La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.

Avenir du site du théâtre de l’Est parisien et des projets francophones partout en France  11/02/2018

© DR.
Le Tarmac est installé au 159 avenue Gambetta dans le XXe arrondissement de Paris, à l’emplacement du théâtre de l’Est parisien depuis 2011. La convention d’occupation a été prolongée d’un an et touchera à sa fin en décembre 2018. Afin d’assurer une transition sereine et porteuse de succès, le ministère de la culture a souhaité anticiper l’avenir de ce théâtre.

Le 31 janvier, un communiqué de presse officialisait le passage de relais prévu fin 2018 en annonçant la mise en place pour 2019 d’une nouvelle direction artistique pour ce lieu confiée au Théâtre Ouvert de Caroline Marcilhac.

Le cabinet de la Ministre a reçu ce jour Valérie Baran, directrice du Tarmac afin d’échanger sur cette transition que le ministère de la Culture souhaite dans un dialogue constructif.

Des interrogations ont été exprimées quant à l’avenir de la francophonie sur cette scène, propriété du ministère de la Culture. La place des artistes et des auteurs francophones sera bien évidemment inscrite dans le nouveau projet de Caroline Marcilhac. Elle poursuivra le travail remarquable qu’elle mène aujourd’hui dans le XVIIIe arrondissement de Paris en faveur des écritures contemporaines y compris francophones, mais qui aura également pour mission de s’ouvrir davantage encore et de donner une plus grande visibilité à la scène francophone et ultramarine. Parmi ses projets : résidences, publications, rencontres, création d’un festival pluridisciplinaire sur plusieurs mois associant un réseau de programmateurs parisiens et franciliens, partenariats avec le festival des francophonies en Limousin…

Les moyens aujourd’hui alloués au Tarmac seront maintenus. Ils viendront en premier lieu conforter les moyens des deux pôles de référence de la francophonie et de l’Outre-mer : Théâtre Ouvert d’une part et le festival des Francophonies en Limousin d’autre part.

Ensuite, ces moyens permettront de soutenir la production et la diffusion des artistes et auteurs francophones et ultramarins à travers l’ensemble du réseau artistique national car leurs projets doivent irriguer toutes nos scènes et en particulier nos labels.

Ces artistes et auteurs sont francophones mais ils sont avant tout des artistes et auteurs et leur accompagnement ne peut se limiter à deux théâtres qui leur seraient dédiés.

À cet effet, la ministre de la Culture a décidé de confier une mission à l’Inspection générale du ministère de la Culture qui permettra de formaliser des propositions concrètes de manière à assurer un meilleur soutien, une meilleure diffusion, et une plus large place aux artistes et auteurs francophones programmés dans toutes les scènes publiques. Cette mission sera à l’écoute de l’ensemble des acteurs de la francophonie.

Communiqué du 9 février 2018 du Ministère de la Culture, Département à la communication.
La Rédaction

Nouveau commentaire :



Brèves & Com


Numéros Papier

Anciens Numéros de La Revue du Spectacle (10)

Vente des numéros "Collectors" de La Revue du Spectacle.
10 euros l'exemplaire, frais de port compris.


PUB

PUB

PUB

PUB


    Aucun événement à cette date.
Publicité



À découvrir

Festival au village : "Des coulisses à la scène"

C'est un village sur la route entre Niort et la Rochelle. Objet d'une halte pour le délassement des jambes, le temps d'un égaiement des enfants, d'une course à la supérette. Brioux est un village ordinaire de ceux que l'on traverse sous le soleil sur la route des vacances. Que l'on mésestime…

Festival au village :
Et c'est bien dommage car les habitants qui savent qu'il n'est de richesses que d'hommes,(comme disait Jean Bodin à la Renaissance) vivent comme un Bonheur à préparer, à organiser d'une année sur l'autre un festival bref mais constant dans la durée. Derrière les murs, sous les toits. Sous un chapiteau, sur la place, dans les granges. C'est la 30e édition du festival au village et Jean Pierre Bodin (autre Bodin), de la Compagnie La Mouline en est le directeur artistique.

Né en 1988... tout , tout petit avec sa poignée de bénévoles, le festival a fêté ses 10 ans au son des violons de Bratsch. ses 20 ans avec un livre témoin, ses 25 ans avec 25 artistes et 150 bénévoles qui se sont applaudis mutuellement.

Pour ses 30 ans il sera précédé d'un prologue démesuré. Trente artistes et les bénévoles passeront 30 heures ensemble du samedi 7 juillet à 17 h au dimanche 8 juillet 23 h avec, en vrac, spectacle de cirque, théâtre, chanson, apéro-concert, illuminations de Carabosse, grand bal... Pour l'amateur de marathon est prévu un dortoir à la belle étoile, avec lits et couvertures.

Jean Grapin
28/06/2018
Spectacle à la Une

•Avignon Off 2018• "Barbara amoureuse"… Ah qu'il est doux le temps des amours

Caroline Montier chante "Barbara amoureuse", L'Atypik Théâtre, Avignon

Chanter l'amour comme une femme, chanter l'amour de toutes les femmes, et interpréter celle qui sut tant aimer les hommes ainsi que son public. Dans une belle et élégante simplicité, Caroline Montier nous offre quelques joyaux mélodiques et poétiques de la grande Barbara, éternelle amoureuse.

•Avignon Off 2018•
Parti-pris judicieux, Caroline Montier a puisé dans le répertoire de jeunesse de la dame en noir, époque L’Écluse, Bobino (en première partie de Félix Marten en 61 et de Brassens en 64, puis en vedette en 65), et des premiers Olympia… Période Barbara jeune, tendre, passionnée ou orageuse amante. Une femme qui, à ses débuts, fut tout aussi timide et réservée que mutine et fougueuse, aimant tant l'amour que les hommes qui souvent l'ont comblée.

De titres connus ("Dis, quand reviendras-tu", 1ère version 1962 ou "La Solitude", 1965) à ceux qui le sont moins ("Pierre", 1964 ou "Gare de Lyon", 1964), Caroline Montier a construit un récital sur ces aventures qui ont jalonné sa vie, mais ici avec un choix de chansons enregistrées par Barbara entre 1962 et 1968, avec une prédilection pour des compositions de 64 ("Toi l'homme", "Je ne sais pas dire", "Septembre"…) ou de 68 ("Du bout des lèvres", "Amoureuse", "Le Testament", "Tu sais"…).

Dans cette exploration originale, Caroline Montier fait le choix d'aller croquer un rayon de soleil dans les amours de Barbara, apportant, avec subtilité et talent, une touche de grâce à l'ensemble.

Gil Chauveau
22/06/2018
Sortie à la Une

"Dévaste-moi"… Persuasion et précision artistique… Pour une nouvelle façon de percevoir un spectacle

"Dévaste-moi", International Visual Theatre, Paris

Airs célèbres d'opéra, chansons rock, romances populaires. Dans son dernier spectacle "Dévaste moi"*, Emmanuelle Laborit chante et danse, livre des confidences à son public, elle fait le show. Avec ses musicos, (ses boys), tout le tralala et ses effets, les surtitrages qui ponctuent avec humour le tour de chant.

Elle met en place avec le soutien de Johanny Bert (qui met en scène) une forme éclectique de théâtre-danse et de music-hall mêlés. Le spectacle est à bien des égards vertigineux.

C'est que, au cas présent, l'artiste ne peut parler ni entendre les sons. Les mots et le sens ne peuvent pas sortir de la bouche. Tout le spectacle est en langage des signes. Interprété, pas traduit. En chantsigne.

Ce qui donne quelque chose de déroutant d'étonnamment maîtrisé qui dépasse très largement la notion de mimodrame et oblige le spectateur qui fait parti des "entendants" à reconsidérer sa manière de percevoir un spectacle.

Car à l'inverse des repères traditionnels qui élaborent un espace scénique dans lequel le sens circule entre les deux bornes de l'indicible : celles de l'obscène et du sublime, la prestation d'Emmanuelle Laborit passe par le bout des doigts et se transmet à tout le corps sans tabous avec la seule force de la persuasion et de la précision artistique. C'est toute la personne qui exprime le poids des sensations, la raison des sentiments ainsi que les effets de style.

Jean Grapin
15/11/2017