La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.



Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager
Festivals

Si tu ne vas pas au théâtre, le théâtre ira à toi !

Du 15 janvier au 20 avril 2013, 4e édition "OMNIprésences, formes marionnettiques dans des lieux insolites", Paris et Banlieue

Les spectateurs de la comédie humaine, les hommes et femmes du XXIe siècle gorgés de technologie de communication à haute valeur ajoutée de clavardage, mouffetage, babillage et persifflage pourront, pour ce qui concerne les parisiens, se constituer en public bon enfant chez les uns et les autres et laisser tomber leurs connexions... Cela par l'OMNIprésence des formes marionnettiques !



"Voisins Anonymes" par le Théâtre Inutile © Mickaël Troivaux.
"Voisins Anonymes" par le Théâtre Inutile © Mickaël Troivaux.
En effet, en attendant son installation rue Mouffetard (en automne 2013, le théâtre Mouffetard deviendra "Le Mouffetard, Théâtre des Arts de la Marionnette"), la marionnette parisienne (petite marie fort honnête) va s'immiscer le temps d'un festival dans des lieux improbables, lieux du quotidien et publics, appartements, etc., auxquels elles vont apporter leur pouvoir de métamorphoses et de rêve.

Le festival marque un temps fort dans le redécouverte des marionnettes, passe-temps de très grands comme Balzac, George Sand, ou de bien des inconnus qui manipulent encore et en famille, en secret des bouts de bois et de chiffon.

"Le sac" par la Cie l'Alinéa © C. Giesa.
"Le sac" par la Cie l'Alinéa © C. Giesa.
Ce sera tout d'abord l'occasion de découvrir au détour d'une rue du quartier Mouffetard "Les Bénévoles" du Tof Théâtre (conception : Alain Moreau), personnages terriblement attachants mais parfois un peu envahissants ; ou de se laisser surprendre par de "Troublantes apparences", un parcours de trois courtes formes concocté par le Théâtre de la Marionnette à Paris et trois artistes invités : Yngvild Aspeli, Cécile Briand et Gwenaël Le Boulluec.

Ensuite, toujours de surprises en étonnements, voici qu’apparaissent, sur les comptoirs de bars, le défilé des monstres de "Freaks" - création inspiré du film de Tod Browning - par la Compagnie Les Rémouleurs ou, dans les cages d'escaliers, les "Voisins anonymes" écrit par Kossi Efoui et mis en scène par le Théâtre Inutile. Quittons les lieux publics pour pénétrer dans des appartements de particuliers afin d'assister à "L'émission" de Sabine Révillet mise en scène par Johanny Bert.

"Les Bénévoles" par le Tof Théâtre © DR.
"Les Bénévoles" par le Tof Théâtre © DR.
Enfin, cette 4e édition d'OMNIprésences s'invite également dans les entreprises avec "Petites histoires sans paroles" de la Cie l'Alinéa (quatre petites formes pour musique et marionnettes à gaines) et dans les établissements scolaires pour le spectacle "" de Alain Badiou et monté par le Groupe Tim.

Où comment se raconter des histoires et occuper des soirées riches d'amitié, de rires et de chaleur.

Du 15 janvier au 20 avril 2013.
OMNIprésences, formes marionnettiques dans des lieux insolites,
Théâtre de la Marionnette à Paris, 04 44 64 79 70.
>> theatredelamarionnette.com

Le programme complet ci-dessous >> à télécharger :
omnipresences_2013.pdf OMNIPRESENCES-2013.pdf  (736.62 Ko)

Jean Grapin et Gil Chauveau
Mardi 22 Janvier 2013

Nouveau commentaire :

Théâtre | Danse | Concerts & Lyrique | À l'affiche | À l'affiche bis | Cirque & Rue | Humour | Festivals | Pitchouns | Paroles & Musique | Avignon 2017 | Avignon 2018 | Avignon 2019 | CédéDévédé | Trib'Une | RV du Jour | Pièce du boucher | Coulisses & Cie | Coin de l’œil | Archives


Brèves & Com


Numéros Papier

Anciens Numéros de La Revue du Spectacle (10)

Vente des numéros "Collectors" de La Revue du Spectacle.
10 euros l'exemplaire, frais de port compris.









À découvrir

"La petite fille de monsieur Linh" Tenter de donner une raison à la vie… à l'exil

Après déjà plusieurs années d'exploitation et de succès, Sylvie Dorliat reprend le très touchant conte de Philippe Claudel, "La petite fille de monsieur Linh", qu'elle a adapté pour la scène et qu'elle interprète. Une bonne occasion de découvrir ou de revoir ce spectacle lumineux et délicat parlant avec humanité tant de l'exil, de la mort, de la folie que de l'amitié et de l'espoir d'une nouvelle vie.

De la guerre, de la fuite, de l'exil peut naître la folie. Lorsque l'on a vu sa famille, tous ceux que l'on aime se faire tuer, quand on a tout perdu, perdre la raison peut devenir un refuge, un acte de survie, une tentative désespérée de renaissance en s'inventant une nouvelle histoire…

Guerre, mort, fuite inéluctable pour un espoir de survie, triviale association caractérisant chaque jour toujours plus notre monde… Bateau, exil, nouvelle contrée inconnue, centre d'hébergement, accueil pour vieil homme et petite fille. Pays nouveau, pays sans odeur, sans les odeurs colorées et épicées de son Asie natale, peut-être le Vietnam ou le Cambodge.

Tout commença un matin où son fils, sa belle-fille et sa petite fille s'étaient rendus dans les rizières. Cette année-là, la guerre faisait rage. Ils sont tués durant leur travail. Tao Linh récupère sa petite fille, Sang diû (Matin doux) 10 mois - elle a les yeux de son père (son fils), dit-il - et entreprend une épuisante traversée, à l'horizon une terre occidentale. Apprivoiser ce nouveau pays, ces gens inconnus, cette promiscuité dans ce centre d'accueil pour émigrés. Puis, au bout d'un moment, se résoudre, se décider à sortir pour découvrir cette ville qui l'accueille.

Dans un parc, assis sur un banc, et l'arrivée de monsieur Bark. Premier contact, et les prémices d'une nouvelle amitié. Ils parlent de leur femme (mortes). Parle de la guerre, celle à laquelle a participé Bark dans le pays de Linh. Bark l'invite au restaurant, lui offre un cadeau, une robe pour la petite. Tao Linh va être déplacé mais dans la même ville. Se retrouve dans une chambre… Enfermement…

Gil Chauveau
09/09/2020
Spectacle à la Une

"Les Dodos" Virtuoses aux agrès comme aux guitares… pour des envolées poétiques et musicales, sensibles et rebelles !

Quel point commun peut-il y avoir entre un dodo, gros oiseau incapable de voler - et plutôt maladroit - et un acrobate ? L'inconscience naïve pour le premier, qui le conduisit à sa disparition, l'inconscience maîtrisée - avec une peur raisonnée pour la sécurité - qui le mène vers le spectaculaire et la performance virtuose pour le second... C'est en résumé l'étonnante création de la compagnie Le P'tit Cirk qui s'articule autour de la musique et de l'envol avec la guitare comme partenaire privilégié, instrument musical ou agrès des plus surprenants !

Fondé en mars 2004 sur les projets de Danielle Le Pierrès (Archaos, Turbulence, Cie Goudard, Rmi-Rayazone, Cirque Plume, etc.) et de Christophe Lelarge (Cirque du Soleil, Turbulence, Cie Goudard, Rmi-Rayazone, etc.)*, le P'tit Cirk est basé dès sa création à Lannion en Bretagne. Cette implantation correspond à une démarche artistique volontaire de long terme afin d'être acteur de la vie culturelle du Trégor, de partager et de transmettre leur passion, et d'aller à la rencontre d'un public qui n'a pas forcément l'occasion ou la demande de découvrir cette forme d'approche de travail envers le cirque. Le spectacle "Les Dodos" est la sixième proposition de la compagnie.

Cette dernière création (en tournée depuis trois ans) confirme, si besoin était, leur statut de compagnie majeure dans le paysage du cirque de création à l'échelle européenne… et leur ouverture permanente à différentes pistes… de cirque. Chez les membres du P'tit Cirk, le sens du collectif, le côté pur, brut et extra-ordinaire de l'exploit sont aussi importants et incontournables que le jeu d'acteur, la mise en piste, la lumière et la scénographie. La performance est là mais n'occulte en rien la trame poétique présente à chaque instant.

Gil Chauveau
17/09/2020
Sortie à la Une

"Cabaret Louise" Cabaret foutraque et jouissif pour s'indigner encore et toujours !

Grandes ignorées de nos scolarités boutonneuses, la Commune et l'une de ses figures majeures, Louise Michel, sont tirées du passé et ici convoquées à une célébration festive et effrontée, bâtie sur des fondations soixante-huitardes bienfaisantes, où se réunissent de manière intempestive, ou pas, Rimbaud, Hugo, Léo et Théophile Ferré, Louise Attaque, Johnny Hallyday, Jules Ferry et Adolphe Thiers, etc., prenant vie grâce aux joyeux jeux virtuoses de Charlotte Zotto et Régis Vlachos.

En une forme de cabaret drolatique, foutraque, jouissif et impertinent, est rendu hommage à la révolte, à l'espérance d'une toujours future révolution, au souvenir de celles qui ont eu lieu - sans malheureusement toujours beaucoup d'efficience -, à celles et ceux - communards ou soixante-huitards - qui les imaginèrent sur le terreau de folles utopies. Régis Vlachos nous offre à nouveau un insolent et hilarant éloge d'une nouvelle rébellion à inventer, nous incitant, dans le respect de nos libertés individuelles, à nous indigner encore et toujours.

Cet hommage audacieux et - forcément - libertaire est associé subtilement, dans un intelligent second plan et en un judicieux contrepoint, à nos désespérantes actualités. Et, tour de force réussi, est généré, en complément inattendu et croustillant, une approche de mise en abyme conjugale du couple tentant de représenter le spectacle tout en l'interrompant de tempétueuses disputes, de tentatives de réconciliation… ou de négociation de définitive séparation... Instillant ainsi dans tous les tiroirs narratifs, une revendication féminine et féministe émanant historiquement de Louise Michel et, dans une contemporanéité militante, celle de la femme d'aujourd'hui que sont les comédiennes Charlotte Zotto et Johanna Garnier.

Gil Chauveau
31/08/2020