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Festivals

7/07 au 24/07/2011, Festival International "Teatro a Corte", Turin, Italie

Oyé, oyé, pendant 20 jours, la ville de Turin vous ouvre en grand ses splendides demeures royales de la Région du Piémont : Rivoli, Moncalieri, Pollenzo, La Veneria Reale, Druento… Comment ne pas rêver ? "Teatro a Corte", c’est 20 jours de fête dans un des plus beaux lieux du monde. Ce festival offre la possibilité de venir découvrir 29 compagnies, provenant de 11 pays différents…



7/07 au 24/07/2011, Festival International "Teatro a Corte", Turin, Italie
2011 est une année particulière pour l’Italie : le pays est engagé dans un programme commun d’échanges culturels avec la Russie. Pour fêter cette "année de la Culture et de la langue italienne en Russie et de la langue et de la Culture Russe en Italie", le Festival offrira un aperçu de la scène russe contemporaine en accueillant les œuvres de bons nombres d’artistes. Cette vitrine sera dédiée à la danse et le public pourra apprécier un spectacle coproduit italo-russe de la jeune Cie italienne Zerogrammi et avec le "Russian Dance Dialogue".

Ce festival a la particularité de réunir plusieurs formes différentes, allant du théâtre aux installations in situ, en passant par le cirque, le théâtre de rue, la danse, théâtre équestre, etc.

Né avec le millénaire, le Festival Teatro a Corte célèbre cette année son onzième anniversaire. Le festival proposera à son public, une édition très significative qui sera insérée dans le cadre des célébrations pour les cent cinquante ans de l’unification italienne avec le spectacle In situ Transhumances du Théâtre du Centaure. Projet également inscrit dans Marseille Capitale Européenne de la Culture en 2013. Cette création in situ déplacera des troupeaux de moutons et de chevaux, entre le Centre International du Cheval de Druento et la magnifique Reggia di Venaria et ses jardins, pour évoquer les liens entre les personnes de différentes régions lors des siècles de transhumance.

Ce festival est aussi une expérience unique : l'Europe en scène dans les demeures royales du Piémont. Au milieu de son architecture et de ses jardins, les artistes et les spectateurs sont amenés à vivre l’émotion d’un spectacle dans un contexte d’une grande valeur historique.

Du 7 au 24 juillet 2011.
http://teatroacorte.it/

Toute la programmation :
(à venir)
Le programme en italien et en anglais version PDF

Sheila Louinet
Samedi 4 Juin 2011

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"Notre vie dans l'art", 1923-2023, "le siècle, il a passé"… et rien de nouveau à l'est… Un flamboyant Tchekhov contemporain

"La vie, elle a passé, on a comme pas vécu…", ainsi parlait Firs, le vieux valet de chambre de "La Cerisaie" d'Anton Tchekhov, pièce écrite dans le domaine de son ami comédien et metteur en scène Constantin Stanislavski… C'est ce même Constantin Stanislavski, auteur en son temps d'une "Notre vie dans l'art", qui se retrouve au cœur de la pièce éponyme écrite et mise en scène par Richard Nelson, auteur, metteur en scène américain et tchékhovien dans l'âme. Et si l'argument – "Conversations entre acteurs du Théâtre d'Art de Moscou pendant leur tournée à Chicago, 1923" – n'a pas changé d'un iota, ses échos contemporains sont eux particulièrement troublants.

© Vahid Amampour.
Quand, dans le cadre du Festival d'Automne, le Théâtre du Soleil ouvre grand ses portes monumentales de la Cartoucherie à cette nouvelle version de "Notre vie dans l'art", on se dit que ce choix ne peut rien devoir à un quelconque hasard… Et quand on découvre que c'est à Ariane Mnouchkine que l'on doit la traduction de la pièce, et que ce sont ses propres comédiens formés selon les canons artistiques animant son travail que dirige ici Richard Nelson, on n'est nullement surpris de reconnaître là le mantra commun à leurs deux univers : faire du théâtre une caisse de résonances de l'histoire en cours.

Dominant le plateau, comme dans un amphithéâtre antique, des rangées de gradins se font face. Entre une troupe de comédiens en costume de ville. Ils s'affairent à remettre en place les chaises renversées sur la longue table rectangulaire occupant l'espace central, ainsi qu'on peut le faire lorsque l'on revient dans une maison après absence. Il y a là Kostia (Constantin Stanislavski, directeur et acteur du Théâtre de Moscou), Vania, Richard (ancien acteur du même théâtre, exilé lui aux États-Unis), Olga (veuve d'Anton Tchekhov), Vassia et Nina (couple en proie aux tourments de la jalousie amoureuse), Lev et Varia, Masha et Lida, et Petia (jeune acteur soupçonné d'accointances avec les dirigeants de l'Union Soviétique).

Yves Kafka
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"L'Effet Papillon" Se laisser emporter au fil d'un simple vol de papillon pour une fascinante expérience

Vous pensez que vos choix sont libres ? Que vos pensées sont bien gardées dans votre esprit ? Que vous êtes éventuellement imprévisibles ? Et si ce n'était pas le cas ? Et si tout partait de vous… Ouvrez bien grands les yeux et vivez pleinement l'expérience de l'Effet Papillon !

© Pics.
Vous avez certainement entendu parler de "l'effet papillon", expression inventée par le mathématicien-météorologue Edward Lorenz, inventeur de la théorie du chaos, à partir d'un phénomène découvert en 1961. Ce phénomène insinue qu'il suffit de modifier de façon infime un paramètre dans un modèle météo pour que celui-ci s'amplifie progressivement et provoque, à long terme, des changements colossaux.

Par extension, l'expression sous-entend que les moindres petits événements peuvent déterminer des phénomènes qui paraissent imprévisibles et incontrôlables ou qu'une infime modification des conditions initiales peut engendrer rapidement des effets importants. Ainsi, les battements d'ailes d'un papillon au Brésil peuvent engendrer une tornade au Mexique ou au Texas !

C'est à partir de cette théorie que le mentaliste Taha Mansour nous invite à nouveau, en cette rentrée, à effectuer un voyage hors du commun. Son spectacle a reçu un succès notoire au Sham's Théâtre lors du Festival d'Avignon cet été dernier.

Impossible que quiconque sorte "indemne" de cette phénoménale prestation, ni que nos certitudes sur "le monde comme il va", et surtout sur nous-mêmes, ne soient bousculées, chamboulées, contrariées.

"Le mystérieux est le plus beau sentiment que l'on peut ressentir", Albert Einstein. Et si le plus beau spectacle de mentalisme du moment, en cette rentrée parisienne, c'était celui-là ? Car Tahar Mansour y est fascinant à plusieurs niveaux, lui qui voulait devenir ingénieur, pour qui "Centrale" n'a aucun secret, mais qui, pourtant, a toujours eu une âme d'artiste bien ancrée au fond de lui. Le secret de ce spectacle exceptionnel et époustouflant serait-il là, niché au cœur du rationnel et de la poésie ?

Brigitte Corrigou
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© Christel Billault.
Ordonné, pratique, méthodique, il organise l'extermination des marginaux et des Juifs comme un gestionnaire. Point. Il aurait été, comme son sous-fifre Adolf Eichmann, le type même décrit par Hannah Arendt comme étant la "banalité du mal". Mais Himmler échappa à son procès en se donnant la mort. Parfois, rien n'est plus monstrueux que la banalité, l'ordre, la médiocrité.

Malgré la pâleur de leur personnalité, les noms de ces âmes de fonctionnaires sont gravés dans notre mémoire collective comme l'incarnation du Mal et de l'inimaginable, quand d'autres noms - dont les actes furent éblouissants d'humanité - restent dans l'ombre. Parmi eux, Oskar Schindler et sa liste ont été sauvés de l'oubli grâce au film de Steven Spielberg, mais également par la distinction qui lui a été faite d'être reconnu "Juste parmi les nations". D'autres n'ont eu aucune de ces deux chances. Ainsi, le héros de cette pièce, Félix Kersten, oublié.

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Bruno Fougniès
15/10/2023