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Prix de la Librairie Théâtrale 2021  27/04/2021

Prix de la Librairie Théâtrale 2021
La première édition du Prix de la Librairie Théâtrale, créé, organisé par la Librairie Théâtrale - basée à Paris dans le deuxième arrondissement - aura lieu le 31 mai 2021.

Tout au long de l'année 2020, des lecteurs indépendants ont rejoint la librairie parisienne pour lire et choisir parmi les 265 pièces publiées au cours de l'année. Ils en ont retenu dix qui composent la liste des textes finalistes. Ceux-ci ont effectué leur choix avec rigueur et indépendance afin d'atteindre au maximum l'impartialité et l'exhaustivité pour établir cette liste.

Les œuvres finalistes ont été confiées à un jury de professionnels qui désignera le texte lauréat du Prix de la Librairie Théâtrale le lundi 31 mai 2021.

Avec ce prix, il s'agit pour la Librairie Théâtrale de réaffirmer l'importance des écritures contemporaines, de mettre à l'honneur la diversité des auteurs, des autrices et des maisons d'éditions. Dans le contexte théâtral désastreux vécu en 2020, il s'agit ici de redire la nécessité de l'édition du texte dramatique, qui permet de diffuser et faire vivre une œuvre au-delà de sa création et de ses représentations. Malgré des salles de spectacle cruellement vides, les éditeurs ont pu continuer à publier, les libraires ont pu continuer de proposer des nouveautés, rendant encore possible le fait de lire et de faire exister les œuvres.

Le jury du Prix de la Librairie Théâtrale 2021 est composé de :
Jacques Vincey, président du jury, directeur du théâtre Olympia (CDN de Tours) ; Alain Françon, metteur en scène ; Elsa Lepoivre, sociétaire de la Comédie-Française ; Thierry Illouz, auteur dramatique ; Ophélia Kolb, comédienne ; Matéi Visniec, auteur dramatique ; Virginie Colemyn, comédienne ; Greg Germain, comédien, directeur du théâtre de la Chapelle du Verbe Incarné (Avignon) ; Marie-Cécile Renauld, agent littéraire ; Élodie Menant, comédienne, autrice dramatique.

Les 10 textes finalistes sont :
● "Cathédrale des cochons" de Jean D'Amérique, aux éditions Théâtrales.
● "Taxiwoman" d'Éric-Delphin Kwégoué, chez Lansman éditeur.
● "Ruptures" de Sedef Ecer et Sonia Ristic, chez Lansman éditeur.
● "Diane" de Fabrice Melquiot, chez L'Arche éditeur.
● "Royan, la professeure de français" de Marie NDiaye, aux éditions Gallimard.
● "Les Tondues" de Périne Faivre, aux éditions Deuxième Époque.
● "Congo Jazz band" de Mohamed Kacimi, aux éditions L'Avant-Scène Théâtre.
● "Élise" d'Élise Noiraud, aux éditions Actes-Sud.
● "Je me fais peur rien que de parler de moi" de Claire Rengade, aux éditions Théâtrales.
● "59 Contes horrifiques de Commentry la Rouge" de Christian Siméon, aux éditions L'Œil du Prince.

>> librairie-theatrale.com
La Rédaction

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"Salle des Fêtes" Des territoires aux terroirs, Baptiste Amann arpente la nature humaine

Après le choc de sa trilogie "Des Territoires", dont les trois volets furent présentés en un seul bloc de sept heures à Avignon lors du Festival In de 2021, le metteur en scène se tourne vers un autre habitat. Abandonnant le pavillon de banlieue où vivait la fratrie de ses créations précédentes, il dirige sa recherche d'humanités dans une salle des fêtes, lieu protéiforme où se retrouvent les habitants d'un village. Toujours convaincu que seul ce qui fait communauté peut servir de viatique à la traversée de l'existence.

© Pierre Planchenault.
Si, dans "La vie mode d'emploi", Georges Perec avait imaginé l'existence des habitants d'un bâtiment haussmannien dont il aurait retiré la façade à un instant T, Baptiste Amann nous immerge dans la réalité auto-fictionnelle d'une communauté villageoise réunie à l'occasion de quatre événements rythmant les quatre saisons d'une année. Au fil de ces rendez-vous, ce sont les aspirations de chacun qui se confrontent à la réalité - la leur et celle des autres - révélant, au sens argentique d'une pellicule que l'on développe, des aspérités insoupçonnées.

Tout commence à l'automne avec l'exaltation d'un couple de jeunes femmes s'établissant à la campagne. Avec le montant de la vente de l'appartement parisien de l'une d'elles, écrivaine - appartement acquis grâce au roman relatant la maladie psychiatrique du frère qui les accompagne dans leur transhumance rurale -, elles viennent de s'installer dans une usine désaffectée flanquée de ses anciennes écluses toujours en service. Organisée par le jeune maire survient la réunion du conseil consultatif concernant la loi engagement et proximité, l'occasion de faire connaissance avec leur nouvelle communauté.

Yves Kafka
17/10/2022
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Appel à candidatures pour la création d'un spectacle patrimonial de divertissement

La ville d'Orange a confié depuis le 1er avril 2022, la gestion et la valorisation du Théâtre antique, du Musée d'art et d'histoire et de l'Arc de triomphe, à la société Edeis pour une durée de 10 ans.

© Edéis Orange février 2023 - DR pour l'appel à projet.
Dans le cadre de sa délégation, Edéis l'allié des territoires, a pour ambition :
- De donner sa pleine envergure au Théâtre antique à la fois en tant que monument du Patrimoine mondial riche d'un attrait historique et scientifique majeur mais aussi en sa qualité de porte-étendard de tout un territoire et de son art de vivre ;
- De proposer des approches novatrices et expérimentales afin d'améliorer significativement l'expérience visiteur ;
- D'agir en pleine cohérence et en parfaite synergie avec la politique culturelle de la ville.

Le projet décennal est de faire d'Orange, la scène de l'innovation sonore.
Une place forte et incontournable de la culture et de l'innovation.

1. Reprise des éléments du contrat de Délégation de service public entre la ville d'Orange et la société Edéis :
Article 2 – Définition des missions confiées au délégataire.
"Le délégataire sera notamment chargé des activités suivantes :
La création de contenus culturels, d'animations, d'évènements et de spectacles adaptés et cohérents avec la politique culturelle, patrimoniale et touristique de la ville et en lien avec les propositions des services concernés (Culture, Musée, Office de tourisme) ainsi que le développement significatif des flux de visiteurs. De manière générale, il s'agit de faire évoluer le Théâtre antique vers un statut de lieu de vie aux animations multifacettes (diurne et nocturne, saison, hors-saison, ailes de saison…) ouvert à différents types de publics cibles.

Gil Chauveau
02/02/2023
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Dans "Nos jardins Histoire(s) de France #2", la parole elle aussi pousse, bourgeonne et donne des fruits

"Nos Jardins", ce sont les jardins ouvriers, ces petits lopins de terre que certaines communes ont commencé à mettre à disposition des administrés à la fin du XIXe siècle. Le but était de fournir ainsi aux concitoyens les plus pauvres un petit bout de terre où cultiver légumes, tubercules et fruits de manière à soulager les finances de ces ménages, mais aussi de profiter des joies de la nature. "Nos Jardins", ce sont également les jardins d'agrément que les nobles, les rois puis les bourgeois firent construire autour de leurs châteaux par des jardiniers dont certains, comme André Le Nôtre, devinrent extrêmement réputés. Ce spectacle englobe ces deux visions de la terre pour développer un débat militant, social et historique.

Photo de répétition © Cie du Double.
L'argument de la pièce raconte la prochaine destruction d'un jardin ouvrier pour implanter à sa place un centre commercial. On est ici en prise directe avec l'actualité. Il y a un an, la destruction d'une partie des jardins ouvriers d'Aubervilliers pour construire des infrastructures accueillant les JO 2024 avait soulevé la colère d'une partie des habitants et l'action de défenseurs des jardins. Le jugement de relaxe de ces derniers ne date que de quelques semaines. Un sujet brûlant donc, à l'heure où chaque mètre carré de béton à la surface du globe le prive d'une goutte de vie.

Trois personnages sont impliqués dans cette tragédie sociale : deux lycéennes et un lycéen. Les deux premières forment le noyau dur de cette résistance à la destruction, le dernier est tout dévoué au modernisme, féru de mode et sans doute de fast-food, il se moque bien des légumes qui poussent sans aucune beauté à ses yeux. L'auteur Amine Adjina met ainsi en place les germes d'un débat qui va opposer les deux camps.

Bruno Fougniès
23/12/2022