La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.
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Page 12 - Jean-Paul Farré - 03/01/2012

Danielle Dumas, alors rédactrice en chef de l'historique revue l'Avant-Scène Théâtre (de 1986 à 2004), participe dès le début à la RDS. Collaboratrice de qualité, elle écrit pour la rubrique Théâtre et dresse ici un portrait de Jean-Paul Farré, auteur, comédien, clown et pianiste. Après avoir connu le succès avec notamment "Un Farré peut en cacher un autre" (1975), "Trois Pianos et un cactus"...  

Page 11 - Philippe Lafontaine - 11/10/2011

À la création de la RDS, Isabelle Franck, journaliste belge travaillant dans un quotidien bruxellois, avait rejoint la 1ère équipe de rédacteurs. Très attaché à la francophonie, j'ai donc proposé à Isabelle la création de la rubrique "Infos Belges". Celle-ci se composait d'un focus sur un artiste et d'un agenda concernant les salles wallonnes et bruxelloises. C'est Philippe Lafontaine qui fait...  

Page 10 - Noir Désir et les Porte-Mentaux (suite) - 18/09/2011

Après Noir Désir, voici l'interview des Porte-Mentaux. Il s'agit d'un groupe français de punk-rock formé en 1978 à Paris autour de Michel Paul dit BB. Les Porte-Mentaux ont connu un énorme succès public en 1987 avec la chanson Elsa Fraulein. Cette formation s'inscrit dans la mouvance anarcho-punk des années quatre-vingts, entretenant des rapports étroits avec les "activistes" du rock underground...  

Page 9 - Noir Désir et les Porte-Mentaux - 12/09/2011

"Rock à l’œil" est une rubrique créée par Dominique Grandfils, alors responsable du rock à Ici et Maintenant, radio libre issue de la "libéralisation des fréquences" de 1981. En 1990, la RDS accueille alors dans ses colonnes l'interview d'un groupe de rock juste vieux de 3 ans. Dans l'accroche titre, il n'apparaît pas, le choix de notre rédacteur Dominique Grandfils se portant à l'époque sur le...  

Page 8 - Morice Benin et Marie-Josée Vilar - 10/09/2011

Artiste peu voire pas du tout médiatisé, Morice Benin a, en 1989, déjà enregistré plus de dix-sept albums et se produit depuis 69 sur les scènes françaises. Poète chanteur, il a toujours refusé les compromis et s'est attaché à une recherche artistique, politique et spirituelle que ne sauraient dicter les modes. Son dernier opus, "L'élan" (le 38e), est sorti en 2009 chez Mosaïc Music. De son côté,...  

Page 7 - Bratsch, Michel Musseau et Isabelle Morelli - 26/08/2011

Dans le contexte de l'époque, la rubrique "Version scène" éclaire des artistes soit confirmés, soit ayant une relation spécifique à la scène. Pour ce qui est du quintet Bratsch, fondé en 1972, il prend une dimension particulière à partir de 1989 avec un immense succès au Printemps de Bourges, suivi du Paleo Festival en 90 et du World Music Day (USA) en 91. En 2011, le groupe poursuit sa...  

Page 6 - Jean Dubois, Catherine Boulanger et Véronique Pestel - 26/08/2011

La rubrique "À surveiller de près", est pensée comme une expression de "repérages" moissonnés au fil de festivals (Printemps de Bourges, Francofolies, Alors Chante !, etc.) ou de scènes "chanson". Aujourd'hui, Catherine Boulanger donne des cours de chant et de musique, crée et met en scène de nombreux spectacles dont le dernier est une fantaisie musicale intitulée "L'Olympe en folie" avec la...  

Page 5 - Anna Baum, "Rumeurs" ou "Murs murs" ? - 26/08/2011

Découverte d'une artiste, d'une voix... comme nous allons en découvrir de nombreuses durant ces 22 dernières années. Et bien sûr, aujourd'hui encore, notre appétit est quasi quotidiennement alimenté. Mais chaque rencontre enthousiaste et passionnée, chaque coup de cœur ne nous disent jamais rien sur ce que sera l'avenir de l'artiste... On y croit, c'est tout... Anna Baum fait partie de ces jeunes...  

Page 4 - Barbara : "Je ne suis qu'une femme qui chante" - 26/08/2011

Une page et des souvenirs que se passent de commentaires. Simplement l'émotion que l'on garde d'une rencontre rare, unique et exceptionnelle...  

Sommaire du numéro de Février Mars 1990 - 26/08/2011

Un sommaire à l'image de ce que nous sommes : curieux de tous les arts de la scène, défenseur de la francophonie et particulièrement attentifs aux jeunes artistes. Ce numéro démarre "fort" avec Barbara, suivi de la "nouvelle chanson française" (déjà en 90 !) et d'une nouvelle scène rock (interview de Noir Désir, trois ans après la création du groupe) qui marquera définitivement le paysage musical...  
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À découvrir

Entendre le théâtre… Un voyage sonore dans le théâtre français au XXe siècle

Le théâtre, au-delà de la scène, du plateau, de l'expression et des mouvements de ses protagonistes, de la représentation imagée, symbolique, imaginée des décors, c'est le texte, les sons, la musique et la voix, les voix… Le théâtre peut donc être écouté… et a été écouté ! Dans l'exercice de son rôle patrimonial, la BnF (associée au CNRS) crée un site et une série de podcasts dédiés à la dimension acoustique de cet art.

Entendre le théâtre… Un voyage sonore dans le théâtre français au XXe siècle
Le théâtre est bien évidemment un art évolutif, en perpétuelle mutation. La manière dont on le perçoit a changé quand lui-même bouleverse en permanence ses manières de représentation, ses codes, ses modes internes d'expression. Mais quel était-il au XXe siècle ? Comment l'a-t-on écouté ? Comment l'entendait-on ? Comment y parlait-on ?

La Bibliothèque nationale de France et le CNRS s'associent donc pour explorer, grâce à des archives exceptionnelles et souvent inédites, la diversité des voix et des sons du théâtre, ainsi que leurs évolutions dans la seconde moitié du XXe siècle. De Jean Vilar à Rosy Varte, en passant par Habib Benglia, Antoine Vitez ou encore Maria Casarès, on y découvre ou redécouvre les voix puissantes, profondes et singulières de celles et ceux qui ont marqué les différentes scènes françaises.

Sous l'influence de la radio, du cinéma, ou encore du cabaret, les scènes françaises se sont mises, dans les années cinquante-soixante, à exposer de nouvelles façons, plus accessibles, de dire les textes dramatiques, tandis qu'étaient explorés de nouveaux territoires de l'oralité. Ce sont ces différents aspects, novateurs à l'époque, que permet de découvrir le site "Entendre le théâtre".

Gil Chauveau
25/02/2020
Spectacle à la Une

"Vies de papier" Un road-movie immobile, une épopée de l'autodérision

Leur tournée passe peut-être pas loin de chez vous. Il faut aller voir Benoît Faivre et Tommy Laszlo et leur manière de rendre palpitant l'examen d'un album-photos anonyme et intrigant trouvé dans une brocante belge…

Dans "Vies de papier", ces documentaristes, ces nouveaux Dupond et Dupont mènent une enquête qui, par étapes, avec ses impasses, ses indices, ses objets déconcertants, toutes ces miettes d'un passé inconnu voit s'ajuster des miettes de mémoire et se constituer en une histoire allemande, une destinée. Celle d'une femme allemande pendant la guerre.

Le scénario développé est improbable et véridique, le récit est haletant. Il a la dimension d'un témoignage de chasseurs de trésors qui tatônnent et se trouvent transformés eux- même par la chasse. Par la résolution de l'énigme, les ressorts secrets de la quête.

Scéniquement, tous les codes convergent vers la réalité avec, en prime dans la présence des comédiens, cette dimension de passion délivrée par des enquêteurs devenus de magnifiques conférenciers. Qui, dans leur manière de faire la liaison entre les images et les objets, cèdent à une touchante tendance à l'auto-célébration. Comme une joie, une satisfaction, une fierté à faire partager.

"Vies de papier" est un road-movie immobile, une épopée avec ce sens de l'autodérision qui fait douter jusqu'au bout et tiens les rennes du rire. Alors cet album-photos ? Cette femme, on y croit ou on n'y croit pas ? C'est la question d'un spectateur comblé.

Jean Grapin
08/01/2020
Sortie à la Une

"Macbeth" Deux clowns donnent un éclat de rire à Shakespeare

C'est un petit bijou que ce spectacle. Le mariage réussi de deux grandes écoles apparemment éloignées : la tragédie élisabéthaine et l'art du clown. Politiques, conflits historiques, guerres et meurtres d'un côté, dérision, naïveté lumineuse, enfance et poésie de l'autre. Les deux mêlés font exploser le drame de Macbeth en feu d'artifice, entre rire et effroi.

"Macbeth", faut-il le rappeler, ce sont les trois célèbres sorcières surgies des brumes de la lande écossaise qui prédisent l'avenir royal au noble Macbeth, l'assassinat d'un roi pendant son sommeil, l'exil de ses fils, le meurtre de Banco, le rival désigné dans les prédictions, des apparitions et, enfin, une guerre sanglante. Aux manettes de cette machine, un couple : Macbeth et sa femme, lady Macbeth. Pas vraiment de quoi rire face à ces passions violentes : cupidité, trahison, remords. Seulement, lorsque les regards de clowns se posent sur la triste saleté de l'existence humaine, la perception des événements les plus noirs se transfigure.

Les deux clowns, Francis (Louis-Jean Corti) et Carpatte (Maria Zachenska), incarnent tous les personnages essentiels de la tragédie. Aucune partie de l'histoire ne manque. Chaque épisode est raconté, joué, et offert avec cette distance capable à la fois de percevoir le grave et d'en retirer dans le même temps le rire grandiose de la truculence. C'est du théâtre de clowns où le mime alterne avec le jeu issu de la comédie et la narration.

Mais comment s'étonner que cette manière de mettre en scène l'écriture de Shakespeare, lui qui n'a jamais cessé d'introduire dans la plupart de ses pièces, un fou, un bouffon, un clown ou un personnage tiré de la simplicité du peuple qui avec ses mots simples, ose dire ce que les autres n'osent pas. En cela, les deux clowns de cette histoire sont des passeurs entre ces héros tragiques et le public.

Bruno Fougniès
11/02/2020