La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.



Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager
Festivals

Périphérique... Un festival pour élargir les cadres de l’imaginaire

07/01 au 17/02/2014, Périphérique Festival des arts mêlés, Cergy-Pontoise, Bezons et Gonesse

Le Festival Périphérique arts mêlés sort des conventions. Ses acteurs partagent une même volonté, celle de mettre en relief des projets artistiques singuliers qui se situent en dehors des clous. Selon les organisateurs du Festival, l’art ne peut mériter vraiment ce qualificatif de "vivant" que s’il est porté par le décalage. Alors, seulement, en ressortirait une vision sans complaisance de notre monde… C’est le cas de deux spectacles que nous retiendrons : "Le Petit Poucet" revisité par Laurent Gutmann et l’adaptation de l’œuvre de Howard Buten, "Quand j’avais cinq ans, je m’ai tué", monté par la Cie Nagananda.



© Pierre Grosbois
© Pierre Grosbois
Ici, les artistes bousculent nos certitudes, et notre confort de spectateur pour nous faire accéder (peut-être) à un autre degré de perception.

Trois villes (Bezons, Gonesse et Cergy-Pontoise), plusieurs espaces pour nous embarquer dans d'insolites voyages.

Mais, de ce riche foisonnement, nous retiendrons tout particulièrement deux spectacles jeune public... à ne surtout pas manquer.
L’un se situe au Théâtre l’Apostrophe dans la ville de Cergy-Pontoise. Il est de Laurent Gutmann qui revisite Charles Perrault. Pour cela, trois comédiens donnent vie au "Petit Poucet" de façon bien étonnante. Laurent Gutmann a déshabillé le conte de Perrault et fait de son envers une fable très actuelle. Il met en scène au plus près des modes de vie d’aujourd’hui. On y retrouve les peurs de l’enfance, la question de l’éducation, la relation parent-enfants et la société de consommation. En l’actualisant, il réussit à ne rien enlever à la force du conte et arrive à en conserver toute sa magie.

© D.R.
© D.R.
L’autre est à Gonesse dans la salle Jacques Brel (un des lieux où est accueilli le festival). Il s’agit d’une adaptation du roman émouvant de Howard Buten : "Quand j’avais cinq ans, je m’ai tué". Ce roman raconte l’histoire d’un enfant de 8 ans qui se retrouve enfermé dans une maison psychiatrique parce qu’il se serait un peu "trop" aimé avec son amoureuse. Bien menée, c’est le récit d’une histoire qui nous emporte et nous bouleverse en même temps qu’elle remet en question les pratiques et les préjugés d’une société. À voir bien évidemment !

Festival Périphérique, arts mêlés.

Du 7 janvier au 17 février 2014.
Renseignements sur : >> peripherique-arts-meles

"Le Petit Poucet", Charles Perrault.
Mise en scène : Laurent Gutmann.
Les dates du festival :
12 février 2014, 14 h 30.
13 février 2014, 10 h et 14 h 30.
14 février 2014, 10 h et 14 h 30.
15 février 2014, 17 h.
16 février 2014, 16 h.
17 février 2014, 14 h 30.

"Quand j’avais cinq ans, je m’ai tué", Howard Buten.
Création Cie Nagananda.
Les dates du festival :
11 février 2014, 14 h.
12 février 2014, 19 h.
13 février 2014, 14 h.
14 février 2014, 9 h 30 et 14 h.

Sheila Louinet
Lundi 10 Février 2014

Nouveau commentaire :

Théâtre | Danse | Concerts & Lyrique | À l'affiche | À l'affiche bis | Cirque & Rue | Humour | Festivals | Pitchouns | Paroles & Musique | Avignon 2017 | Avignon 2018 | Avignon 2019 | CédéDévédé | Trib'Une | RV du Jour | Pièce du boucher | Coulisses & Cie | Coin de l’œil | Archives








À découvrir

Le festival Nice Classic Live poursuit sa mue

Un nouveau festival à Nice ? Depuis 2018, le Nice Classic Live a repris l'héritage des Concerts du Cloître et le fait fructifier. Pour l'édition 2019, le festival s'étoffe en offrant une belle programmation estivale dans divers lieux patrimoniaux de la ville et en créant une Session d'Automne pour les cent ans des Studios de la Victorine.

Le festival Nice Classic Live poursuit sa mue
Depuis 1958, les Concerts du Cloître embellissaient les étés des adeptes de la perle de la Méditerranée (habitants et touristes). Désormais sous la direction artistique et la présidence de l'enfant du pays, la pianiste Marie-Josèphe Jude, le festival devient un rendez-vous classique majeur des Niçois et plus largement de la Région Provence-Côte d'Azur. Le festival investit ainsi de nouveaux lieux tels que le Musée Matisse ou le Palais Lascaris, un chef-d'œuvre baroque en plus du superbe Cloître du XVIe siècle - jouxtant avec son jardin et sa roseraie le Monastère de Cimiez fondé au IXe siècle par des Bénédictins.

Pour cette deuxième édition sous le nouvel intitulé de Nice Classic Live, Marie-Josèphe Jude a imaginé une programmation placée sous le signe de la filiation entre les compositeurs, les artistes invités (la crème des interprètes français) ; réunissant également une famille d'artistes dans le cadre de l'Académie internationale d'Été qui donne sa chance aux jeunes talents depuis soixante ans. Petite sélection des concerts à ne pas rater si vous avez la chance de passer quelques jours le long de la Baie des Anges.

Christine Ducq
28/06/2019
Spectacle à la Une

39e édition du Festival de la Vézère

Du 9 juillet au 22 août 2019, la 39e édition du Festival de la Vézère propose une vingtaine de concerts très variés et deux beaux opéras de chambre avec la compagnie Diva Opera dans quatorze lieux du riche patrimoine de Corrèze.

39e édition du Festival de la Vézère
Créé en 1981, le Festival de la Vézère a toujours eu à cœur de proposer une série de rendez-vous musicaux d'une très grande qualité en Corrèze. Deux orchestres, une compagnie d'opéra, des chanteurs et des instrumentistes d'envergure internationale mais aussi de jeunes talents (que le festival a toujours su repérer avant l'envol de leur carrière) se succèderont jusqu'à la fin de l‘été. À suivre, quelques rendez-vous choisis dans une programmation qui cultive l'éclectisme.

Des deux orchestres invités, l'Orchestre d'Auvergne toujours fidèle au festival vient d'obtenir le label "Orchestre national" cette année. Il sera dirigé par son chef depuis 2012, Roberto Forès Veses. Dans le Domaine de Sédières, on l'entendra dans un beau programme d'airs de Mozart à Broschi accompagner la soprano russe qui monte, Julia Lezhneva (14 août). Le second est l'Orchestre de Chambre Nouvelle-Aquitaine dirigé par Jean-François Heisser qui donnera à entendre une de ses commandes (entre autres pépites telle la 41e symphonie "Jupiter" de Mozart) pour sa première venue en Corrèze, "Le Rêve de Maya" de Samuel Strouk - un double concerto pour accordéon et violoncelle, que joueront ses créateurs Vincent Peirani et François Salque (16 juillet).


Christine Ducq
26/06/2019
Sortie à la Une

•Off 2019• Le marathon "hors pair" de William Mesguich… Entretien à paroles déliées

William Mesguich, monstre de travail scénique et maître ès arts dramatiques, doté d'une soif inextinguible pour tout ce qui le fait vibrer, s'apprête à affronter un Festival d'Avignon tout particulièrement chaud cet été… Et ce n'est pas là que question de canicule ! Qu'on en juge par le programme pantagruélique qu'il a dévoilé en "avant-première" à La Revue du Spectacle.

•Off 2019• Le marathon
Yves Kafka - William Mesguich, votre appétit pour le théâtre n'est plus à prouver, mais pour cette édition d'Avignon 2019, on pourrait parler de boulimie… On vous verra quatre fois en tant que comédien et pas moins de cinq en tant que metteur en scène. Alors, comme le personnage de "Liberté !" que vous mettez en jeu, êtes-vous atteint "d'une curieuse maladie, celle de ne pas arriver à faire des choix" ? Brûler les planches serait-ce votre manière à vous de soigner cette addiction dont vous avez hérité ?

William Mesguich - Les chiens ne font pas des chats… L'exemple donné par mon père m'a "imprégné" durablement. Sa faconde, son enthousiasme, sa générosité… J'aime infiniment le théâtre. Il ne s'agit pas de courir après l'exploit, d'établir des records, mais de faire vivre cet amour du théâtre. Je suis profondément heureux sur les planches…

J'aime la vie, ma famille, mes amis… mais il est vrai que je suis tout particulièrement heureux sur la scène, quand je dis des textes et ai le bonheur de les partager. C'est là ma raison de vivre. Depuis 23 ans, c'est le désir de la quête qui me porte. Après quoi je cours ? Une recherche de reconnaissance ? Ou peut-être, simplement, ma manière à moi d'exister…

Yves Kafka
25/06/2019