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Festivals

22/06 au 12/07/2012, Les Flâneries Musicales de Reims, Marne

Et si on flânait à Reims pour faire pétiller l’été ? La capitale très prisée pour son Champagne accueille aussi les mélomanes du 22 juin au 12 juillet 2012 pour la 23e édition des Flâneries Musicales de Reims.



Cathédrale de Reims © Axel Cœuret.
Cathédrale de Reims © Axel Cœuret.
Une centaine d’artistes nous invite à les rencontrer au cœur de la région champenoise, dans de nombreux lieux magiques de la capitale du sacre des rois. Quarante-six concerts sont programmés un peu partout dans la ville, pour mettre à l’honneur la musique française dans la cathédrale, la basilique Saint-Rémi ou encore dans le Palais de Tau, entre autres. Chaque jour, deux à trois événements sont proposés en matinée et en soirée : des récitals, de la musique de chambre, des concerts symphoniques. Mais nous serons curieux également des tangos de Carlos Gardel ou du répertoire choral russe orthodoxe, par exemple ! Le maître mot de cette édition est le mélange des genres et des arts, selon les vœux de son directeur artistique, le pianiste rémois Jean-Philippe Collard.

Dès le 22 juin, l’Orchestre de Picardie, sous la direction du chef hollandais Arie van Beek, et le Chœur Nicolas de Grigny interpréteront le "Requiem" de Duruflé et le "Gloria" de Francis Poulenc dans la Basilique. On ne ratera pas non plus les 7 et 8 juillet la Célébration du cinquantième anniversaire de la Réconciliation franco-allemande avec deux concerts donnés, dont un dans la cathédrale par la Kammerphilarmonie de Karlsruhe et le Chœur de l’Université de cette même ville, pour une 9e Symphonie de Ludwig van Beethoven très attendue.

Dominic Piers Smith © DR.
Dominic Piers Smith © DR.
Nous nous délecterons aussi de musique dans les parcs et en extérieurs. Rappelez-vous qu’un concert pique-nique est prévu le 21 juillet en compagnie de l’Orchestre Colonne dirigé par Laurent Petigirard pour faire réentendre aux cinéphiles les musiques de films de John Williams, fidèle des fidèles de Steven Spielberg. Parions que le soleil ne manquera pas au rendez-vous ! Et enfin vous n’omettrez pas d’aller écouter les deux Patrick : de Carolis et Poivre d’Arvor, récitants d’un soir autour de Debussy et de Chopin, en compagnie de la soprano Magali Léger et de Jean-Philippe Collard justement. Des solistes prestigieux tels Gérard Caussé (alto), Juliette Hurel et sa flûte, le violoncelliste Henri Demarquette épauleront les jeunes talents de demain, comme Dominic Piers Smith, lauréat du concours international des Grands Amateurs de piano.

Une richesse musicale qu’il ne faut pas rater, à une heure de TGV de Paris ! La Revue du Spectacle en reparlera bien-sûr.

Informations pratiques et renseignements :
>> flaneriesreims.com
Téléphone : 03 26 36 78 00.

>> Le Programme Complet.

Christine Ducq
Lundi 18 Juin 2012

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Fred Pallem et Le Sacre du Tympan racontent les Fables de La Fontaine

Excellente idée que celle de Fred Pallem, musicien compositeur aux multiples talents et goûts musicaux, de revisiter avec quelques belles notes revigorantes "Les Fables de La Fontaine", quatorze plus précisément, qui sont racontées par une belle "brochette" d'artistes, des fidèles parmi les fidèles ou des - nouvellement ! - copains et copines.

Concert
En ces temps si particuliers, où nous sommes coincés - petits et grands - dans nos lieux de vie, notre disponibilité pour lire, écouter, songer, affabuler, s'évader sur des histoires anciennes ou nouvelles, est grande. C'est l'occasion aussi de redécouvrir nos classiques, mais en mode inédit, portés par des phrasés mélodiques et des conteurs aux personnalités affirmées et talentueuses.

S'il y a bien un compositeur à qui l'on ne peut pas reprocher de raconter des fables, c'est bien Fred Pallem. En plus de vingt ans de compositions et de concerts, jamais il ne se répète. Depuis son premier album avec sa formation "Le Sacre du Tympan" (en 2002) jusqu'à sa dernière "Odyssée" en 2018, en passant par ses passions cinématographiques - "Soundtrax" (2010), "Soul Cinéma" (2017) -, voire celles aux dessins animés de son enfance - Cartoons (2017) - et à des compositeurs comme François de Roubaix, jamais il n'a cessé d'innover, de créer.

Mais ce que l'on sait moins, c'est que Fred Pallem est également un amoureux des mots. On peut le constater avec les multiples collaborations qu'il a eues avec des chanteurs et chanteuses comme Lavilliers, Barbara Carlotti, MC Solaar, Clarika, etc. Mais aujourd'hui, avec ce nouvel album, les mots prennent le devant. "Tout d'abord, j'avais envie de composer de la musique autour d'une voix parlée ; m'imprégner du rythme des mots et de leurs sons, ressentir le tempo de la diction, puis écrire de la musique à partir de cela. Nous avons donc enregistré les voix en premier et les musiques ensuite."

Gil Chauveau
15/11/2020
Spectacle à la Une

"Rabudôru, poupée d'amour" Une expérience intime de théâtre filmé, diffusée en direct via le web

L'incidence de la mise en sommeil de tous les spectacles, en ce mol novembre 2020, n'est pas la seule raison de cette représentation destinée aux internautes à laquelle nous à conviée la Compagnie La Cité Théâtre. Dès la conception du spectacle, Olivier Lopez, auteur et metteur, envisageait une double vision du spectacle : une en contact direct avec le public de la salle, l'autre en streaming par captation en temps réel.

© Julien Hélie.
"Le "ciné live stream" est un autre regard sur l'histoire de "Rabudôru". Accessible en ligne, cette "dématérialisation" interroge l'expérience théâtrale, la place du(de la) comédien(ne), entre l'image et le plateau. (Olivier Lopez/Dossier de presse).

Le plateau de théâtre devient également plateau de cinéma, avec cadreurs, techniciens et cabine de réalisation intégrée. Le but est de rechercher d'autres rapports à la scène que cet éphémère "ici et maintenant" dont le spectacle vivant a toujours été fier et dépendant. C'est un ici au ailleurs que propose Olivier Lopez mais pas seulement.

Le filmage en direct apporte, dans certaines scènes, une proximité, une intimité avec les personnages sans le filtre de la déclamation théâtrale. Les expressions en plans rapprochés semblent plus fortes. Les cadrages permettent d'oublier un temps le reste du décor plateau et s'immerger plus profondément dans la scène, passer d'un lieu à un autre avec souplesse et précision.

Bruno Fougniès
16/11/2020
Sortie à la Une

"Zaï Zaï Zaï Zaï" Road movie déjanté… Tout ça pour un poireau !

Ne devoir son salut qu'à un légume à bulbe blanc et à longues feuilles vertes, brandi sous le nez d'un vigile expert en roulade arrière dissuasive, marque le point de bascule de ce jeune homme - peu recommandable, il est auteur de BD - venant de commettre l'impensable : ne pas avoir été en mesure de présenter sa carte de fidélité à la caissière ! Telle est l'origine de la folle cavale du "héros" échappé de l'album éponyme de Fabcaro pour être porté sur la scène par Angélique Orvain, réalisant là une prouesse propre à rendre lumineuse toute grisaille.

© Romain Dumazer.
Dans un dispositif immergeant le spectateur au cœur de l'action effrénée - pas moins de quatre podiums disposés en cercle, éclairés tour à tour, incluent le public dans des tableaux vivants -, l'épopée du fuyard décrété ennemi numéro 1 par la vox populi reprenant en chœur les voix des médias et des représentants de l'ordre va être vécue de manière haletante. L'occasion pour l'auteur et la metteure en scène, fins observateurs des travers contemporains, de croquer à pleines dents les errements hilarants des conduites dites "ordinaires".

En effet ces "arrêts sur images", joués superbement par huit acteurs tirant parti avec intelligence des ressorts du théâtre de tréteaux et des ralentis cinématographiques, passent au scanner les dérives de la pensée commune érigée en système de pensée. Aucun milieu n'y échappe. Pas moins les complotistes avachis devant leur téloche, les bobos contents d'eux-mêmes lisant Les Inrocks ou Le Monde Diplomatique, les artistes charitables réalisant un album de soutien à l'auteur de BD à la dérive, les forces de l'ordre au képi bas, et encore moins les journalistes des chaînes d'infos en continu commentant en boucle l'absence d'infos.

Éberlué par tant de perspicacité bienveillante mais non moins mordante, on jubile… Rien ne nous est épargné du grotesque qui sous-tend les comportements de la meute de ces (braves) gens commentant avidement la cavale du dangereux mécréant ayant bravé l'interdit suprême des fidèles du "Temple de la consumation". Et si le trait est grossi à l'envi, il déforme à peine la réalité des travers.

Yves Kafka
29/10/2020