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Éducation artistique et culturelle (EAC) : les artistes interprètes très impliqués  19/10/2018

© DR.
À l'heure où le gouvernement semble confirmer la priorité donnée à l'éducation artistique et culturelle (EAC), en y consacrant de nouveaux moyens, l'Adami s'est interrogée sur les pratiques en cours en lançant un sondage auprès des artistes interprètes.

Il apparaît que les artistes manifestent un intérêt réel, voire de l'enthousiasme, en faveur de l'EAC témoignant ainsi de leur préoccupation sincère pour les enjeux de société que recouvre l'éducation artistique et culturelle.

50 % d'entre eux participent régulièrement à des projets d'EAC. Pour ces artistes, il s'agit d'un choix personnel à 91,6 % alors que seulement 8,4 % le perçoivent comme une contrainte. Ce chiffre impressionnant montre un grand volontarisme de la part de artistes vis-à-vis de l'EAC.

95 % des artistes impliqués dans l'EAC considèrent les actions auxquelles ils ont participé comme positives pour le public mais également pour eux-mêmes.

97 % de ces artistes souhaitent que l'EAC soit renforcée et 90 % seraient prêts à s'engager davantage dans ces actions.

Deux bémols majeurs à retenir néanmoins : 25 % des artistes estiment que l'EAC n'est pas suffisamment encadrée par les équipes d'accueil. Et enfin, près de 30 % des artistes n'ont pas été rémunérés pour ce travail. Ce dernier chiffre révèle une situation anormale et mérite une attention particulière.

En 2017, l'Adami a consacré 1,2 million d'euros au soutien à 77 projets d'EAC employant des artistes dans des conditions professionnelles.

Pour rappel, le festival jeune public La Grande Échelle, initié par l'Adami, revient pour sa 3e édition les 19, 20 et 21 octobre 2018 au Monfort Théâtre.

Méthode utilisée pour le sondage : 27 755 artistes associés ont été consultés entre le 2 et le 5 octobre 2018. Nos résultats se basent sur les réponses de 1 094 artistes ayant répondu à un questionnaire internet.

>> Actualités de l'Adami.

19, 20 et 21 octobre 2018.
3e édition de la Grande Échelle.
Au Monfort Théâtre, Paris 15e, 01 56 08 33 88.
>> lemonfort.fr
La Rédaction

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"Dévaste-moi"… Persuasion et précision artistique… Pour une nouvelle façon de percevoir un spectacle

"Dévaste-moi", Tournée 2018/2019

Airs célèbres d'opéra, chansons rock, romances populaires. Dans son dernier spectacle "Dévaste moi"*, Emmanuelle Laborit chante et danse, livre des confidences à son public, elle fait le show. Avec ses musicos, (ses boys), tout le tralala et ses effets, les surtitrages qui ponctuent avec humour le tour de chant.

Elle met en place avec le soutien de Johanny Bert (qui met en scène) une forme éclectique de théâtre-danse et de music-hall mêlés. Le spectacle est à bien des égards vertigineux.

C'est que, au cas présent, l'artiste ne peut parler ni entendre les sons. Les mots et le sens ne peuvent pas sortir de la bouche. Tout le spectacle est en langage des signes. Interprété, pas traduit. En chantsigne.

Ce qui donne quelque chose de déroutant d'étonnamment maîtrisé qui dépasse très largement la notion de mimodrame et oblige le spectateur qui fait parti des "entendants" à reconsidérer sa manière de percevoir un spectacle.

Car à l'inverse des repères traditionnels qui élaborent un espace scénique dans lequel le sens circule entre les deux bornes de l'indicible : celles de l'obscène et du sublime, la prestation d'Emmanuelle Laborit passe par le bout des doigts et se transmet à tout le corps sans tabous avec la seule force de la persuasion et de la précision artistique. C'est toute la personne qui exprime le poids des sensations, la raison des sentiments ainsi que les effets de style.

Jean Grapin
20/09/2018
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De la tragédie honteuse des migrants, Gilbert Ponté extrait le rayonnement lumineux de la vie

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De la tragédie honteuse des migrants, Gilbert Ponté extrait le rayonnement lumineux de la vie
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Bruno Fougniès
05/11/2018
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Jean Grapin
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