Quantcast
La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.



Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager
Festivals

21 au 23/10/2011, Festival Densités, Fresnes-en-Woëvre, Meuse, Lorraine

Un beau Festival international de musique, de danse et de performance se déroulera les 21, 22, 23 octobre 2011 au Pôle Culturel de Fresnes-en-Woevre (55). 18 ans que le Festival Densités existe. Le programme ? Passionnant ! Mais comme ils disent : "On n’est pas sérieux quand on a 18 ans…".



21 au 23/10/2011, Festival Densités, Fresnes-en-Woëvre, Meuse, Lorraine
Lors de cette nouvelle édition de Densités, pendant les temps forts, se croiseront musiques et performances de tous les horizons. Au programme, un vaste espace de musiques acoustiques libres : pour les passionnés de soufflants, de percussionnistes et de pianistes, seront présents de France, d’Europe ou d’ailleurs, de Mats Gustafsson à Paul Lovens en passant par Jacques Di Donato, Enrico Malatesta, Magda Mayas, Christian Wolfarth ou Tony Buck.

Un mini-tour du monde de groupes de rock : du pur son made in Norway, de Noxagt aux australiens de Pivikxki en passant par les Français de Kourgane.

Une palette de musiques électroniques et contemporaines : pour le travail de compositeurs d’aujourd’hui (Christian Zanési, Laurent Dailleau) côtoyant l’univers des jeunes Belges de Martiens Go home, le dispositif du Petit Cirque de Laurent Bigot, ou encore celui de l’ensemble Dedalus autour d’une oeuvre de Luc Ferrari.

Pour compléter cette belle palette, le Festival Densités sera fier de vous présenter un kaléidoscope de performeurs : à la danse (Laure Terrier, Nathalie Chazeau), au chant (Paul Dutton), entre image et son (Gaëlle Rouard, Christophe Cardoen) ou à travers un travail du corps et de la voix (Romaric Sobac, Marco Fusinato, Les Moric(h)ettes).

Pendant trois jours, le temps d’un beau week-end, Densités offre un moment de ce théâtre du monde où l’imprévu est capable de surgir partout.

Pivixki (Anthony Pateras/Max Kohane) © Sabina Maselli
Pivixki (Anthony Pateras/Max Kohane) © Sabina Maselli
Vendredi 21 octobre
>> Duo Nathalie Chazeau & Laure Terrier.
Danse (France).
>> Duo Paul Dutton & Jacques Di Donato.
Voix-clarinettes (Canada-France).
>> Christian Zanetti.
Composition (France).
>> Duo Christian Wolfarth & Enrico Malatesta
Percussions (Suisse-Italie).
>> Hyperbang ! (Christophe Cardoen, David Chiesa, Gaëlle Rouard).
Images, basse et cadre de piano, projecteurs 16 mm (France).

Samedi 22 octobre
>> Trio Tony Buck, Michel Deltruc, Paul Lovens.
Batterie (Australie-France-Allemagne).
>> Luc Ferrari "pièce pour bande et instruments".
Interprètes : Didier Aschour, Amélie Berson, Eric Chalan, Thierry Madiot, Fabrice Villard, Deborah Walker.
Guitare, flûte, contrebasse, trombone, clarinette, violoncelle (France).
>> Martiens Go Home (Benoît Deuxant, Jonathan Polliart, Patrick Thinsy, Roland Wouters.
Dispositif électro-acoustique (Belgique).
>> Fire ! (Mats Gustafsson, Johan Berthling, Andreas Werliin).
Saxophones-Fender, Rhodes-électronique, basse-guitare, orgue et batterie-percussions (Suède).
>> Les Morric(h)ettes (Amélis Gaulier, Céline Larrère, Eve Petermann).
Danse & performance (France).
>> Création Duo Jim Denley & Magda Mayas.
Flûte et piano (Ausralie-Allemagne).
>> Noxagt (Kjetil Brandsdal, John Hegre, Jan Christian L. Kyvik).
Guitare basse, guitare, batterie (Norvège).

Dimanche 23 octobre
>> "Quatorze heures moins dix".
Danse-électronique (France).
>> Pivixki (Max Kohane, Anthony Paderas) + Marco Fusinato.
Batterie-piano (Australie).
>> Trio Nicolas Desmarchelier, Mathias Forge & Christian Pruvost.
Guitare, trombonne, trompette (France).
>> Solo Laure Terrier.
Danse (France).
>> Solo Laurent Dailleau.
Synthétiseur analogique (France).
>> Kourgane (Frédéric Jouanlong, Ryan Kernoa, Gilles Lahonda & Jérôme Renault).
Chant, guitare, guitare baryton, batterie (France).
>> Le Bal avec The Omelette’s Densin Project.

Festival Densités

Les Moric(h)ettes © D.R.
Les Moric(h)ettes © D.R.
Du 21 au 23 octobre 2011.
Festival Densités.
Fresnes-en-Woëvre.
Réservations : Association Vu D’un Œuf.
03 29 87 38 26.
info@vudunoeuf.asso.fr

Programme complet :
http://vudunoeuf.wordpress.com/densites/

La Rédaction
Mardi 4 Octobre 2011

Nouveau commentaire :

Théâtre | Danse | Concerts & Lyrique | À l'affiche | À l'affiche bis | Cirque & Rue | Humour | Festivals | Pitchouns | Paroles & Musique | Avignon 2017 | Avignon 2018 | Avignon 2019 | CédéDévédé | Trib'Une | RV du Jour | Pièce du boucher | Coulisses & Cie | Coin de l’œil | Archives


Brèves & Com


Numéros Papier

Anciens Numéros de La Revue du Spectacle (10)

Vente des numéros "Collectors" de La Revue du Spectacle.
10 euros l'exemplaire, frais de port compris.




Vidéos les plus récentes



À découvrir

Oui, nous pouvons permettre aux musiciens de pratiquer sans risque et sans mise en danger du public !

L'Institut Technologique Européen des Métiers de la Musique, le syndicat CSFI (Chambre Syndicale de la Facture Instrumentale), le syndicat Les Forces Musicales, c'est-à-dire les professionnels des instruments de musique, des orchestres et opéras français sont parvenus à établir un socle de connaissances solides scientifiquement prouvées sur les enjeux et les risques sanitaires liées à la pratique musicale et vocale. Il sont désormais en état de délivrer des préconisations et de nouveaux protocoles pour permettre aux musiciens de pratiquer sans risque et sans mise en danger du public. Fanny Reyre Ménard, à la tête du pilotage du Projet PIC VIC (Protocole pour les instruments de musique face au coronavirus, Pratique instrumentale et vocale) nous en a dit plus.

Bois & cuivres © Buffet Crampon.
Fanny Reyre Ménard est Maître Artisan luthière à Nantes depuis 1988 et vice-présidente du CSFI. Elle peut, au nom de ses collègues et camarades engagés dans ce groupe interdisciplinaire de travail (depuis avril 2020), affirmer aujourd'hui qu'une pratique musicale en ces temps de coronavirus n'est pas plus dangereuse que les principaux gestes et actes de notre vie quotidienne.

Un enjeu important puisqu'on parle ni plus ni moins que de rouvrir les salles de concert et les Opéras. Il s'agit également d'encourager la reprise normale d'une pratique musicale, instrumentale et vocale grâce aux outils et connaissances obtenus après quasiment une année de recherches.

Une recherche menée et des résultats obtenus grâce à une synergie de forces tout à fait exceptionnelle ; outre les professionnels des instruments de musique, des orchestres et autres opéras, les ingénieurs Recherche et Développement de structures importantes en facture instrumentale telles que Buffet Crampon, associés à des laboratoires de recherches en biologie, des spécialistes en aérosols ou en dynamique des fluides ont rejoint dans ce but commun (en savoir plus et agir en conséquence) l'Unité des Virus Émergents de l'Institut universitaire hospitalier de Marseille. Le milieu musical à l'arrêt en mars 2020 souhaitait reprendre l'avantage, la crise sanitaire ayant laissé tout le monde provisoirement sans réponse. Ce n'est plus le cas aujourd'hui.

Christine Ducq
31/03/2021
Spectacle à la Une

"Respire" Un conte moderne qui traverse les airs comme un souffle magique

Johanne Humblet est funambule. Avec la Compagnie Les filles du renard pâle, elle parcourt le monde pour tendre ses câbles entre les immeubles, les monuments, les grues, elle les fait grimper, se courber en spirale, plonger dans des lacs, traverser des places, des rivières. "Le fil est le lien qui relie un point à un autre, au-dessus des frontières, des barrières, il rassemble. Un lien autant symbolique que concret", explique-t-elle. Elle tisse ainsi son parcours d'équilibriste : quelques dizaines ou quelques centaines de mètres de long et seulement 12 millimètres de diamètre.

© Les filles du renard pâle.
Mais la conception que cette funambule pleine de rêve fait de ses spectacles ne s'arrête pas à l'exploit. Et même si elle évolue sans sécurité aucune, elle ne cherche pas à provoquer chez celui qui regarde le nœud qui noue le ventre à l'idée de la chute dans le vide. Cette réaction est là, quoi qu'il en soit, mais Johanne Humblet ne s'en contente pas. Elle raconte des histoires. Et elle ne les raconte pas seule.

Avec elle, mais au sol, un groupe de trois musiciens rocks va l'accompagner tout au long de sa traversée. La partie musicale du spectacle est très importante. Un rock très teinté métal, trois musiciens aux looks punky qui suivent de leurs compositions l'évolution de la funambule là-haut. Ce sont des échanges, rythmes et regards, qui orchestrent l'évolution du chaperon rouge des airs tandis qu'au sol le loup surveille. Une autre partie importante du spectacle, qui a pour objectif de se jouer la nuit, est dirigée par l'équipe lumière, des lumières élaborées qui font le lien en collant à la musique et en découpant la funambule dans le ciel.

Bruno Fougniès
23/03/2021
Spectacle à la Une

"Adeno Nuitome" Une glorification de l'amour

Lola Molina questionne pour la deuxième fois les stigmates de l'amour. Dans sa pièce précédente intitulée "Seasonal Affective Disorder" (déjà dans une mise en scène de Lélio PLotton), elle s'était intéressée à la cavale hors normes, et pas correcte du tout politiquement parlant, d'une ado de 14 ans et d'un chanteur vaguement raté de 50 piges. Dans "Adeno Huitome", le couple est moins romanesque puisqu'ils ont à peu près le même âge. Lui est régisseur lumière, Elle, écrivain. Ils vivent ensemble en joyeux citadins et suivent chacun des carrières vouées à la réussite jusqu'au jour où le cancer s'immisce dans leur histoire. C'est sur Elle que ça tombe.

© Jonathan Michel.
Une nouvelle qui bouleverse leurs projets : ils changent de vie, abandonnent la ville, achètent une maison en pleine nature. C'est là qu'elle vit dorénavant entre la rivière, les arbres en fleurs, les animaux sauvages et l'écriture. Lui revient de ses tournées dès qu'il le peut. La pièce se construit ainsi en courtes interventions de l'une ou de l'autre et de scènes à deux. Mélanges de souvenirs, de narrations et moments de vie qui nous font découvrir peu à peu l'histoire de ces deux personnages et les variations de leur amour l'un pour l'autre.

Le texte autant que la mise en scène évitent avec bonheur tout réalisme. C'est plus vers une poésie de réconciliation avec la nature que vers l'analyse des dommages de la maladie que notre attention est tournée. Lola Molina scrute avec art et tendresse les remous intimes que la présence de cette menace provoque. Elle (le personnage féminin), prise entre la solitude de cette nouvelle maison et la solitude de son travail d'écriture navigue entre nostalgie de l'adolescence et besoin d'une vitalité que l'environnement bourgeonnant de la maison lui apporte. Lui se dévoue pour l'entourer de toute son attention.

Bruno Fougniès
15/04/2021