La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.



Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager
CédéDévédé

Alan Corbel… Un lyrisme romantique à l'élégance aérienne…

Un Rennais à Rennes... À peine son dernier EP "That City" sorti en octobre, promesse d'un nouvel album prévu pour mars 2017, qu'Alan Corbel se retrouvait ce soir sur la scène du Kenland dans le cadre des "Bars en trans". Il y présentait ses dernières compositions avec sa nouvelle formation rock pour un set aux inspirations folks et aux textes empreints d'une douce mélancolie.



© Marie Prechac.
© Marie Prechac.
Après avoir étudié la lutherie pendant quatre ans en Angleterre, Alan Corbel revient en Bretagne où il intègre un groupe de slam, "Les triporteurs de mots". En 2012, il sort son premier album, "Dead Men Chronicles", réalisé par Bertrand Belin. S'ensuit une aventure théâtrale le temps de composer une musique originale pour une adaptation de "La Nuit Des Rois" de Shakespeare.

Il est aujourd'hui de retour avec un quatuor folk pop et un EP (1) composé de quatre chansons en anglais. Quatre titres où Alan Corbel joue d'une ambiance aux allures de spleen distingué, tout en délicatesse, avec une écriture poétique, parfois en teintes "noir et blanc" ; et proposant des promenades vagabondes et singulières, puisant aux sources d’Elliott Smith, Nick Cave ou Jeff Buckley.

Toujours bien emmenée par des guitares électriques ou folk, la ligne mélodique est riche de ruptures cadencées. Les ballades sont des mélodies au tempo efficace, avec des accords simples, bien "balancés" sans être jamais agressifs. Nul solo où les notes s’enchaîneraient aux barrés dans une cadence endiablée. Ils sont plutôt rares et la musique de Corbel est dans une tonalité assez "soft" et folk, sans à-coups, à l'exception de quelques "pointes", bien senties, haussant la mesure de quelques octaves.

Alan Corbel aux Vieilles Charrues 2016 © Zélie Noreda.
Alan Corbel aux Vieilles Charrues 2016 © Zélie Noreda.
Les chansons font montre d'une réelle maturité et d'une énergie bien maîtrisée. Cette dernière peut parfois être plus accentuée comme pour "An old friend" où la guitare électrique intervient pour apporter un contre-appui à sa sœur folk qui conclut. Elles "abordent", à tour de rôle, la mélodie en la faisant évoluer pour l'amener vers un rythme plus relevé.

Batterie et instruments à cordes dont la basse créent un univers musical "homogène", quelquefois grave, avec des arrangements bien construits, accompagnés d'une voix frôlant parfois la féminité fragile avec la subtile profondeur d'une reverb. Celle-ci peut aussi avoir quelques sonorités graves.

La basse et le violoncelle accompagnent, sur quelques accords, les morceaux dans des "dénuements" musicaux où la guitare est plus discrète, accompagnés ou non de percussions. La voix s'unit alors à l'instrument à cordes pour créer des promenades "musicales" à l'atmosphère éthérée où la "solitude" du chanteur est portée jusqu'aux dernières notes. C'est réussi et très efficace.

(1) EP ou Extended Play est composé en règle générale de 4 plages musicales. Il est plus court qu'un album (au minimum 8 plages) et plus long qu'un single (2 plages).

Vient de se produire au Bars En Trans à Rennes.

● Alan Corbel "That City".
Label : Megalux Production.
Distribution digitale : Wiseband.
Sortie : 7 octobre 2016.

Co-réalisé par Jean-Baptiste Brunhes.
Musiciens : Pierre Marolleau (batterie, choeurs), Alexandre Cochennec (basse, choeurs), Pierre Marais (claviers, guitares, choeurs).
Invités : Albin de la Simone (claviers), Juliette Divry (violoncelle).

Nouvel album "Like a ghost again" le 3 mars 2017.
Label : Megalux Productions.
Distribution : L'Autre Distribution.

Safidin Alouache
Samedi 3 Décembre 2016

Nouveau commentaire :

Théâtre | Danse | Concerts & Lyrique | À l'affiche | À l'affiche bis | Cirque & Rue | Humour | Festivals | Pitchouns | Paroles & Musique | Avignon 2017 | Avignon 2018 | Avignon 2019 | CédéDévédé | Trib'Une | RV du Jour | Pièce du boucher | Coulisses & Cie | Coin de l’œil | Archives | Avignon 2021


Brèves & Com


Numéros Papier

Anciens Numéros de La Revue du Spectacle (10)

Vente des numéros "Collectors" de La Revue du Spectacle.
10 euros l'exemplaire, frais de port compris.








Vidéos les plus récentes



À découvrir

•Off 2021• Le Souffleur Dans l'ombre de la création du Cyrano d'Edmond Rostand

Le 28 décembre 1897, au Théâtre de la Porte Saint-Martin, a lieu la première représentation du "Cyrano de Bergerac" d'Edmond Rostand avec, dans le rôle-titre, le grand comédien de l'époque : Benoît Constant Coquelin. Depuis, cette pièce est l'une des plus célèbres du répertoire du théâtre français. Cyrano, Roxane sont devenus des personnages de légende, des héros, des joyeux fantômes de l'inconscient collectif. C'est l'apport qu'a eu ce texte dans la symbolique de la bravoure, de la passion, de l'abnégation. Un amour impossible de plus.

© Compagnia dell'Edulis.
Pourtant, il manque un héros à cette liste issue de cette première représentation. Il y manque un fantôme, un tout petit fantôme, mais un fantôme protecteur qui était, lui aussi, au plateau ce 28 décembre 1897. Oublié. C'est un peu normal puisque Edmond Rostand n'a pas écrit un vers pour lui. Et pourtant, lui seul dans toute la distribution avait lu, mis en bouche, voire appris, les répliques de tous les personnages de la pièce et, en particulier, celle de l'Auguste Coquelin. Il s'appelait Ildebrando Biribo'. Il était ce soir-là dans le trou en avant-scène, invisible des spectateurs, le manuscrit devant lui, le trou du souffleur.

Et c'était sa dernière performance. Coquelin, avant le début de la représentation, lui annonce qu'il n'aurait plus besoin de lui pour les suivantes. La représentation se déroule. Ildebrando Biribo' fait son office. La pièce se termine. Les acteurs quittent la scène sous les ovations. C'est un triomphe. Ils sortent de scène. Le public quitte la salle. Et l'on retrouve le souffleur mort dans son trou.

Bruno Fougniès
20/07/2021
Spectacle à la Une

•Off 2021• Sales Gosses Une approche vertigineuse et bouleversante de la maltraitance à l'école

Harcèlement, maltraitance ponctuelle ou récurrente… à l'école, à la maison, au travail, comment le traiter sur scène, comment prendre ou pas position ? Ici d'ailleurs, pas de prise de position, mais une exposition des faits, du déroulé des événements, en une manière de monologue où la comédienne Claire Cahen habite tous les personnages principaux, offrant l'accès au public à différentes appréciations du drame - victime, tyran, prof, mère - menant à une mise en perspective vertigineuse !

© Théâtre du Centaure.
Pour l'écriture de "Sales gosses", Mihaela Michailov s’est inspirée de faits réels. Une enseignante ligota une élève dans sa salle de classe, les mains derrière le dos, suite à son manque d'attention pour la leçon sur la démocratie qu'elle était en train de donner. Elle exposera ainsi l'enfant saucissonnée en exemple. Les "camarades" de cette petite-fille de onze ans, pendant la récréation, la torturons à leur tour. Elle sera retrouvée sauvagement mutilée… attachée dans les toilettes…

Dans une mise en scène que l'on perçoit nerveuse et précise, millimétrée, visant à l'efficacité, les choix de Fábio Godinho font être immédiatement lisible, mettant en quasi-training sportif la comédienne Claire Cahen et son partenaire musicien chanteur Jorge De Moura qui assure avec énergie (et talent) les multiples interventions instrumentales et/ou vocales. Metteur en scène, mais également performeur, Fábio Godinho joue clairement la carte de l'école "théâtre de la violence", de l'arène/stade où la victime est huée, vilipendée par la foule, cherchant à exprimer la performance telle que demandée sur un ring de boxe. Claire Cahen et Jorge De Moura sont à la hauteur jouant en contre ou en soutien avec le troisième acteur qu'est le décor !

Gil Chauveau
19/07/2021
Spectacle à la Une

● Avignon Off 2021 ● Acquittez-la ! par Pierrette Dupoyet

Alexandra L., femme battue depuis des années par son mari, finit par l'assassiner. Elle est passible de 20 ans de prison… Toutefois, le réquisitoire de l'Avocat Général va surprendre tout le monde…

Pierrette Dupoyet dans un précédent spectacle
Ce récit nous plonge dans la spirale que vivent des milliers de femmes violentées qui, bâillonnées par la peur, se murent dans le silence… Quand le drame éclate au grand jour, les questions pleuvent : "pourquoi n'as-tu pas quitté ton bourreau avant ? Pourquoi n'en as-tu parlé à personne ?". Questions faciles à poser, mais les réponses sont difficiles à trouver…
Et si tout commençait à la première gifle ?

Depuis 37 ans, Pierrette Dupoyet crée tous ses spectacles au Festival d'Avignon, avant d'aller les interpréter dans le monde entier (70 pays à son actif).
"Hallucinante" Nouvel Obs.
"Saisissante !" Télérama.
"Une présence" Le Monde.
"Exceptionnelle !" France-Soir.
"Une défricheuse qui ne sait vivre que dans le risque"

Création de Pierrette Dupoyet.
Auteur, interprète, metteur en scène : Pierrette Dupoyet.
Durée : 1 h 15.

● Avignon Off 2021 ●
Du 7 au 31 Juillet 2021.
Tous les jours à 11 h 50 .
Théâtre Buffon, 18, rue Buffon, Avignon.
Réservations: 04 90 27 36 89.

>> pierrette-dupoyet.com
>> theatre-buffon.fr

Annonce
31/05/2021