Commence un petit monologue sur l'autre, le contact, la relation, la fragilité, la naissance, la mise au monde… Trinquer à la vie, niquer la fatalité. Puis Estelle Meyer nous emmènera dans l'histoire de l'avocate franco-tunisienne, dans un premier temps de l'enfance à l'adolescence (notamment sont narrées la grève de la faim de Gisèle pour se libérer du patriarcat familial ou la "première fois" racontée sans tabou, ni vulgarité). Puis, dans le chemin suivi à l'âge adulte. Estelle agrémente le récit de ses chansons (créées pour le spectacle) et d'un judicieux basculement entre l'incarnation de l'avocate féministe et les expressions tout autant empreintes de féminisme de l'artiste.
Moment charnière dans le spectacle, la séquence du procès d'Aix-en-Provence en 1978 où Gisèle Halimi défend deux femmes homosexuelles violées dans les Calanques à Marseille. Débats autour du mot consentement. Ce sont les femmes qui doivent se défendre pour dire qu'elles n'ont pas consenti, qui doivent faire reconnaître leur droit à dire non. Y a-t-il consentement quand la violence initiale a été reconnue ?
Moment charnière dans le spectacle, la séquence du procès d'Aix-en-Provence en 1978 où Gisèle Halimi défend deux femmes homosexuelles violées dans les Calanques à Marseille. Débats autour du mot consentement. Ce sont les femmes qui doivent se défendre pour dire qu'elles n'ont pas consenti, qui doivent faire reconnaître leur droit à dire non. Y a-t-il consentement quand la violence initiale a été reconnue ?
Ce procès "retentissant à l'époque", qui sera "LE" procès du viol, mais aussi celui du début de la lente déconstruction du tabou de l'homosexualité (malheureusement non finalisée), contribuera à faire reconnaître par la loi le viol comme un crime passible des assises. Deux ans après, la loi du 23 décembre 1980 pénalise pour la première fois le crime de viol et le redéfinit au-delà de la seule relation vaginale imposée. C'est désormais "l'acte de pénétration" qui le caractérise.
"L'enjeu est très important, expliquait alors l'infatigable combattante pour la cause des femmes, ce n'est pas un procès de viol l'enjeu, ce n'est pas une condamnation ou un acquittement, l'enjeu, c'est changer les rapports fondamentalement entre les hommes et les femmes".
Estelle Meyer a indéniablement le sens de la scène, jouant de multiples postures et figures chorégraphiques – remarquablement "scénographiées" – avec, à la fois, une grande précision et une indépendance espiègle. Ses mouvements, ses déplacements, ses pas de danse sont souples, fluides, sensuels et félins. Artiste aux multiples talents, sa voix, riche d'énergie et de tonalités dynamiques, s'amuse avec facilité et avec une grande maîtrise tant des chansons qu'elle a composées que des monologues ou harangues féministes qu'elle projette avec enthousiasme et une certaine "joie".
"Niquer la fatalité" est une incarnation délurée, enthousiaste, énergique, vraiment rock'n'roll de la cause des femmes, passée et à venir, par une artiste exceptionnelle, capable de tout, abordant tous les sujets la touchant, du sexe à la philosophie en passant par une forme d'incandescente spiritualité. Un parti pris libre, indépendant, hors normes et hors des cadres habituels du théâtre, pour trouver une nouvelle liberté, féminine, sans contrainte, pour exprimer la conviction profonde d'une artiste et femme jusqu'au bout des tréfonds de l'âme et des sensibilités du corps.
◙ Gil Chauveau
"Entendez-vous le chant des femmes/entendez-vous gronder nos âmes/sortir nos cœurs, nos chants, nos armes/jaillissent nos sœurs emplies de flammes/nous sommes debout, nous sommes les femmes/nous ne voulons plus de ce monde infâme/il faut que sonne la fin du drame/que s'aiment enfin les hommes et les femmes…"
"L'enjeu est très important, expliquait alors l'infatigable combattante pour la cause des femmes, ce n'est pas un procès de viol l'enjeu, ce n'est pas une condamnation ou un acquittement, l'enjeu, c'est changer les rapports fondamentalement entre les hommes et les femmes".
Estelle Meyer a indéniablement le sens de la scène, jouant de multiples postures et figures chorégraphiques – remarquablement "scénographiées" – avec, à la fois, une grande précision et une indépendance espiègle. Ses mouvements, ses déplacements, ses pas de danse sont souples, fluides, sensuels et félins. Artiste aux multiples talents, sa voix, riche d'énergie et de tonalités dynamiques, s'amuse avec facilité et avec une grande maîtrise tant des chansons qu'elle a composées que des monologues ou harangues féministes qu'elle projette avec enthousiasme et une certaine "joie".
"Niquer la fatalité" est une incarnation délurée, enthousiaste, énergique, vraiment rock'n'roll de la cause des femmes, passée et à venir, par une artiste exceptionnelle, capable de tout, abordant tous les sujets la touchant, du sexe à la philosophie en passant par une forme d'incandescente spiritualité. Un parti pris libre, indépendant, hors normes et hors des cadres habituels du théâtre, pour trouver une nouvelle liberté, féminine, sans contrainte, pour exprimer la conviction profonde d'une artiste et femme jusqu'au bout des tréfonds de l'âme et des sensibilités du corps.
◙ Gil Chauveau
"Entendez-vous le chant des femmes/entendez-vous gronder nos âmes/sortir nos cœurs, nos chants, nos armes/jaillissent nos sœurs emplies de flammes/nous sommes debout, nous sommes les femmes/nous ne voulons plus de ce monde infâme/il faut que sonne la fin du drame/que s'aiment enfin les hommes et les femmes…"
"Niquer la fatalité, chemin(s) en forme de femmes"
Conception, texte et jeu : Estelle Meyer.
Mise en scène et dramaturgie : Margaux Eskenazi.
Composition musicale : Estelle Meyer, Grégoire Letouvet, Pierre Demange.
Arrangements musicaux : Grégoire Letouvet et Pierre Demange.
Création lumière : Pauline Guyonnet.
Création costumes : Colombe Lauriot Prévost.
Scénographie : James Brandilly.
Chorégraphie : Sonia Al Khadir.
Piano, clavier : Grégoire Letouvet en alternance avec Thibault Gomez.
Batterie, percussions : Pierre Demange en alternance avec Maxime Mary.
Régie son et direction technique : Thibaut Lescure en alternance avec
Guillaume Duguet.
Régie lumière : Pauline Guyonnet en alternance avec Fanny Jarlot.
Collaboration, accompagnement et développement : Carole Chichin.
Création Printemps 2023.
Durée : 1 h 45.
Production : Phénomènes.
Coproduction : La Familia.
Mise en scène et dramaturgie : Margaux Eskenazi.
Composition musicale : Estelle Meyer, Grégoire Letouvet, Pierre Demange.
Arrangements musicaux : Grégoire Letouvet et Pierre Demange.
Création lumière : Pauline Guyonnet.
Création costumes : Colombe Lauriot Prévost.
Scénographie : James Brandilly.
Chorégraphie : Sonia Al Khadir.
Piano, clavier : Grégoire Letouvet en alternance avec Thibault Gomez.
Batterie, percussions : Pierre Demange en alternance avec Maxime Mary.
Régie son et direction technique : Thibaut Lescure en alternance avec
Guillaume Duguet.
Régie lumière : Pauline Guyonnet en alternance avec Fanny Jarlot.
Collaboration, accompagnement et développement : Carole Chichin.
Création Printemps 2023.
Durée : 1 h 45.
Production : Phénomènes.
Coproduction : La Familia.
Tournée
8 mars 2026 : Sud-Est Théâtre, Villeneuve-Saint-Georges (94).
10 mars 2026 : Le Moulin du Roc - Scène nationale, Niort (79).
12 et 13 mars 2026 : La Blaiserie, Poitiers (86).
20 mars 2026 : L’espace culturel Odyssée/L’Autre Rive, Eybens (38).
Du 2 au 11 avril 2026 : Théâtre des Bouffes du Nord, Paris 10e.
23 juillet 2026 : L’Astrolabe Grand-Figeac, Figeac (46).
8 mars 2026 : Sud-Est Théâtre, Villeneuve-Saint-Georges (94).
10 mars 2026 : Le Moulin du Roc - Scène nationale, Niort (79).
12 et 13 mars 2026 : La Blaiserie, Poitiers (86).
20 mars 2026 : L’espace culturel Odyssée/L’Autre Rive, Eybens (38).
Du 2 au 11 avril 2026 : Théâtre des Bouffes du Nord, Paris 10e.
23 juillet 2026 : L’Astrolabe Grand-Figeac, Figeac (46).
























