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Festivals

Une 25e édition très attendue du Festival international George Enescu

Un jubilé, cela se fête, même en temps de pandémie donc en jauge réduite mais pas en ambition moindre. À partir de la fin de l'été 2021, et pour un mois, la 25e édition du Festival international George Enescu aura bien lieu avec une affiche d'invités toujours aussi excitante. De quoi commémorer dans la joie le 140e anniversaire de la naissance du compositeur roumain le plus francophile.



Orchestre National de France, Enescu Festival 2019 © Andrada Pavel.
Orchestre National de France, Enescu Festival 2019 © Andrada Pavel.
Tous les deux ans, les mélomanes roumains et étrangers ont rendez-vous avec l'élite des artistes internationaux et locaux pour quatre semaines d'un festival à l'histoire folle, généreuse ; et cette année si spéciale (celle d'un jubilé) n'y dérogera pas. Pour répondre au défi sanitaire, les organisateurs menés par Mihai Constantinescu, directeur général et Vladimir Jurowsky, directeur artistique de la manifestation, ont programmé 66 concerts (au lieu des 86 habituels).

Ce ne sont pas moins de 4 700 artistes, solistes et orchestres qui viendront animer la belle capitale roumaine, Bucarest, de la fin août à la fin septembre au Radio Hall, au Romanian Athenaeum, au Grand Palace Hall et autre National Museum of Arts. De deux à quatre concerts (le week-end) par jour seront toujours offerts au public. Seul le concert de minuit (qui débutait à 22 h 30) est annulé cette année par précaution sanitaire.

Julia Fischer et Henri Bonamy Enescu, 2019 © Andrada Pavel.
Julia Fischer et Henri Bonamy Enescu, 2019 © Andrada Pavel.
Comme par le passé, des invités prestigieux se succèderont sur les scènes de Bucarest. Outre un nombre décuplé d'œuvres de George Enescu au programme (42 dont cinq de ses symphonies), le répertoire proposé est toujours aussi riche, du baroque au contemporain, que ce soit dans la série des Concerts en grand format, celle de la musique de chambre, sans oublier les opéras en version concert. Et une large place sera également réservée aux femmes compositrices et artistes. Nouveauté : les concerts seront aussi accessibles pour un prix modique en streaming pour ceux qui ne pourraient se déplacer.

Le concours de jeunes talents, désormais indépendant du festival, est également maintenu. Le George Enescu International Competition, rampe de lancement pour les futurs grands artistes, aura bien lieu du 13 au 23 mai 2021. À noter donc dès le 28 août, les Grands orchestres, les grands chefs, les solistes renommés et certaines des plus célèbres formations de chambre seront encore au rendez-vous cette année à Bucarest confirmant la place du Festival George Enescu, celle d'un événement incontournable de la vie culturelle européenne.

Festival international George Enescu
Du 28 aout au 26 septembre 2021.

Programme complet :
>> festivalenescu.ro/en/

Christine Ducq
Jeudi 25 Mars 2021

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Isabelle Lauriou
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© Alexandre Pupkins.
L'auteur et metteur en scène d'"Ysteria", présentée naguère sur ce même plateau du TnBA, s'attaque avec une frénésie palpable à ce monument de littérature. Après avoir minutieusement traduit le texte original pour, tout en en préservant l'authenticité, y injecter dans les plis du discours ses propres motifs, Gérard Watkins propose trois heures et plus d'effervescence permanente. Endossant lui-même le rôle du fratricide et régicide Claudius, il donne le tempo de sa scansion décalée présidant à sa manière si particulière de faire "entendre" le vers shakespearien retraduit.

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Yves Kafka
15/01/2021
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J'ai peur de ne pas renouveler mes droits… Eux en ont la certitude

Je suis intermittente du spectacle. Ce n'est pas mon métier, mon métier, c'est comédienne. Intermittente, c'est juste mon régime d'indemnisation du chômage. C'est aussi une pratique d'emploi : je travaille à la mission, souvent avec des contrats très courts, pour différents employeurs. D'où un régime d'indemnisation adapté.

© DR.
J'exerce bien évidemment au théâtre, parfois au cinéma, à la TV ou pour la pub, souvent dans l'événementiel. Je travaille aussi régulièrement dans un lieu culturel important qui n'est pas un lieu de spectacle. Pas mal de mes collègues artistes travaillent aussi dans les parcs d'attractions et de loisir.

Pourquoi ce constat ? Parce que quel que soit le secteur où j'exerce, je travaille régulièrement avec des collègues "extras" de la restauration et de l'événementiel, des professionnels du "catering", des agents d'accueil, de sécurité, et des salariés du tourisme, embauchés à la mission, en CDDU, exactement comme moi. Comme pour moi, leurs secteurs d'activité sont à l'arrêt total. Or, eux, n'ont pas de régime spécifique. Ou plutôt, n'en ont plus (1).

Avec la crise que nous vivons, j'ai bénéficié d'une mesure de maintien de mes droits. Elle est ce qu'elle est, elle est imparfaite, mais l'"année blanche" me garde la tête hors de l'eau jusqu'en août 2021.

Eux, comptent les jours sans travail, pas simplement pour "refaire leurs heures", mais parce que chaque jour qui passe est un capital (2) qui s'effrite - quand ils n'ont pas déjà eu la malchance de perdre leurs indemnités avant la crise, suite à la réforme monstrueuse de 2019 (3). Leur indemnité chômage s'épuise sans se recharger depuis 10 mois. Pour beaucoup d'entre eux, c'est déjà le RSA.

Rébecca Dereims, Comédienne
19/02/2021