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Festivals

"Stories from Europe" Des spectacles de toute l'Europe à découvrir en streaming

L'Odéon-Théâtre de l’Europe et ses partenaires du réseau européen mitos21 vous proposent une sélection de spectacles à découvrir dès aujourd'hui et jusqu'au 31 janvier depuis votre canapé !



"Antigone à Molenbeek/Tirésias", mise en scène de Guy Cassiers © Kurt van der Elst.
"Antigone à Molenbeek/Tirésias", mise en scène de Guy Cassiers © Kurt van der Elst.
Pour ce festival 100 % numérique, chacune des institutions participantes a sélectionné un spectacle. Chaque jour, de 19 h à minuit, une captation sera disponible en streaming. Ces spectacles seront diffusés en langue originale sous-titrée en anglais, et accessibles en ligne.

Rendez-vous sur les deux plateformes partenaires :

>> sur le site du Thalia Theater
Le théâtre Thalia est l'un des trois théâtres appartenant à l'État allemand à Hambourg. Il fut fondé en 1843.

>> sur le site du Théâtre dramatique royal
Fondé en 1788, connu sous le nom de Dramaten, c'est le théâtre national de Suède.

"Chacun sa vérité", mise en scène de Filippo Dini © Laila Pozzo.
"Chacun sa vérité", mise en scène de Filippo Dini © Laila Pozzo.
À découvrir égalememt la plateforme du réseau de théâtre européen "mitos21" (co-produite par le Thalia Theater de Hambourg et le Dramaten de Stockholm) >> mitos21.com

Chaque jour, vous pouvez vous rendre sur theatre-odeon.eu où une page dédiée peut vous en apprendre davantage sur la captation proposée.

Le programme

20 janvier 2021
Théâtre Thalia, Hambourg, Allemagne
"Paradis déluges/famine/jeux" de Thomas Köck, mise en scène Christopher Rüping.
livestream payant

21 janvier 2021
"Voix d’Europe : le film".
Les metteurs en scène européens parlent de leur vision du théâtre de l’avenir.

"Le Cercle de craie caucasien", mise en scène de Michael Thalheimer © Matthias Horn.
"Le Cercle de craie caucasien", mise en scène de Michael Thalheimer © Matthias Horn.
22 janvier 2021
Dramaten, Stockholm, Suède
"L'Idiot" d’après Fiodor Dostoïevski, mise en scène Mattias Andersson.

23 janvier 2021
Toneelhuis, Anvers, Belgique
"Antigone à Molenbeek" de Stefan Hertmans et
"Tirésias" de Kate Tempest, mise en scène de Guy Cassiers.

24 janvier 2021
Berliner Ensemble, Berlin, Allemagne
"Le Cercle de craie caucasien" de Bertolt Brecht, mise en scène Michael Thalheimer.

25 janvier 2021
Teatro Stabile Torino, Turin, Italie
"Chacun sa vérité" de Luigi Pirandello, mise en scène Filippo Dini.

26 janvier 2021
Deutsches Theater, Berlin, Allemagne
"Mary Stuart" de Friedrich Schiller, mise en scène Anne Lenk.

"Una (One Woman)", mise en scène de Raquel Cors © Sandra Then.
"Una (One Woman)", mise en scène de Raquel Cors © Sandra Then.
27 janvier 2021
Théâtre des Nations, Moscou, Russie
"L'Idiot" d'après Fiodor Dostoïevski, mise en scène Maxim Didenko.

28 janvier 2021
Teatro Lliure, Barcelone, Espagne
"UNA (One Woman)" de Raquel Cors et Dani Lacasa, mise en scène Raquel Cors.

29 janvier 2021
Düsseldorfer Schauspielhaus, Düsseldorf, Allemagne
"Un ennemi du peuple for Future" d'après Henrik Ibsen, mise en scène Volker Lösch.

30 janvier 2021
Odéon-Théâtre de l’Europe, Paris, France (co-producteur)
"Il cielo non è un fondale", une performance de Daria Deflorian et Antonio Tagliarini.

31 janvier 2021
Théâtre Katona József, Budapest, Hongrie
"Nora - Noël chez les Helmer" d'après Henrik Ibsen, mise en scène Kriszta Székely.

Gil Chauveau
Jeudi 21 Janvier 2021

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À découvrir

"Notre vie dans l'art", 1923-2023, "le siècle, il a passé"… et rien de nouveau à l'est… Un flamboyant Tchekhov contemporain

"La vie, elle a passé, on a comme pas vécu…", ainsi parlait Firs, le vieux valet de chambre de "La Cerisaie" d'Anton Tchekhov, pièce écrite dans le domaine de son ami comédien et metteur en scène Constantin Stanislavski… C'est ce même Constantin Stanislavski, auteur en son temps d'une "Notre vie dans l'art", qui se retrouve au cœur de la pièce éponyme écrite et mise en scène par Richard Nelson, auteur, metteur en scène américain et tchékhovien dans l'âme. Et si l'argument – "Conversations entre acteurs du Théâtre d'Art de Moscou pendant leur tournée à Chicago, 1923" – n'a pas changé d'un iota, ses échos contemporains sont eux particulièrement troublants.

© Vahid Amampour.
Quand, dans le cadre du Festival d'Automne, le Théâtre du Soleil ouvre grand ses portes monumentales de la Cartoucherie à cette nouvelle version de "Notre vie dans l'art", on se dit que ce choix ne peut rien devoir à un quelconque hasard… Et quand on découvre que c'est à Ariane Mnouchkine que l'on doit la traduction de la pièce, et que ce sont ses propres comédiens formés selon les canons artistiques animant son travail que dirige ici Richard Nelson, on n'est nullement surpris de reconnaître là le mantra commun à leurs deux univers : faire du théâtre une caisse de résonances de l'histoire en cours.

Dominant le plateau, comme dans un amphithéâtre antique, des rangées de gradins se font face. Entre une troupe de comédiens en costume de ville. Ils s'affairent à remettre en place les chaises renversées sur la longue table rectangulaire occupant l'espace central, ainsi qu'on peut le faire lorsque l'on revient dans une maison après absence. Il y a là Kostia (Constantin Stanislavski, directeur et acteur du Théâtre de Moscou), Vania, Richard (ancien acteur du même théâtre, exilé lui aux États-Unis), Olga (veuve d'Anton Tchekhov), Vassia et Nina (couple en proie aux tourments de la jalousie amoureuse), Lev et Varia, Masha et Lida, et Petia (jeune acteur soupçonné d'accointances avec les dirigeants de l'Union Soviétique).

Yves Kafka
29/12/2023
Spectacle à la Une

"L'Effet Papillon" Se laisser emporter au fil d'un simple vol de papillon pour une fascinante expérience

Vous pensez que vos choix sont libres ? Que vos pensées sont bien gardées dans votre esprit ? Que vous êtes éventuellement imprévisibles ? Et si ce n'était pas le cas ? Et si tout partait de vous… Ouvrez bien grands les yeux et vivez pleinement l'expérience de l'Effet Papillon !

© Pics.
Vous avez certainement entendu parler de "l'effet papillon", expression inventée par le mathématicien-météorologue Edward Lorenz, inventeur de la théorie du chaos, à partir d'un phénomène découvert en 1961. Ce phénomène insinue qu'il suffit de modifier de façon infime un paramètre dans un modèle météo pour que celui-ci s'amplifie progressivement et provoque, à long terme, des changements colossaux.

Par extension, l'expression sous-entend que les moindres petits événements peuvent déterminer des phénomènes qui paraissent imprévisibles et incontrôlables ou qu'une infime modification des conditions initiales peut engendrer rapidement des effets importants. Ainsi, les battements d'ailes d'un papillon au Brésil peuvent engendrer une tornade au Mexique ou au Texas !

C'est à partir de cette théorie que le mentaliste Taha Mansour nous invite à nouveau, en cette rentrée, à effectuer un voyage hors du commun. Son spectacle a reçu un succès notoire au Sham's Théâtre lors du Festival d'Avignon cet été dernier.

Impossible que quiconque sorte "indemne" de cette phénoménale prestation, ni que nos certitudes sur "le monde comme il va", et surtout sur nous-mêmes, ne soient bousculées, chamboulées, contrariées.

"Le mystérieux est le plus beau sentiment que l'on peut ressentir", Albert Einstein. Et si le plus beau spectacle de mentalisme du moment, en cette rentrée parisienne, c'était celui-là ? Car Tahar Mansour y est fascinant à plusieurs niveaux, lui qui voulait devenir ingénieur, pour qui "Centrale" n'a aucun secret, mais qui, pourtant, a toujours eu une âme d'artiste bien ancrée au fond de lui. Le secret de ce spectacle exceptionnel et époustouflant serait-il là, niché au cœur du rationnel et de la poésie ?

Brigitte Corrigou
08/09/2023
Spectacle à la Une

"Deux mains, la liberté" Un huis clos intense qui nous plonge aux sources du mal

Le mal s'appelle Heinrich Himmler, chef des SS et de la Gestapo, organisateur des camps de concentration du Troisième Reich, très proche d'Hitler depuis le tout début de l'ascension de ce dernier, près de vingt ans avant la Deuxième Guerre mondiale. Himmler ressemble par son physique et sa pensée à un petit, banal, médiocre fonctionnaire.

© Christel Billault.
Ordonné, pratique, méthodique, il organise l'extermination des marginaux et des Juifs comme un gestionnaire. Point. Il aurait été, comme son sous-fifre Adolf Eichmann, le type même décrit par Hannah Arendt comme étant la "banalité du mal". Mais Himmler échappa à son procès en se donnant la mort. Parfois, rien n'est plus monstrueux que la banalité, l'ordre, la médiocrité.

Malgré la pâleur de leur personnalité, les noms de ces âmes de fonctionnaires sont gravés dans notre mémoire collective comme l'incarnation du Mal et de l'inimaginable, quand d'autres noms - dont les actes furent éblouissants d'humanité - restent dans l'ombre. Parmi eux, Oskar Schindler et sa liste ont été sauvés de l'oubli grâce au film de Steven Spielberg, mais également par la distinction qui lui a été faite d'être reconnu "Juste parmi les nations". D'autres n'ont eu aucune de ces deux chances. Ainsi, le héros de cette pièce, Félix Kersten, oublié.

Joseph Kessel lui consacra pourtant un livre, "Les Mains du miracle", et, aujourd'hui, Antoine Nouel, l'auteur de la pièce, l'incarne dans la pièce qu'il a également mise en scène. C'est un investissement total que ce comédien a mis dans ce projet pour sortir des nimbes le visage étonnant de ce personnage de l'Histoire qui, par son action, a fait libérer près de 100 000 victimes du régime nazi. Des chiffres qui font tourner la tête, mais il est le résultat d'une volonté patiente qui, durant des années, négocia la vie contre le don.

Bruno Fougniès
15/10/2023