delà. Les opéras de la période française de Giacomo Meyerbeer ont en effet été parmi les plus joués et acclamés au XIXe et au début du XXe siècle.

Ouvrant la voie aux triomphes des Verdi, Offenbach, Gounod et autres Wagner, l'œuvre du compositeur allemand a par la suite subi un effacement presque total des scènes - nonobstant quelques rares reprises dont celle des "Huguenots" à l'Opéra national du Rhin (1), il y a un peu plus de cinq ans. On peut s'interroger à l'infini sur les raisons d'une telle désaffection (coût des productions, difficultés à trouver les chanteurs compétents, entre autres), mais on peut être assuré d'une chose : le nouveau spectacle de l'Opéra de Paris redonne aujourd'hui ses lettres de noblesse à une œuvre qui n'est pas sans attraits.

D'abord l'opéra lui-même est une sorte de super production d'avant l'invention du cinéma avec ses quatre heures de musique dédiées à un sujet historique (La Nuit de la Saint-Barthélémy en août 1572), une intrigue implexe trahissant sans vergogne la grande Histoire, avec ses chœurs impressionnants et ses sept rôles principaux nécessitant de solides chanteurs - sans oublier les nombreux figurants et un ballet ornant des tableaux qui doivent impressionner ou charmer. Et les bonnes surprises ne manquent pas à la (re)découverte de ces "Huguenots", qui furent le deuxième triomphe parisien d'un compositeur qui régna de son vivant sur Paris sans partage (2).

Christine Ducq
08/10/2018
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Une forme de miroir contemporain avec ses diaboliques bobards… façon fake news

"Le Maître et Marguerite", Tournée 2018/2019

"Le Maître et Marguerite" de Mikhaïl Boulgakov, c'est Dostoïevski, Gogol et Tchekhov réunis. Un roman qui est un désir de théâtre. Désir qu'Igor Mendjinsky exauce avec talent dans l'adaptation qu'il propose.

Une forme de miroir contemporain avec ses diaboliques bobards… façon fake news
C'est une nuit de pleine lune, une nuit de plein été, et dans Moscou, certains, nombreux, rencontrent des chats qui parlent. Un homme meurt décapité par un tramway, une jeune femme meurt à l'autre bout de la ville. Un écrivain voit son œuvre raillée et censurée. Une jeune femme à la tête romanesque quitte son mari et son ennui à la recherche d'un maître. Un dramaturge qui a écrit une pièce sur Jésus et Ponce Pilate, témoin de tout cela, se trouve enfermé chez les fous. Une sorcière chevauche un balai.

Les récits se choquent, cahotent et s'amplifient jusqu'à l'absurde, jusqu'à l'inquiétude.

C'est que c'est le diable qui mène la danse, sème le désordre, installe une autre réalité, la Sienne, qui dissout toutes les autres. Le Surnaturel s'impose. Ce qui est des plus réjouissant.

Et dans cette nuit de pleine lune, l'ombre d'un pouvoir s'étend sur la ville. Comprenne qui pourra.

Jean Grapin
21/05/2018