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Festivals

"Théâtre en mai", festival du 19 au 28 mai 2017 à Dijon

Depuis quelques années, "Théâtre en mai" est devenu un rendez-vous incontournable dans le paysage théâtral français. Jeunes compagnies, artistes confirmés et spectateurs de tous âges s’y retrouvent avec un plaisir palpable. Et pour accompagner les plaisirs spirituels, quoi de mieux que d'organiser quelques voyages culinaires à la table festivalière en fêtant la future Cité internationale de la gastronomie.



"Le Temps et la Chambre" © Michel Corbou.
"Le Temps et la Chambre" © Michel Corbou.
Organisé par le Théâtre Dijon Bourgogne - CDN et son actuel directeur Benoît Lambert, "Théâtre en mai" présente une programmation riche, pleine de jeunesse, audacieuse, variée et créative… tout en étant un lieu d’échanges et de débats très précieux pour ces jeunes équipes qui, chaque année depuis 2013, sont parrainées par une grande figure de la scène.

Après Matthias Langhoff, Pierre Debauche, Jean-Pierre Vincent, Maguy Marin, c’est Alain Françon qui est le parrain cette édition 2017. Metteur en scène, acteur, pédagogue et directeur de théâtre, Alain Françon est un amoureux des textes, un maître de théâtre précis et exigeant, qui traque dans les partitions dramatiques les contradictions de notre humaine condition. Grand défricheur des écritures d’aujourd’hui, il a découvert des auteurs aussi essentiels que Michel Vinaver ou Enzo Cormann. À "Théâtre en mai", il présente en ouverture du festival sa dernière création (novembre 2016) : "Le Temps et la Chambre" de Botho Strauss (texte français de Michel Vinaver), avec une magnifique distribution où l'on retrouve notamment Dominique Valadié et Jacques Weber.

"Cannibale" © Jean-Antoine Raveyre.
"Cannibale" © Jean-Antoine Raveyre.
Pour cette édition 2017, on ne trouve pas moins de dix créations sur les quatorze spectacles programmés. C'est l'un des points forts du festival dijonnais. Celui-ci démarre par "Nous savons", de la Loop Cie (en résidence de création au Théâtre Dijon Bourgogne - CDN), mis en scène d'Étienne Parc. "En 2011 éclate l’affaire Renault, une histoire d’espionnage industriel fictif. À partir du réel, Étienne Parc et ses cocréateurs trament une fiction documentée décalée, incise un système vide et violent. C’est sidérant, mais si absurde que c’en est drôle. Un thriller politico-économique ? Une vaste comédie."

Suivent :
"Détruire" par Les Roches Blanches, d'après "Détruire dit-elle" de Marguerite Duras (Éditions de Minuit), adaptation, mise en scène de Jean-Luc Vincent.
"MayDay" par la Cie l’In-quarto, un texte de Dorothée Zumstein mis en scène par Julie Duclos.

"Disgrâce" © Simon Gosselin.
"Disgrâce" © Simon Gosselin.
"Chroniques d'une révolution orpheline" par le Grenier Neuf. D’après les textes "Online", "Tu peux regarder la caméra ?", "Youssef est passé par ici" de Mohammad Al Attar. Traduction de Jumana Al-Yasiri, Leyla-Claire Rabih et mise en scène de Leyla-Claire Rabih.
"Récits des événements futurs" par la Cie Théâtre Déplié, écriture et mise en scène d'Adrien Béal.
"Nachlass, pièces sans personnes", spectacle déambulatoire, par Rimini Protokoll, conçu par Stefan Kaegi et Dominic Huber.
"Disgrâce" de l'Extime Cie. D’après le roman "Disgrâce" de John Maxwell Coetzee, traduit par Catherine Lauga du Plessis (Éditions du Seuil). Mise en scène de Jean-Pierre Baro.
"Cannibale" par le Collectif X, d'après une histoire originale de Maud Lefebvre. Texte d'Agnès D'halluin mis en scène par Maud Lefebvre.
"Effleurement" par la Cie Pétrole. Texte d'Asja Srnec Todorović traduit par Christine Chalhoub et mis en scène par Clara Chabalier.
"Une maison de poupée", librement adapté de la pièce d’Henrik Ibsen par Lorraine de Sagazan. Conçu et mis en scène par Lorraine de Sagazan. Une production de La Brèche.

"Effleurement" © Marikel Lahana.
"Effleurement" © Marikel Lahana.
"Où les cœurs s'éprennent" par la Cie 8 avril. D’après les scénarios de "Les Nuits de la Pleine Lune" et "Le Rayon Vert" d’Éric Rohmer. Mise en scène Thomas Quillardet. Adaptation collective pour "Les Nuits de la Pleine Lune" et adaptation réalisée par Marie Rémond et Thomas Quillardet pour "Le Rayon Vert".
"La ballade du tueur de conifères" par Cie Ces Messieurs Sérieux. Texte de Rebekka Kricheldorf, traduit par Emmanuel Béhague et mis en scène par Renaud Diligent.
"Mais il faut bien vivre !" par le Primesautier Théâtre. Librement inspirée d’œuvres de Richard Hoggart et mis en scène par Antoine Wellens.

En complément des spectacles :
Dimanche 21 mai à 11 h, ENSA Dijon (durée 2 h)
Conversation avec Alain Françon. Animée par Olivier Neveux, professeur d'histoire et d'esthétique du théâtre à l'École Normale Supérieure de Lyon et rédacteur en chef de la revue "Théâtre/Public".

"MayDay" © Jean-Louis Fernandez.
"MayDay" © Jean-Louis Fernandez.
Rencontre professionnelle :
Lundi 22 et mardi 23 mai (réservé aux programmateurs).
RIDA - Rencontre Interrégionale de Diffusion Artistique.
L’Onda - Office National de Diffusion Artistique, en collaboration avec le Théâtre Dijon Bourgogne - CDN, organise une réunion à destination des programmateurs.

"Un Jour, Un Chef"
Depuis 2014, le Théâtre Dijon Bourgogne fête la future Cité internationale de la Gastronomie (ouverture prévue en 2018) en s’associant à différents chefs locaux pour donner à sa table festivalière une dimension gastronomique. Ainsi du 17 au 28 mai, "Un Jour, Un Chef" propose midi et soir une formule (entrée, plat, dessert) dans le restaurant de la salle du Parvis.

Calendrier complet ci-dessous :

"Théâtre en mai 2017"

Du 19 au 28 mai 2017.
Théâtre Dijon Bourgogne -CDN, Dijon (21).
Réservations : Parvis Saint-Jean au 03 80 30 12 12.
>> tdb-cdn.com

Gil Chauveau
Jeudi 18 Mai 2017

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J'ai peur de ne pas renouveler mes droits… Eux en ont la certitude

Je suis intermittente du spectacle. Ce n'est pas mon métier, mon métier, c'est comédienne. Intermittente, c'est juste mon régime d'indemnisation du chômage. C'est aussi une pratique d'emploi : je travaille à la mission, souvent avec des contrats très courts, pour différents employeurs. D'où un régime d'indemnisation adapté.

© DR.
J'exerce bien évidemment au théâtre, parfois au cinéma, à la TV ou pour la pub, souvent dans l'événementiel. Je travaille aussi régulièrement dans un lieu culturel important qui n'est pas un lieu de spectacle. Pas mal de mes collègues artistes travaillent aussi dans les parcs d'attractions et de loisir.

Pourquoi ce constat ? Parce que quel que soit le secteur où j'exerce, je travaille régulièrement avec des collègues "extras" de la restauration et de l'événementiel, des professionnels du "catering", des agents d'accueil, de sécurité, et des salariés du tourisme, embauchés à la mission, en CDDU, exactement comme moi. Comme pour moi, leurs secteurs d'activité sont à l'arrêt total. Or, eux, n'ont pas de régime spécifique. Ou plutôt, n'en ont plus (1).

Avec la crise que nous vivons, j'ai bénéficié d'une mesure de maintien de mes droits. Elle est ce qu'elle est, elle est imparfaite, mais l'"année blanche" me garde la tête hors de l'eau jusqu'en août 2021.

Eux, comptent les jours sans travail, pas simplement pour "refaire leurs heures", mais parce que chaque jour qui passe est un capital (2) qui s'effrite - quand ils n'ont pas déjà eu la malchance de perdre leurs indemnités avant la crise, suite à la réforme monstrueuse de 2019 (3). Leur indemnité chômage s'épuise sans se recharger depuis 10 mois. Pour beaucoup d'entre eux, c'est déjà le RSA.

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