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Festivals

Du 1er/07 au 20/08/2011, Fêtes Nocturnes du Château de Grignan, Drôme

Grignan et sa correspondance... mais aussi Grignan et son château. Depuis 25 ans, le département de la Drôme produit un spectacle présenté durant deux mois dans la cour située devant la très belle façade du château de Grignan. Après le succès obtenu l'année dernière par la mise en scène de François Rancillac du "Roi s'amuse" de Victor Hugo, c'est au tour de Jean-Luc Revol de mettre en scène l'un des plus grands textes du répertoire classique, "Hamlet".



Du 1er/07 au 20/08/2011, Fêtes Nocturnes du Château de Grignan, Drôme
Un piton rocheux dominant majestueusement Grignan... tel un socle sur lequel fut posée une ancienne forteresse médiévale dont l'origine remonte au XIe siècle. Appartenant tout d'abord à la famille de Grignan, c'est dans les mains de la famille des Adhémar que ce château fut transformé en une prestigieuse demeure de plaisance à la Renaissance et qu'apparaîtra la façade Sud dite François 1er ainsi que la magnifique cour d'honneur. En 1669, François Adhémar de Monteil, comte de Grignan, épouse Françoise Marguerite de Sévigné, fille de la Marquise de Sévigné. C'est la séparation entre la mère et la fille qui donnera lieu à l'une des plus belles et des plus célèbres correspondances de la Marquise, contribuant ainsi à la notoriété du village provençal.

C'est devant cette somptueuse façade que sera donné "Hamlet" de William Shakespeare, mis en scène par Jean-Luc Revol. Ce dernier s'est fait remarquer cette année pour son travail sur deux comédies musicales "Rendez-vous" (avec Magali Bonfils, Andy Cocq, Laurent Laffitte, Lauri Lupi, Kad Merad, Pierre Santini, etc.) et "La Nuit d'Elliot Fall" (avec notamment l'étonnant Denis d’Arcangelo).

"Hamlet" de William Shakespeare
Mise en scène : Jean-Luc Revol, assisté de Xavier Simonin.
Traduction : Jean-Michel Desprats.
Scénographie : Sophie Jacob.
Costumes : Eymeric François.
Lumière : Bertrand Couderc.
Avec : Philippe Torreton, Catherine Salviat, Anne Bouvier, Georges Claisse, Jean-Marie Cornille, Cyrille Thouvenin, Yann Burlot, José-Antonio Pereira, Christophe Garcia, Vincent Talon, Franck Jazédé, Antoine Cholet, Romain Poli, Jean-Luc Revol.

Du 1er juillet au 20 août 2011.
25e Fêtes Nocturnes du Château de Grignan.
Du 1er au 5 juillet à 21 h. Du 11 au 16 juillet à 21 h. Du 19 juillet au 20 août, du mardi au samedi à 21 h.
04 75 91 83 65. www.ladrome.fr

Gil Chauveau
Lundi 4 Juillet 2011

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Fred Pallem et Le Sacre du Tympan racontent les Fables de La Fontaine

Excellente idée que celle de Fred Pallem, musicien compositeur aux multiples talents et goûts musicaux, de revisiter avec quelques belles notes revigorantes "Les Fables de La Fontaine", quatorze plus précisément, qui sont racontées par une belle "brochette" d'artistes, des fidèles parmi les fidèles ou des - nouvellement ! - copains et copines.

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Gil Chauveau
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"Rabudôru, poupée d'amour" Une expérience intime de théâtre filmé, diffusée en direct via le web

L'incidence de la mise en sommeil de tous les spectacles, en ce mol novembre 2020, n'est pas la seule raison de cette représentation destinée aux internautes à laquelle nous à conviée la Compagnie La Cité Théâtre. Dès la conception du spectacle, Olivier Lopez, auteur et metteur, envisageait une double vision du spectacle : une en contact direct avec le public de la salle, l'autre en streaming par captation en temps réel.

© Julien Hélie.
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Le filmage en direct apporte, dans certaines scènes, une proximité, une intimité avec les personnages sans le filtre de la déclamation théâtrale. Les expressions en plans rapprochés semblent plus fortes. Les cadrages permettent d'oublier un temps le reste du décor plateau et s'immerger plus profondément dans la scène, passer d'un lieu à un autre avec souplesse et précision.

Bruno Fougniès
16/11/2020
Sortie à la Une

"Zaï Zaï Zaï Zaï" Road movie déjanté… Tout ça pour un poireau !

Ne devoir son salut qu'à un légume à bulbe blanc et à longues feuilles vertes, brandi sous le nez d'un vigile expert en roulade arrière dissuasive, marque le point de bascule de ce jeune homme - peu recommandable, il est auteur de BD - venant de commettre l'impensable : ne pas avoir été en mesure de présenter sa carte de fidélité à la caissière ! Telle est l'origine de la folle cavale du "héros" échappé de l'album éponyme de Fabcaro pour être porté sur la scène par Angélique Orvain, réalisant là une prouesse propre à rendre lumineuse toute grisaille.

© Romain Dumazer.
Dans un dispositif immergeant le spectateur au cœur de l'action effrénée - pas moins de quatre podiums disposés en cercle, éclairés tour à tour, incluent le public dans des tableaux vivants -, l'épopée du fuyard décrété ennemi numéro 1 par la vox populi reprenant en chœur les voix des médias et des représentants de l'ordre va être vécue de manière haletante. L'occasion pour l'auteur et la metteure en scène, fins observateurs des travers contemporains, de croquer à pleines dents les errements hilarants des conduites dites "ordinaires".

En effet ces "arrêts sur images", joués superbement par huit acteurs tirant parti avec intelligence des ressorts du théâtre de tréteaux et des ralentis cinématographiques, passent au scanner les dérives de la pensée commune érigée en système de pensée. Aucun milieu n'y échappe. Pas moins les complotistes avachis devant leur téloche, les bobos contents d'eux-mêmes lisant Les Inrocks ou Le Monde Diplomatique, les artistes charitables réalisant un album de soutien à l'auteur de BD à la dérive, les forces de l'ordre au képi bas, et encore moins les journalistes des chaînes d'infos en continu commentant en boucle l'absence d'infos.

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Yves Kafka
29/10/2020